Robert Danis (architecte)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Robert Danis
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 70 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Autres informations
Distinction
Archives conservées par

Robert Danis, né à Belfort le et mort le à Paris, est un architecte français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Élève de Henri Deglane à l'École des Beaux-arts de Paris, il expose au Salon des artistes français dès 1903 et y obtient une mention honorable en 1906, une médaille de 3e classe en 1908, une médaille de 2e classe l'année suivante, une bourse de voyage en 1910 et une médaille de 1re classe en 1911, année où il est placé en hors-concours[1].

Il est nommé en 1913 architecte des Bâtiments Civils du château de Versailles et du Trianon[réf. nécessaire]. En 1919, il est reçu au concours d'architecte en chef des monuments historiques et s'occupe de Versailles[réf. nécessaire]. En 1920, il est nommé directeur de l'architecture et des Beaux-arts en Alsace-Lorraine avant de devenir l'année suivante (1921) Directeur de l'école régionale d'architecture de Strasbourg. Il est chargé des Vosges, de la Haute-Saône, du Territoire-de-Belfort, et en 1939 du Haut-Rhin et Bas-Rhin[réf. nécessaire].

En 1924, il est architecte en chef des Archives Nationales. En 1934, il est exerce les fonctions d'Architecte en chef, adjoint à l'Inspecteur général des Bâtiments Civils et des Palais Nationaux (Décret du ). En 1938, il est nommé Inspecteur général des Bâtiments civils (Décret - loi du ). Durant la Seconde Guerre mondiale, il est chargé de la résorption de l'îlot insalubre no 16 (dans les quartiers Saint-Gervais et Saint-Paul, dans le 4e arrondissement de Paris, Le Marais), avec Albert Laprade et Michel Roux-Spitz[2]. En 1944, il est nommé directeur général de l'architecture par Acte dit de loi n° 71 du [réf. nécessaire].

Il prend sa retraite en 1947. Ses héritiers sont :

Il meurt le en son domicile dans le 6e arrondissement de Paris[3].

Principales réalisations[modifier | modifier le code]

  • Le quartier des Sapins à Rouen (1922-1925) avec l’église St Jean-Eudes (1925-1928)[4],[5].
  • Le monument commémoratif du cimetière militaire français du Silberloch[6], à Wattwiller dans le Haut-Rhin (1923/1932).
  • La nouvelle ville d'Égletons (Corrèze) dès 1933. Il dessine, assisté par René Blanchot, les espaces et bâtiments publics du projet d'urbanisme initié par Charles Spinasse (alors maire de la ville, futur ministre de l'Économie du gouvernement de Léon Blum lors du Front Populaire. Ses réalisations sont :
    • L'École Nationale Professionnelle d'Égletons (actuel lycée Pierre-Caraminot, 1934)[7].
    • La place Henri-Chapoulie (1934) et les deux autres champs de foires de la ville
    • Le Foyer des campagnes et son esplanade (1936)
    • Le Stade de Rugby et son entrée monumentale (1936, actuel stade François-Chassaing).
  • À Plombières-les-Bains :
    • Rénovation des Thermes Napoléon et du Grand Hôtel[8] (1932/1933)
    • Reconstruction du Bain National à l'exception de la façade principale[9] (1932/1935)
    • Restructuration complète du Bain Tempéré[10] (1932).
    • Reconstruction totale du Bain romain[11] (1936/1938)
  • Le monument du camp Kléber à Darney (1937). Celui-ci est détruit par l'armée allemande en 1940 et un second monument est construit par son fils Benoît Danis en 1967/1968.
  • Dans les années 1930, à la suite du classement du domaine du château de Marly au titre des sites, Robert Danis, fut nommé pour le mettre en valeur. Il dessina en 1934, à l'emplacement du pavillon royal, une esplanade sur laquelle le plan du bâtiment détruit est évoqué.

Galerie d'images[modifier | modifier le code]

message galerie Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Granit, béton, ardoise. L'architecture du XXe siècle à Egletons (par Nicolas Courteix). Livret paru en (Service Patrimoine de la Ville d'Egletons/DRAC Limousin).
  • Egletons, une ville au XXe siècle. Exposition (commissaires : Régis Delubac et Nicolas Courteix) - .
  • L'architecture au XXe siècle en Corrèze (DRAC Limousin).
  • Régis Delubac, De la valeur d'usage à la patrimonialisation, l'architecture du XXe siècle à Égletons, Formation AUE, . École de Chaillot/ENPC, .

Liens externes[modifier | modifier le code]