Robert Cordier
| Nom de naissance | Robert Alphonse Symphorie Cordier |
|---|---|
| Naissance |
Binche (Wallonie, Belgique) |
| Décès |
(à 86 ans) Paris 14e (France) |
| Nationalité | belge |
| Activité principale | metteur en scène, dramaturge, réalisateur, traducteur, pédagogue |
| Activités annexes | acteur, poète, écrivain, scénariste |
| Années d'activité | 1949-2020 |
| Formation |
Centre national du spectacle |
| Maîtres |
Jean Meyer Charles Dullin |
Robert Cordier est un acteur, metteur en scène, dramaturge, réalisateur, traducteur et pédagogue belge né le à Binche en Belgique et mort le dans le 14e arrondissement de Paris.
Il est le fondateur en 1980 à Paris du cours Robert-Cordier devenu The Action Studio puis Acting International.
Biographie
[modifier | modifier le code]Jeunesse et débuts professionnels
[modifier | modifier le code]Robert Alphonse Symphorie Cordier naît le 26 août 1933 à Binche en Wallonie, du champion cycliste Adrien Cordier et de Émilie Gressier.
En 1949, il débute sur scène dans La Veuve joyeuse, avec une troupe d'amateurs de Binche. La même année, il intègre l'école de cinéma de Ciné-Revue. Reçu par Françoise Rosay, marraine de l'école, il tourne bientôt dans Ah qu'il fait bon chez nous d'Émile-Georges De Meyst. Il entre ensuite au Rideau de Bruxelles où il rencontre le mime Marceau qui l'invite à venir travailler avec lui à Paris[1].
Arrivé dans la capitale, Cordier rencontre Jean Genet qui l'oriente vers le Centre national du spectacle, où il sera accepté sur audition privée avec Jean Meyer[1]. Il apprend le métier également à l’école de Charles Dullin. Après son succès au concours de fin d'année dans Valère du Tartuffe (avec Stéphane Audran), il se voit offir par Jean Vilar le rôle de Tébaldéo dans Lorenzaccio au TNP. D’autres propositions affluent mais, à la suite d'un différend avec Gérard Philipe, Robert Cordier décide de partir poursuivre sa carrière aux États-Unis[1].
Années 1950
[modifier | modifier le code]Robert Cordier étudie à la Wharton School of Business. En même temps il écrit les articles sur le jazz. Il se lie d’amitié avec Charlie Parker, Louis Armstrong et Miles Davis. À New York il rencontre Chet Baker et Harold Clurman (en) dont il suivra les « master classes » [1].
Ses poésies, traduites par John Ashbery, sont publiées dans les revues Exodus et The Chelsea Review and Folder. Parmi ses amis de l’époque, on compte Gregory Corso, Allen Ginsberg, Jack Kerouac, William Styron, Norman Mailer, Terry Southern, scénariste de Stanley Kubrick, Beck et Malina, Louise Bourgeois, Anaïs Nin, John Cage, Mark Rothko[2] et Robert De Niro, Sr. (en) [3].
En 1954, il effectue son service dans l’armée américaine. Pendant le conflit coréen, Cordier dirige la Special Services Division du Théâtre aux armées, à Fort Monmouth (en), près de New York. Il met en scène Jules César et Les Fourberies de Scapin[4].
Lors d'un séjour à Paris en 1956, il revoit Jean Vilar et fait la connaissance de l'écrivain noir américain James Baldwin. Tous les trois travailleront plus tard aux États-Unis pour la défense des droits civiques.
De retour aux États-Unis, il fonde à l'été 1956 sa compagnie Playmakers et monte des spectacles dans son premier théâtre dont il devient le fondateur et le directeur artistique, The Old Mill Theatre. Il monte plusieurs spectacles dont Escurial de Michel de Ghelderode et co-produit avec l’Actors Studio Les Joueurs de Nicolas Gogol et Village Wooing de George Bernard Shaw[1].
En 1957, grâce au succès rencontré lors de la première saison de Playmakers, Cordier initie la réhabilitation du Strand, un ancien cinéma de 1 000 places, sur la côte atlantique à Long Branch. Charles Laughton et Mike Todd sont parmi les actionnaires du projet[1]. Avec Luther Adler, ancien du Group Theatre (en) et des recrues de l'Actors Studio, The Strand Theatre produira pendant sa première saison 7 spectacles, dont Vu du pont d'Arthur Miller, La Ménagerie de verre de Tennessee Williams et des concerts de jazz avec Dave Brubeck, Gerry Mulligan et Stan Getz. Mais malgré le succès, des ennuis financiers l'incitent à quitter Long Branch pour New York[1].
En 1959, il monte Ping-Pong d'Arthur Adamov. Jean-Paul Sartre et Jean Vilar envoient des textes pour la création. La critique est mauvaise, mais Albert Bermel réhabilite le spectacle : « Ping-Pong est l'œuvre dramatique la plus originale montée durant la saison 1958-1959 […] la mise en scène était probante et irréfutable, la comédie grotesque, stimulante et efficace. Monsieur Cordier a fait montre d'une folle inventivité, et les acteurs preuve d'une force exceptionnelle, de fluidité et d'une clarté de diction peu commune pour une troupe off-Broadway[5]. »
Années 1960
[modifier | modifier le code]Beat Generation
[modifier | modifier le code]En 1959, Robert Cordier part au Mexique avec les beatniks de Lawrence LeClair (surnommé 'Turk LeClair'). Larry Fink se joint à eux. Alain Jouffroy écrit dans Kerouac City Blues : « J'ai fait paraître en 1960 les photos de Larry Fink, et un long texte de Robert Cordier, dans l'hebdomadaire Arts-Spectacles, et c'est à partir de ces grandes pages que l'on a commencé, en France, où l'on n'en connaissait rien, à parler de ce qu'on a appelé ensuite la Beat Generation[6] ». En 1960, Gregory Corso, Alain Jouffroy, Jean-Jacques Lebel et Robert Cordier présentent la première séance en France de « Poésie et Jazz », à la Galerie 55.
L’Actors Studio
[modifier | modifier le code]Ayant construit des relations de confiance avec l’Actors Studio et son directeur Lee Strasberg en particulier par le travail de Playmakers à The Old Mill Theatre et The Strand Theatre[7], Cordier monte avec Burgess Meredith et Rip Torn Blues for Mister Charlie (en) de James Baldwin. Cette production de l'Actors Studio joue lors de sa saison 1964 à Broadway. À la parution du livre, Baldwin le dédicacera à Cordier : « À Bobby sans qui ce voyage n'aurait jamais pu se faire. »[8]
Combat pour les droits civiques
[modifier | modifier le code]Après le succès de Blues for Mister Charlie (en) à Broadway, Robert Cordier prend une décision inattendue. En 1964, il accepte la direction artistique du Free Southern Theatre qui joue des pièces du répertoire dans les États ségrégationnistes du Sud, avec des acteurs noirs et blancs. Souvent malmenés ou incarcérés dans les prisons sudistes, Cordier et deux acteurs sont poursuivis une nuit, après une représentation de In White America par des tueurs du Ku Klux Klan dans les bayous de Louisiane. Ils seront sauvés in- extremis par les Deacons (en) de Jonesboro, puis acclamés comme des héros par les médias[9]. Cordier et Gilbert Moses en tirent un spectacle-réalité. Le président Lyndon B. Johnson fait protéger la troupe par les polices locales et le FBI pour le reste de la tournée baptisée The Year of Revolt (« L’Année de la révolte »)[10].
Happenings à New York, théâtre, télévision et cinéma
[modifier | modifier le code]De retour à à New York, Robert Cordier monte les pièces de René de Obaldia et des spectacles d'avant-garde avec notamment Barry Primus (future star d'Elia Kazan et Martin Scorsese), Roberts Blossom, Betty Lou Holland, Taylor Meade et des acteurs du Living Theatre dont Warren Finnerty.
En 1962, il organise un happening au Living Theatre avec Jean-Jacques Lebel et Alain Jouffroy en hommage et en sa présence de Marcel Duchamp[11]. En 1965, second happening, Le Grand Masturbateur, avec Ava Gardner et Salvador Dalí, dans les salons du St. Régis. Robert Rauschenberg et Mia Farrow y participent. En 1966, Cordier organise le happening filmé Gasheart d'après Le Cœur à gaz de Tristan Tzara, avec la participation d'Andy Warhol[11].
En 1966, Robert Cordier monte Bertolt Brecht et Billy the Kid or The Blossom de Michael McClure. Ce dernier dira : « Robert Cordier est un astronaute DNA[Quoi ?] voyageant à travers l'espace théâtre dans les images qu'il crée avec son art. Sa production de ma pièce Billy the Kid fut l'une des expériences révélatrices, extravagantes, joyeuses et terrifiantes que le drame m'a apportées[12]. »
En 1966, Cordier prépare un événementiel « Cinéma et Théâtre » pour l'un des sept pavillons de l'EXPO 67 à Montréal : Man and His Health (L'Homme et sa santé).
Le disc jockey Murray the K (en) propose à Cordier de « refaire avec le rock ce qu'il a fait pour la médecine à l'EXPO 67[13] ». Ce projet prendra réalité en 1967 Murray the K in New York, le premier Rock Spectacular filmé pour la chaîne ABC New York, avec Jim Morrison, The Doors, Otis Redding, Aretha Franklin, The Beatles, The Association, Spanky and Our Gang, Sam & Dave et Ritchie Havens (en). Le projet sera parrainé par le maire de New York John Lindsay et Joan Crawford.
Lors de ses séjours à Paris Cordier rencontre François Truffaut, Louis Malle, Claude Chabrol, Francis Blanche, Jean Carmet et Jean-Pierre Melville qui deviendra son mentor. Il travaille également chez Tamara Films sur Hiroshima, mon amour d'Alain Resnais, Un couple de Jean-Pierre Mocky et un projet du mime Marceau[13].
Années 1970
[modifier | modifier le code]En 1971 Cordier monte Black Sun d'Antonin Artaud au La MaMa Experimental Theatre Club. Elvin Jones fait la musique[14]. Les Lettres Françaises publient l'article d'Alain Jouffroy] sur le spectacle : « C'était extraordinaire : je crois que je n'ai jamais rien vu de plus beau de plus dérisoirement, de plus tranquillement beau de ma vie dans une salle de théâtre[15]. » En 1972 Cordier monte Dom Juan à Hampstead (Londres) avec Tom Conti et Lindsay Duncan.
Cordier écrit le film Injun Fender « une des plus belles chroniques de notre vécu rock&rollien »[16] », « l'agonie d'une rock star[17] », avec Denis Campbell, Lillian Nanine Carney, Nancy Salmon, Valois Mickens et Eric Emerson. D'abord interdit par la censure en France, puis libéré par Michel Guy, le film sera un succès dans les salles Art et essai[18]. « Du côté de Burroughs… sans aucun doute le plus beau film que l'on ait tourné sur la poésie trouble du rock des villes. Un poème et un chant d'amour » écrit Paul Alessandrini dans Rock & Folk[19]. « Peu ont vu NY ainsi. Un classique pour la génération future. C'est un grand film », dira Richard Lindner[20]. En 1974 il est président du jury du Festival de Locarno qui l'avait primé l'année précédente. Il tourne Ricardo Bofill Taller de Arquitectura, long métrage documentaire pour la télévision française.
Dernières années
[modifier | modifier le code]Dans les années 1980, sa troupe de théâtre se produit au Centre national d'art et de culture Georges-Pompidou et Grand Rex, puis au théâtre Marie-Stuart. Cordier prend également la direction du Centre dramatique Hennuyer à Mons. Son spectacle Le Jeu de l'amour et du hasard de Marivaux part en tournée à Paris, Londres, Amsterdam, Southampton. La Nuit des rois fait également une tournée internationale. En 1987, il monte Mort de chien d'Hugo Claus, Haute Surveillance de Jean Genet et Savage/Love de Sam Shepard, qui se jouera 950 fois en Europe[4]. En 1980, Cordier fonde l’école de théâtre et de cinéma Acting International. Il se consacre dès lors essentiellement à l’enseignement, tout en continuant des projets de mise en scènes, réalisation, écriture et radio.
Il meurt le dans le 14e arrondissement de Paris à l'âge de 86 ans[21],[22].
Théâtre
[modifier | modifier le code]En tant que comédien
[modifier | modifier le code]- 1949 : La Veuve joyeuse, opérette de Franz Lehár, mise en scène Raymond Termolle
- 1950 : François Villon, textes de François Villon
- 1951 : Les Caprices de Marianne d'Alfred de Musset, mise en scène de René Dupuis
- 1956 : See How They Run, mise en scène Robert Fortin
- 1956 : Ten Little Indians, mise en scène de Harold Stone
- 1956 : Les Fourberies de Scapin de Molière
- 1965 : Les Fusils de la mère Carrar de Bertolt Brecht
- 1973 : Dom Juan de Molière
- 2010 : L'Heure du diable de Fernando Pessoa
En tant que metteur en scène
[modifier | modifier le code]- 1955 : Jules César de William Shakespeare
- 1955 : Les Fourberies de Scapin de Molière
- 1956 : Liliom de Ferenc Molnár
- 1956 : Our Town de Thornton Wilder
- 1956 : Escurial de Michel de Ghelderode
- 1956 : The Rainmaker de N. Richard Nash
- 1956 : Scapin the Rascal d’après l’œuvre de Molière
- 1956 : Hot Peppers de Noël Coward
- 1956 : The Fourposter Bed de Jan de Hartog
- 1957 : Vu du pont de Arthur Miller (co-mis en scène avec Luther Adler)
- 1957 : La Ménagerie de verre de Tennessee Williams
- 1959 : Ping-Pong d'Arthur Adamov
- 1964 : The Departed (Le Défunt) de René de Obaldia
- 1964 : Poivre de Cayenne de René de Obaldia
- 1964 : The Grand Vizir (Le Grand Vizir) de René de Obaldia
- 1965 : Le Grand Masturbateur, « happening » avec Salvador Dalí, Ava Gardner et Mia Farrow
- 1965 : In White America de Martin Duberman
- 1965 : Shadow of a Gunman de Seán O'Casey
- 1965 : The Rifles of Senora Carrar de Bertolt Brecht
- 1965 : The Jonesboro Story de Gilbert Moses et Robert Cordier
- 1965 : The Bogalusa Thing de Gilbert Moses et Robert Cordier
- 1966 : The Guillotine Mazurka de René de Obaldia
- 1966 : The Blossom or Billy the Kid de Michael McClure
- 1966 : La Bonne Âme du Se-Tchouan de Bertolt Brecht
- 1971 : A Night Out d'Harold Pinter
- 1971 : Black Sun d'Antonin Artaud et Roger Vitrac
- 1971 : Pour en finir avec le jugement de Dieu d'Antonin Artaud
- 1971 : Jet de sang / Lettres à Jacques Rivière d'Antonin Artaud
- 1972 : Dom Juan de Molière
- 1972 : Doctor Dappertutto de Vsevolod Meyerhold
- 1975 : Dom Juan de Molière
- 1983 : Ophélie / Variations d'après Shakespeare et Tristan Tzara
- 1984 : Artoise / Mécanisme pour démonter la mort de Robert Cordier
- 1984 : Savage / Love d’après les œuvres de Sam Shepard, Joseph Chaikin (en) et Robert Cordier
- 1984 : Angel City de Sam Shepard
- 1986 : Haute Surveillance de Jean Genet
- 1986 : Le Jeu de l'amour et du hasard de Marivaux
- 1986 : Monologue de l'ange d’après les œuvres de Sam Shepard et Joseph Chaikin (en)
- 1986 : La Nuit des rois de Shakespeare
- 1987 : Nora / Julie d’après les œuvres de Henrik Ibsen, August Strindberg et Ingmar Bergman
- 1987 : 12th Night / Viola, d’après les œuvres de Shakespeare et Robert Cordier
- 1987 : Fool for Love de Sam Shepard
- 1987 : Mort de chien de Hugo Claus
- 1988 : Mademoiselle Julie d'August Strindberg
- 1988 : La Fausse Suivante de Marivaux
- 1989 : Oncle Vania d'Anton Tchekhov
- 1989 : Robespierre, derniers temps de Jean-Philippe Domecq, adaptation d'Yves Vasseur
- 1990 : Monologue de l'ange d’après les œuvres de Sam Shepard et Joseph Chaikin (en)
- 1990 : Smooch Music de David Cale
- 1993 : Je me tiens devant toi nue de Joyce Carol Oates
- 1995 : La Putain respectueuse de Jean-Paul Sartre
- 1995 : Fool for Love de Sam Shepard
- 1995 : Tête de tueur de Sam Shepard
- 1996 : Woyzeck de Georg Büchner
- 1997 : Deals: Edmond de David Mamet
- 1997 : Roberto Zucco de Bernard-Marie Koltès
- 1998 : La Fausse Épouse d’après les œuvres de Middleton, Rowley et Paul Morand
- 1999 : Hip Hop Hamlet d’après les œuvres de Shakespeare et Alexandre Dumas
- 2000 : 4.48 Psychose de Sarah Kane
- 2002 : Dommage qu'elle soit une putain de John Ford
- 2006 : Lui / Elle d’après les œuvres de Xavier Durringer et Robert Cordier
- 2008 : Miss Julie in Louisiana d’après les œuvres d'August Strindberg, Patrick Marber et Robert Cordier
En tant que directeur artistique
[modifier | modifier le code]- 1955 - 1956 : The Playmakers, Tinton Falls et Long Branch (États-Unis)
- 1965 : The Free Southern Theatre, La Nouvelle-Orléans (États-Unis)
- 1987 - 1990 : Centre dramatique Hennuyer, Mons (Belgique)
- 1984 - 1995 : théâtre Marie-Stuart, Paris
- 1980 - 2012 : Acting International, Paris
En tant que pédagogue
[modifier | modifier le code]- 1966 - 1967 : Université du Wisconsin, Madison (Wisconsin, États-Unis)
- 1970 - 1973 : American Academy of Dramatic Arts, New York (États-Unis)
- 1972 - 1973 : Drake University, Des Moines (Iowa, États-Unis)
- 1981 - 1982 : Sarah Lawrence College, Paris
- 1997 - 1998 : Oxbridge Academic Programs (en), Paris
- 1980 - 2012 : Acting International, Paris
Filmographie
[modifier | modifier le code]Cinéma
[modifier | modifier le code]En tant que comédien
[modifier | modifier le code]- 1951 : Ah! qu'il fait bon chez nous (Ah! t'Is zo fijn in België te leven) d'Émile-Georges De Meyst et Jacques Loar
- 1951 : Le Chemin de Damas de Max Glass
- 1970 : Tous ensemble maintenant (All Together Now) de William Louis Allan
- 1996 : La vie est brutale, court métrage d'Eve Brian
- 1997 : J'irai au paradis car l'enfer est ici de Xavier Durringer : Baptiste
En tant que réalisateur
[modifier | modifier le code]- 1966 : The Long Stripe avec Tom Baker
- 1966 : Fuck the Sun / The Fugs, moyen métrage coréalisé avec John Palmer[Qui ?]
- 1966 : Gasheart (Le Cœur à gaz), , long métrage avec Andy Warhol, musique The Velvet Underground
- 1967 : Seven Deaths (Sept Morts), moyen métrage
- 1967 : Man and His Health (L'Homme et sa santé) pour l'EXPO 67 à Montréal
- 1973 : Fender l'Indien (Injun Fender), long métrage
- 2010 : Macbeth, long métrage
Télévision
[modifier | modifier le code]En tant que réalisateur
[modifier | modifier le code]- 1964 : Commedia dell'arte, série
- 1967 : Murray the K in New York avec Jim Morrison, The Doors, Otis Redding, Aretha Franklin, The Beatles, The Association (pour la chaîne ABC New York)
- 1968 : Sam and Dave, Spanky and Our Gang, Ritchie Havens, Joan Crawford, émissions spéciales de 90 minutes
- 1974 : Wedding, long métrage documentaire
- 1975 : Michel Warren et Jacques Kerchache, le peintre et le chercheur, long métrage documentaire
- 1975 : Ricardo Bofill Taller de Arquitectura, long métrage documentaire
Radio
[modifier | modifier le code]- 1976 : La Nef des fous du rock, France Musique (6 épisodes de 90 minutes)
- 1999 : Shepard, l'homme né de ses œuvres, France Culture (3 émissions de 90 minutes)
- 1999 : Je me tiens devant toi nue de Joyce Carol Oates, France Culture
- 1999 : Tout est dans le timing de David Ives, France Culture
- 1999 : Un mensonge de l'esprit de Sam Shepard, France Culture
Écrits
[modifier | modifier le code]Livres et articles
[modifier | modifier le code]- 1952 : Les Yeux de lierre, poèmes
- 1965 : Opening Night in Bogalusa
- 1973 : John Cage par Robert Cordier
- 1973 : Richard Lindner, peintre de la modernité
- 1974 : Copi : subversion
- 1974 : Notes sur le film « Fender l'Indien »
- 1974 : Statue de mots pour Marcel
- 1979 : La Machine à compter : « Fender l'indien »
- 1979 : Closing Time, hommage à William S. Burroughs
- 1981 : Song de Hattie dans Babylone si froide
- 1985 : Shepard – Shaman
- 1971 : New York / New York
- 1978 : A Silence Violent
- 1979 : The Book of Dark Horses: Artoise et Epitaths before their time
- 1984 : The Beard ou Fuck psychology!
- 1991 : The Great Outdoors (« Le grand là-bas »), poésie
- 1998 : Conversing with Cage
- 1998 : John Cage par John Cage
Traductions
[modifier | modifier le code]- 1959 : Ping-Pong d'Arthur Adamov
- 1966 : Gasheart de Tristan Tzara, illustration d’Andy Warhol
- 1977 : Howl d’Allen Ginsberg
- 1983 : La Barbe de Michael McClure
- 1985 : Fool for Love de Sam Shepard
- 1999 : Un mensonge de l'esprit de Sam Shepard
- 1999 : All in the Timing de David Ives, préface de Murray Schisgal
- 1999 : Tous les hommes sont des putes de David Mamet
- 2000 : Angel City de Sam Shepard
- 2000 : Guerre au Ciel (Monologue de l'ange) de Sam Shepard
- 2001 : Je me tiens devant nue de Joyce Carol Oates
- 2001 : Miss Golden Dreams de Joyce Carol Oates
- 2002 : La Dent du crime de Sam Shepard
- 2002 : Action de Sam Shepard
- 2002 : Gueule de Cowboy de Sam Shepard
- 2002 : 9 années au hasard (7+2) de Patti Smith
Adaptations
[modifier | modifier le code]- 1954 : The Grand and the Small Manoeuver d'après l’œuvre d’Arthur Adamov
- 1955 : Escurial d'après l’œuvre de Michel de Ghelderode
- 1958 : The Just Ones, d'après Les Justes d'Albert Camus
- 1964 : Set this House on Fire d'après l’œuvre de William Styron
- 1965 : The Cenci d'après l’œuvre d’Antonin Artaud
- 1970 : Black Sun / Pseudopod Messiah d'après les œuvres d’Antonin Artaud, Vincent van Gogh et Roger Vitrac
- 1971 : To Have It Done with God's Judgement d'après l’œuvre d’Antonin Artaud
- 1974 : Eugénie de Franval d'après les œuvres du marquis de Sade
- 1987 : Savage / Love d'après l’œuvre de Sam Shepard
- 1987 : Nora / Julie d'après les œuvres de Henrik Ibsen, August Strindberg et Ingmar Bergman
- 2001 : Vol au-dessus d'un nid de coucou d'après les œuvres de Ken Kesey et Dale Wasserman
- 2002 : Le Carnet de Trigorin d'après l’œuvre de Tennessee Williams adaptée de La Mouette d’Anton Tchekhov
- 2008 : Miss Julie in Louisiana d'après Mademoiselle Julie d’August Strindberg
Distinctions
[modifier | modifier le code]Récompenses
[modifier | modifier le code]- Off-Broadway Show Business Awards 1956 : Meilleur spectacle pour The Rainmaker
- Festival de Toulon 1973 : Prix spécial du jury pour Injun fender (Fender l'Indien)
- Festival de Mannhein 1973 : Grand prix (Ducat d'or) pour Injun fender (Fender l'Indien)
- Festival de Locarno 1973 : Mention spéciale pour Injun fender (Fender l'Indien)
- Prix l'Âge d'or 1973 (Cinémathèque royale de Belgique) : Meilleur film pour Injun fender (Fender l'Indien)
Nominations
[modifier | modifier le code]- Prix Italia 1973 pour La Nef des fous du rock
- Prix Europa 1973 : pour La Nef des fous du rock
Quelques anciens élèves
[modifier | modifier le code]- Hossein Amini
- Arben Bajraktaraj
- Frédéric Balekdjian
- Simon Buret
- Jean-François Cayrey
- Emmanuelle Chaulet
- Ingrid Chauvin
- Marc Citti
- Tom Conti
- Pascal Demolon
- Jean-Claude Derudder
- Lindsay Duncan
- Xavier Durringer
- Hippolyte Girardot
- Thierry Godard
- Eye Haïdara
- Kate Jackson
- Gérald Laroche
- Raphaël Lenglet
- Denis Ménochet
- Stéphanie Pasterkamp
- Mireille Perrier
- Mar Sodupe
- James Thierrée
- Élodie Yung
Notes et références
[modifier | modifier le code]- Michel Maingois, Zoom, 1973[source insuffisante]
- ↑ Jean-Dominique Bauby, Le Quotidien de Paris, 1974[source insuffisante].
- ↑ (en) John Baxter, De Niro : A biography, HarperCollins, 2003.
- (en) Kilometer zero, issue 1, 2001[source insuffisante].
- ↑ (en) Albert Bermel, Tulane Drama Review, no 1, vol. 4, 1959[source insuffisante].
- ↑ Alain Jouffroy, Kerouac City Blues, éditions la Digitale, 2000.
- ↑ James Campbell, Talking at the Gates: A Life of James Baldwin, Viking Pr., 1991.
- ↑ Fern Marja Eckman, The Furious Passage of James Baldwin, M. Joseph, 1968.
- ↑ Bobbs Merril, The Free Southern Theatre, 1969[source insuffisante].
- ↑ (en) Playbill, New York, 1964[source insuffisante].
- (en) Fred W. Darrah, Beat Generation: Glory Days in Greenwich Village, Music Sales, 1997[source insuffisante].
- ↑ (en) Elias Wilentz, The Beat Scene, Corinth, 1968[source insuffisante].
- (en) AXE Sud, nos 4/5, 1982[source insuffisante].
- ↑ Obliques spécial « Artaud », 1971[source insuffisante].
- ↑ Alain Jouffroy, Les Lettres françaises, 1971[source insuffisante].
- ↑ Patrick Eudeline, Best, 1974[source insuffisante].
- ↑ Noël Simsolo, Écran 75 no 32, 1975[source insuffisante].
- ↑ Pierre Achard, La Revue du cinéma no 291, 1974[source insuffisante].
- ↑ Paul Alessandrini, Rock & Fold no 95, 1974[source insuffisante].
- ↑ « Robert Cordier (Fender l'Indien) », Cinéma 74, no 193, 1974[source insuffisante].
- ↑ « Robert-Alphonse-Symphorie Cordier », sur matchID (consulté le )
- ↑ « Robert Cordier », sur unifrance.org (consulté le )
Liens externes
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- Site officiel
- Ressources relatives aux beaux-arts :
- Ressource relative à la musique :
- Ressource relative à l'audiovisuel :
