Robert Cecil (1er comte de Salisbury)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
image illustrant un homme politique image illustrant britannique image illustrant l’histoire
Cet article est une ébauche concernant un homme politique britannique et l’histoire.

Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) selon les recommandations des projets correspondants.

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Robert Cecil et Cecil.
Robert Cecil
Portrait du comte de Salisbury par John De Critz l'Aîné (1602).
Portrait du comte de Salisbury par John De Critz l'Aîné (1602).
Fonctions
Secrétaire d'État
Prédécesseur Francis Walsingham
Successeur Robert Carr (1er comte de Somerset)
Lord du Sceau Privé
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Londres
Date de décès
Lieu de décès Marlborough (Wiltshire)
Nationalité Drapeau de l'Angleterre Angleterre
Père William Cecil (1er baron Burghley)
Mère Jane Heckington
Conjoint Elizabeth Brooke
Enfants William Cecil (2e comte de Salisbury)
Diplômé de St John's College (Cambridge)
Distinctions Pair d'Angleterre le
comte de Salisbury (1605)

Robert Cecil (1er comte de Salisbury)
Comtes de Salisbury

Robert Cecil (), 1er comte de Salisbury, fut ministre sous Élisabeth Ire d'Angleterre (qui le surnommait « le pygmée ») et Jacques Ier d'Angleterre. Protégé de Francis Walsingham, il prit sa succession en 1590.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils du baron William Cecil et demi-frère de Thomas Cecil, il fit ses études au St John's College (Cambridge)[1],[2], puis à la mort de Francis Walsingham devint en 1590 Secrétaire d'État. À la mort de son père en 1598, il devint l'un des ministres les plus influents de la reine Élisabeth. Il s'opposa aux vues de Robert Devereux, mais n'obtint gain de cause qu'après l'échec de son rival en Irlande au cours de la Guerre de neuf ans en 1599. Il joua un rôle de premier plan dans la condamnation du comte d'Essex et devint ainsi l'homme-clef dans la succession au trône d'Angleterre de Jacques Ier.

Il fut comblé de faveurs par le nouveau souverain, qui l'éleva à la pairie d'Angleterre le avec le titre de baron Cecil d’Essendon (Comté de Rutland), avant de le faire vicomte Cranborne en 1604 puis comte de Salisbury en 1605. Lord Salisbury était principalement chargé de la sécurité de l’État. En tant que fils du ministre Burghley et protégé de Francis Walsingham, il était parfaitement au fait des questions de renseignement. En 1603, il fit arrêter son beau-frère Lord Cobham, impliqué dans deux conspirations visant Jacques Ier, le Bye Plot et le Main Plot, et destinées à placer Lady Arbella Stuart sur le trône d'Angleterre. Cecil fut chargé de négocier avec Henri IV, roi de France, pour traiter de la paix avec l'Espagne.

Salisbury fut en outre chancelier du Trinity College de Dublin et de l'Université de Cambridge[3] de 1601 à 1612. Comme les autres membres de sa famille, c'était un mécène qui pensionna le géographe Richard Hakluyt, ainsi que les compositeurs William Byrd, Orlando Gibbons et Thomas Robinson[4]. William Byrd lui dédia à sa mort en 1612 une Pavane en hommage à son titre (The Earl of Salisbury), pièce pour orgue qui devint au XXème siècle un standard de guitare classique du fait de l'adaptation qu'en fit le guitariste anglais John Renbourn. [5],[6]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. D'après J. & J. A. Venn, Alumni Cantabrigienses, Cambridge University Press, 1922–1958, 10 vol. (lire en ligne), « Cecil, Robert »
  2. http://www.britannia.com/history/r-cecil.html
  3. http://www.admin.cam.ac.uk/offices/v-c/chancellors.html, « Chancellors of the University of Cambridge »
  4. William Casey (pub.), Alfredo Colman (pub.), Thomas Robinson: New Citharen Lessons (1609), 1997 Baylor University Press, Waco, Texas, (ISBN 0-918954-65-7)
  5. « Earl of Salisbury Pavan (William Byrd, 1612) », Mandolin Cafe Forum, {{Article}} : paramètre « année » ou « date » manquant (lire en ligne)
  6. GtrWorkShp, « (Part 1 of 2) "The Earle of Salisbury" taught by John Renbourn »,‎ (consulté le 5 janvier 2017)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Cet article comprend des extraits du Dictionnaire Bouillet. Il est possible de supprimer cette indication, si le texte reflète le savoir actuel sur ce thème, si les sources sont citées, s'il satisfait aux exigences linguistiques actuelles et s'il ne contient pas de propos qui vont à l'encontre des règles de neutralité de Wikipédia.

Liens externes[modifier | modifier le code]