Robert Burdet

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Robert de Culei surnommé Burdet (en latin : Rodbertus de Culcio, cognomento Burdet), né vers la fin du XIe siècle en Normandie et mort vers 1155, est un chevalier normand qui s'illustra comme mercenaire en Catalogne où il deviendra prince de Tarragone en 1129.

Biographie[modifier | modifier le code]

D'après Ordéric Vital, Robert Burdet est originaire de Culei[1], un village situé dans le sud-ouest du duché de Normandie correspondant à l'actuel Rabodanges dans l'Orne. Selon une autre hypothèse, il est originaire du village de Culey, situé près de Falaise.

Vers 1115, il accompagne Rotrou III du Perche en Espagne et se met au service du roi Alphonse Ier d'Aragon. Il participe aux guerres contre les Arabes dans le nord de la péninsule Ibérique, et réussit à s'emparer de Tarragone en 1117. Selon Ordéric Vital, Robert Burdet se rendit à Rome où il reçut du pape Honorius II le comté de Tarragone. De Rome, il retourna en Normandie pour recruter des soldats et retourna en Catalogne. Il se proclama « prince de Tarragone » (Princeps Tarraconensis) sous la reconnaissance de l'évêque de Barcelone Olegarius (en), à qui il prêta hommage en 1129, tout en se montrant indépendant vis-à-vis du puissant comté de Barcelone et en poursuivant sa lutte contre les musulmans.

Après sa mort, ses fils perdirent la principauté de Tarragone dès 1171 et en 1177, les Normands furent définitivement chassés de la région.

Union et descendance[modifier | modifier le code]

Selon Ordéric Vital, la femme de Robert Burdet se prénommait Sibylle et était la fille d'un certain Guillaume Caprae[2]. Ordéric Vital dira à son sujet : Pendant qu'il [Robert Burdet] se rendait à Rome, et qu'il était retourné en Normandie pour y trouver des compagnons, sa femme Sibylle, fille de Guillaume Caprae, garda Tarragone. Elle n'avait pas moins de courage que de beauté. En effet, dans l'absence de son mari, elle était pleine de vigilance ; chaque nuit elle s'armait d'une cuirasse comme un chevalier ; elle montait sur les murs, un bâton à la main, faisait le tour de la place, réveillait les sentinelles et les engageait prudemment à ne se pas laisser surprendre par les ruses de l'ennemi. On doit beaucoup d'éloges à une jeune dame qui sert ainsi son mari avec foi par une affection attentive, et qui gouverne pieusement le peuple de Dieu avec toute l'habileté de la vigilance »[3].

D'une union avec une certaine Agnès († 1170), probablement épousé en Espagne, il eut quatre fils :

  1. Guillaume († 1168) ;
  2. Robert († après décembre 1168) ;
  3. Richard ;
  4. Bérenger (mentionné en 1175).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Cullei, Aculley.
  2. « La Chèvre » (?)
  3. Ordéric Vital, Histoire de Normandie, L. XIII.

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]