Rixdale

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Rixdale de Groningue (1602).
Pièce de monnaie de 2,5 florins, de format rixdale, à l'effigie de Guillaume III des Pays-Bas (1870).

La rixdale[1] (également richedalle[2], rischedale[3] et richsdale[3]), transcrit du néerlandais rijksdaalder, est une ancienne monnaie en argent ayant eu cours à partir du XVIe siècle aux Pays-Bas puis dans une grande partie de l'Europe du Nord, ainsi que dans les colonies et territoires sous administration néerlandaise.

Accompagnant la puissance commerciale néerlandaise, la rixdale fut une monnaie d'échange internationale durant plus de deux siècles.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le mot rijksdaalder provient directement de l'allemand reichsthaler, une grosse pièce en argent d'environ 27 g, fabriquée dès 1550 par les autorités monétaires du Saint-Empire romain germanique, autrement dit du thaler.

Abrégé par aphérèse en daalder, expression utilisée par les négociants des Provinces-Unies, dont la puissante Compagnie néerlandaise des Indes orientales durant leurs transactions commerciales et qui perdura jusque dans les colonies américaines, cette pièce était l'équivalent de la pièce de 8 réaux espagnols (la pièce de huit). Ces types monétaires inspirèrent par la suite la création du dollar américain entre 1785 et 1792 (Mint Act).

En 1619, on relève l'usage du mot richetale[4]. Au même moment, s'impose un nouveau type de pièce, le thaler à croix bourguignon, titrant sensiblement moins que le thaler impérial.

Au change à Paris, le rixdale (parfois écrit rixdal), considéré comme une monnaie de transaction à grande échelle, se négociait entre 1720 et 1790, contre un écu en argent de 6 livres françaises en argent[5].

Le format rixdale fut frappé sans interruption jusqu'en 1938, surtout aux Pays-Bas où sa contre-valeur étant de 2,5 florins néerlandais (gulden) .

Il fut utilisé par l'ensemble des colons néerlandais, ainsi que par leurs descendants sur leurs territoires respectifs, comme les républiques boers, et souvent en concurrence avec des monnaies locales ou importées (dont la piastre).

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Conformément à la définition du CNRTL - en ligne.
  2. Dictionnaire universel francois et latin, contenant la signification et la definition tant des mots de l'une & de l'autre langue ... Tome premier (-septieme): D-F, Volume. 1752. Consulter en ligne.
  3. a et b Jacques Savary des Bruslons et Philémon-Louis Savary, Dictionnaire Universel De Commerce: Contenant Tout Ce Qui Concerne Le Commerce Qui Se Fait Dans Les Quatre Parties Du Monde, par terre, par mer, de proche en proche, & par des voyages de long cours ... : [Divisé en III Volumes et en IV Parties]. Contenant les Articles Du Commerce et Des Compagnies, Chez les Heritiers Cramer & Freres Philibert, (lire en ligne), p. 41 et 145.
  4. Chez Claude d'Esternod, in L'Espadon satyrique, édité par Fernand Fleuret et Louis Perceau, 1922, p. 7.
  5. La Banque rendue facile aux principales nations de l'Europe par Pierre Giraudeau l'ainé, négociant, Lyon, Impr. Amable Leroy, 1793.

Sur les autres projets Wikimedia :