Riwallon de Bretagne

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Riwallon de Bretagne (IXe siècle) , est un prince de Bretagne, fils du roi Salomon et de son épouse Wembrit. Il est moins connu que son père ou que son beau-frère Pascweten.

Origine[modifier | modifier le code]

Riwallon porte le nom de son grand-père paternel. Son père Salomon était le cousin d'Erispoë qui dans un acte de 856 qualifie « Salomon filii Riwallon » de « consobrino meo ». Selon Pierre Le Baud; Salomon était « fils de Riwallon, frère de Nominoë ». Ce Riwallon était très probablement le beau-frère plus que le frère de Nominoë car les noms utilisés dans la famille de ce dernier (Nominoë, Erispoë, Conan) sont totalement différents de ceux de la famille de Riwallon (Rivallon, Salomon, Guégon) ce qui semble démontrer, selon les règles de l'onomastique médiévale, qu’ils appartenaient à deux lignées agnatiques différentes[1].

Prince breton[modifier | modifier le code]

Pendant le règne de son père le roi Salomon de Bretagne (857-874); Riwallon souscrit de nombreux actes du Cartulaire de Redon, seul ou conjointement avec son frère cadet Guégon (Wincon, Wigon) [2].

Le dernier acte connu où il apparaît est daté du 9 juillet 871[3] . Il semble qu’il soit décédé peu après car dans un acte du 10 février 872[4] son frère « Vuigon filius ejus testis » est seul mentionné. En 873 selon les Annales de Saint-Bertin c'est Wigon qui se recommande à Charles le Chauve[5]. Enfin lorsque Salomon veut abdiquer en 874 il envisage de céder le trône à ce même fils le jeune Wigon.


Postérité[modifier | modifier le code]

La documentation subsistante ne donne aucune information sur une union de Riwallon ni a fortiori sur son éventuelle descendance.

L'Histoire[modifier | modifier le code]

Dans son ouvrage Joëlle Quaghebeur [6] relève cependant qu’au XIe siècle, Ongwen, la fille d’un certain « Riwallon de Crozon » qui avait épousé Orscand évêque de Cornouailles (mort en 1064) , le frère du comte Alain Canhiart, avait nommé son fils cadet Guégon et qu’un de ses petits-fils portait le nom royal de Salomon[7]

Il semble donc que les noms de la lignée de Salomon de Bretagne se transmettaient encore à des cadets dans des familles nobles de cette époque peut être en témoignage d'une descendance en ligne féminine

La légende[modifier | modifier le code]

Des généalogies très postérieures établies pour le compte de famille nobles de Bretagne désireuses de démontrer l’ancienneté de leur lignage en la rattachant aux Rois de Bretagne et à l’époque carolingienne n’ont pas hésité à attribuer à Riwallon personnage bien réel mais presque inconnu une large postérité. Ces affirmations ne reposent bien entendu sur aucun document contemporain du personnage

Selon cette littérature pseudo historique « Plusieurs maisons féodales bretonnes descendent ainsi de Riwallon. Celles dont « la filiation mâle, naturelle et légitime est certaine et établie par des sources incontestables », « Chacune de ces terres princières, désormais indépendante des autres, fut transmise aux descendants mâles de Riwallon, nommés les princes de Bretagne » elles seraient : »[réf. nécessaire]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Joëlle Quaghebeur La Cornouaille du IXe au XIIe siècle, Presses Universitaires de Bretagne, Rennes, p. 13.
  2. Dans le Cartulaire de Redon: « Riuallon filii Salomonis, Wincon fratis ejus (acte CCXL 29 août 868) & Riuallon et Guigon filii supradicti Salomonis, Riuallon et Guigon filii Salomonis (acte CCXLVII du 9 juillet 871) »
  3. Cartulaire de Redon, charte CCXLVII p. 198
  4. Cartulaire de Redon, charte CCLVII p. 207
  5. Annales de Saint-Bertin: A 873 Salomon envoya vers lui avec les premiers des Bretons, son fils Wigon lequel se recommanda à Charles et lui prêta serment en présence de ses fidèles
  6. La Cornouaille du IXe au XIIe siècle pages 132
  7. Le premier fut doyen des chanoines de la cathédrale de Quimper et le second archidiacre de leur frère et oncle l’évêque héréditaire de Quimper Benedic III (mort en 1113)

Sources[modifier | modifier le code]