Rivière Turgeon

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Rivière Turgeon
Illustration
Rivière Turgeon à Val-Paradis vers l'amont
Carte.
Bassin hydrographique de la rivière Harricana
Caractéristiques
Longueur 216,6 km
Bassin ?
Bassin collecteur Baie d’Hudson
Débit moyen ?
Régime pluvial
Cours
Source Lac Turgeon (Eeyou Istchee Baie-James)
· Localisation Eeyou Istchee Baie-James (municipalité)e-
· Altitude 288 m
· Coordonnées 49° 00′ 53″ N, 79° 03′ 48″ O
Embouchure Rivière Harricana
· Localisation Eeyou Istchee Baie-James (municipalité)
· Altitude 223 m
· Coordonnées 50° 00′ 30″ N, 78° 55′ 58″ O
Géographie
Principaux affluents
· Rive gauche (à partir de l'embouchure) Rivière Martigny, rivière du Détour, rivière Garneau, rivière Turcotte, rivière Chabbie, rivière Patten, rivière Burntbush, rivière Boivin, ruisseau Grenier.
· Rive droite (à partir de l'embouchure) Rivière Wawagosic, rivière Théo, rivière Enjalran, rivière du Corset, ruisseau Orfroy, ruisseau Hal, ruisseau Leslie, cours d'eau Desrochers, cours d'eau Desga.
Pays traversés Drapeau du Canada Canada
Provinces Québec, Ontario
Région administrative Nord-du-Québec
Municipalité Eeyou Istchee Baie-James
Régions traversées CA-QC

La rivière Turgeon est un affluent québécois de la rivière Harricana, laquelle se déverse sur la rive sud ontarienne de la baie James. La rivière Turgeon est un cours d'eau coulant surtout dans la municipalité de Eeyou Istchee Baie-James (municipalité), dans la région administrative du Nord-du-Québec, au Québec, au Canada.

Géographie[modifier | modifier le code]

La rivière Turgeon prend sa source au lac Turgeon (Eeyou Istchee Baie-James) (longueur: 9,1 km) lequel est situé à cheval dans la région administrative de l'Abitibi-Témiscamingue (partie sud du lac) et du Nord-du-Québec (partie nord du lac). Dans son cours vers le nord-ouest, la rivière coule sur 62,3 km, à priori vers le sud, vers l'ouest, puis vers le nord-ouest, jusqu'à la confluence de la rivière Boivin (venant du sud); puis 3,5 km vers le nord-ouest jusqu'au ruisseau Orfroy; puis 29,0 km vers le nord-ouest jusqu'à la frontière de l'Ontario.

La rivière Turgeon fait une incursion de 6,7 km en Ontario où elle recueille les eaux de la rivière Burntbush et de la rivière Patten. Puis la rivière bifurque vers le nord-est pour revenir au Québec où elle continue sur 8,7 km; puis remonte vers le nord sur 49,3 km en longeant la frontière interprovinciale (à une distance moyenne entre 6 km à 7 km de la frontière). Dans ce dernier segment, la rivière traverse sur 15,2 km la réserve de biodiversité projetée des Anneaux-Forestiers où se situe l'île Kapipawesig.

De là, la rivière recueille les eaux de la rivière du Détour avant de bifurquer vers l'est, et descendre sur 34 km en formant une grande boucle vers le sud, jusqu'à la confluence de la rivière Wawagosic. Puis la rivière coule sur 13,1 km vers l'est pour aller se déverser dans la rivière Harricana. L'embouchure est situé dans la municipalité de Eeyou Istchee Baie-James[1].

Affluents principaux[modifier | modifier le code]

Villes traversées[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Avant l’arrivée des explorateurs d'ascendance européens, ces terres étaient habitées par des Algonquins. La région était recouverte de forêts jusque dans les années 1930, quand un grand nombre de chômeurs fuyant les grandes villes canadiennes frappées par la crise économique mondiale, y arrivent dans l’espoir de s’y établir et de refaire leurs vies.

À l’époque il n’y avait pas de route, aussi les gens traversaient-ils la vallée en barges et en chaland, en suivant le cours de la rivière.

Trois paroisses y ont été fondées dans les années 1930, soit Saint-Joachim-de-Beaucanton, Saint-Camille-de-Villebois et Saint-Éphrem-de-Val-Paradis. Aujourd’hui, Beaucanton et Val-Paradis ont fusionné pour devenir la localité de Valcanton et ces villages font partie de l’immense municipalité de Eeyou Istchee Baie-James, la plus grande au monde.

Dans les années 1940 et 1950, plusieurs ponts couverts ont été construits dans la Vallée de la Turgeon. Cinq peuvent encore être visités aujourd'hui: trois sur la rivière Turgeon et deux sur ses affluents.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le lac et la rivière Turgeon doivent leur nom au ministre des Terres et Forêt du temps. C’est l’honorable Adélard Turgeon qui fit cette proclamation en 1908. Les premières nations le nommaient Nikikwatinipi (Lac Frimas). Le toponyme "rivière Turgeon" a été officialisé le 5 décembre 1968 à la Commission de toponymie du Québec[2].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Segments de la rivière mesurés à partir de l'Atlas du Canada (publié sur Internet) du Ministère des ressources naturelles du Canada.
  2. - Commission de toponymie du Québec - Banque des noms de lieux - Toponyme: "rivière Turgeon"