Rivers Solomon

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Rivers Solomon
Naissance (30-31 ans)
Californie, Drapeau des États-Unis États-Unis
Activité principale
Auteur
Langue d’écriture Anglais américain
Genres

Œuvres principales

  • L'Incivilité des fantômes
  • Les Abysses

Rivers Solomon, née en , est une écrivaine américaine non-binaire, associée à la science-fiction et à l'afrofuturisme.

Biographie[modifier | modifier le code]

Entrée dans la vie[modifier | modifier le code]

Rivers Solomon est diplômée en études comparatives raciales et ethniques à l'université Stanford[1], ainsi qu'en écriture créative au Michener Center for Writers de l'université du Texas à Austin[2].

En parallèle à son travail d'écriture, elle est consultante (« sensitivity reader ») auprès d'autres écrivains qui abordent des sujets sensibles, tels que la couleur de peau ou le handicap[3].

Non-binaire, elle utilise en anglais pour parler d'elle le pronom « they » singulier[4]. L'emploi du genre neutre étant compliqué en français, elle accepte l'usage du féminin[5].

Elle est atteinte de troubles autistiques[5].

Carrière[modifier | modifier le code]

Rivers Solomon est principalement associée à la science-fiction et à l'afrofuturisme[1],[6], elle évoque elle-même s'inscrire dans le réalisme magique[1]. Parmi ses influences, on peut citer Ursula K. Le Guin, Octavia E. Butler ou Alice Walker[1].

Son premier roman L'Incivilité des fantômes (en) est paru en 2017. Il décrit les oppositions entre différentes classes au sein d'un vaisseau spatial dans lequel les Blancs imposent une ségrégation raciale et sexuelle aux personnes noires, métisses, trans et intersexe[3]. Son personnage principal, Aster, est non-binaire[4]. Le récit est ponctué de contes, pour la plupart puisés dans le folklore noir-américain[3]. Le nom du vaisseau, Matilda, est inspiré par celui du dernier bateau d'esclaves, le Clotilda, arrivé aux États-Unis en 1860[1].

Salué par la critique (Amal El-Mohtar (en) raconte l'avoir lu deux fois de suite)[7], ce roman a reçu en 2018 le prix Firecracker du meilleur roman[8], décerné aux États-Unis par la Communauté de la presse et des magazines littéraires (CLMP). Il a également été nommé à plusieurs prix, dont celui Hurston/Wright Legacy Award (en) du meilleur premier roman, prix qui récompense des écrivains noirs depuis 2001[2], ainsi qu'au prix Astounding du meilleur nouvel écrivain[9].

Son deuxième roman, Les Abysses (The Deep), paru en 2019 aux États-Unis, s'inspire de la chanson éponyme du groupe de hip-hop expérimental Clipping[10]. La chanson d'origine, très narrative et ancrée dans l'imaginaire afrofuturiste, a trouvé des résonances avec l'univers de Solomon[10].

Le livre est élu « meilleur livre LGBTQ de science fiction/fantasy/horreur » aux Lammy Awards[11] ; il est également sélectionné au prix Hugo du meilleur roman court 2020[12], au prix Nebula du meilleur roman court 2019[13] et au prix Locus du meilleur roman court 2020.

Sa nouvelle Blood Is Another Word for Hunger est sélectionnée pour le prix Hugo de la meilleure nouvelle courte 2020[12] ainsi qu'au prix World Fantasy de la meilleure nouvelle 2020.

Récompenses[modifier | modifier le code]

  • 2018 : prix Firecracker du meilleur roman pour L'Incivilité des fantômes[8]
  • 2020 : meilleur livre LGBTQ de science fiction/fantasy/horreur aux Lammy Awards[11]

Œuvres[modifier | modifier le code]

Romans[modifier | modifier le code]

Nouvelles[modifier | modifier le code]

  • (en) Feed, 2017
  • (en) Blood Is Another Word for Hunger, 2019

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d et e Frédérique Roussel, « Rivers Solomon : «Mon vaisseau spatial parle des différentes formes d'esclavagisme» », sur Libération, (consulté le 12 septembre 2019).
  2. a et b (en) « Rivers Solomon », sur hurstonwright.org (consulté le 12 septembre 2019).
  3. a b et c Justyne Stengel, « Dans mon livre, nous avons tué la Terre, mais j'aime l'idée qu'on puisse la restaurer », sur Usbek & Rica, (consulté le 11 septembre 2019).
  4. a et b (en) Peter Haldeman, « The Coming of Age of Transgender Literature », sur The New York Times, (consulté le 11 septembre 2019).
  5. a et b Clara Delente, « Rivers Solomon : la SF dans la peau », sur Télérama, (consulté le 12 septembre 2019).
  6. Nelly Kaprièlian, « “L’Incivilité des fantômes”, l'afrofuturisme de Rivers Solomon », sur Les Inrockuptibles, (consulté le 12 septembre 2019).
  7. (en) Amal El-Mohtar (en), « 'Unkindness Of Ghosts' Transposes The Plantation's Cruelty To The Stars », sur National Public Radio, (consulté le 12 septembre 2019).
  8. a et b (en) « Firecracker Awards », sur clmp.org (consulté le 11 septembre 2019).
  9. (en) « 2018 Hugo Awards » (consulté le 12 septembre 2019).
  10. a et b (en) Andrew Liptak, « How Rivers Solomon turned award-winning Afrofuturist song The Deep into a book », sur The Verge, (consulté le 12 septembre 2019).
  11. a et b (en) « 2020 Winners » (consulté le 26 août 2020).
  12. a et b « Prix Hugo 2020 : les nominations ! », sur elbakin.net, (consulté le 26 août 2020).
  13. (en) « Rivers Solomon - Past Nominations and Wins », sur nebulas.sfwa.org (consulté le 26 août 2020).

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]