Ritter Pázmán

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Ritter Pázmán (Le cavalier Pazman) est le nom d'un opéra en trois actes composé par Johann Strauss II sur un livret de Lajos Dóczi (en). Cet opéra est créé à l'Hofoper de Vienne le jour du nouvel an 1892[1],[2]. Il est basé sur le poème hongrois Pázmán lovag écrit par le poète hongrois János Arany[3]. Il dure environ trois heures.

Rôles[modifier | modifier le code]

Rôle Voix Interprété par le jour de la première le 1 janvier 1892
(Chef d'orchestre : Johann Strauss II)
Pázmán basse Franz von Reichenberg
Eva mezzo-soprano Marie Renard
Gundy contralto
Karl Robert d' Anjou ténor
Mischu ténor
Omodé ténor
Rodomonte baryton
La Reine soprano

Argument[modifier | modifier le code]

Lieu : Hongrie
Époque : Renaissance

Actes 1 et 2[modifier | modifier le code]

Chateau de Pázmán

La femme du chevalier et les servants se dépêchent de préparer le repas pour accueillir Pázmán et sa troupe à leur retour de chasse. Un des chasseurs tombe amoureux de la femme du chevalier et l'embrasse sur le front alors que son mari ne regarde pas. Plus tard, après le départ du chasseur, Pázmán apprend pour le baiser, maudit sa femme et va demander justice au Roi[4].

Acte 3[modifier | modifier le code]

Le château du Roi

Le chevalier est suivi par sa femme et sa servante. Il insiste pour avoir l’autorisation d'embrasser la femme du chasseur comme revanche. Le Roi dit qu'il est celui qui a embrassé la femme de Pázmán. Pázmán est alors autorisé à embrasser la Reine[4].

Réception[modifier | modifier le code]

Quand l'opéra est annoncé, il rencontre un grand enthousiasme comme toutes les œuvres de Strauss d'autant plus que c'est son premier, et seul, opéra. Il est cependant reçu froidement lors de la première et la plupart des critiques annoncent qu'il ne sera pas joué longtemps[4] L'Opéra de Vienne le joue seulement neuf fois. Les critiques se plaignent de la banalité du texte et le critique de Wiener Abendpost écrit que les personnages ne se distinguent pas assez musicalement[4]. D'autres disent que cet opéra est mort « d'échec du texte aiguë[5]. » Cependant certains critiquent comme Richard Heuberger (en) notent que l'instrumentation de l'opéra est louable, particulièrement l'utilisation par Strauss d'un dulcimer dans la csárdás[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Richard Traubner, Operetta: A Theatrical History, Pennsylvania State University Press,‎ 2003, p. 130
  2. (en) David Mason Greene, Greene's biographical encyclopedia of composers, Reproducing Piano Roll Fnd,‎ 1985, p. 675
  3. (en) Joseph Wechsberg, The waltz emperors, Putnam,‎ 1973, p. 250
  4. a, b, c, d et e (en) Camille Crittenden, Johann Strauss and Vienna, Cambridge University Press,‎ 2006, p. 362
  5. (en) William Lines Hubbard, American history and encyclopedia of music, Squire Cooley,‎ 1910, p. 362