Rite d'adoption

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Le Rite d'adoption est un rite maçonnique apparu en France au XVIIIe siècle. Pratiqué par les loges féminines sous tutelle de loge masculine et dites « loges d'adoption », il existe exclusivement au sein de la « maçonnerie d'adoption » ou « maçonnerie des dames » qui connut un développement en France notamment et en Europe aux XVIIIe et XIXe siècles.

Réception d'une jeune femme dans une loge d'adoption du Premier Empire (France).

Histoire[modifier | modifier le code]

La maçonnerie d'adoption ou maçonnerie des dames qui apparaît en France au début du XVIIIe siècle est le nom donné à la pratique mixte ou féminine de la franc-maçonnerie. Sous tutelle d'obédiences masculines, l'Adoption se pratique au sein de loge et d'un rite éponyme.

Les rituels d'adoption[modifier | modifier le code]

Évolution et organisation[modifier | modifier le code]

Le plus ancien rituel officiellement cacheté date de l’année 1761. Celui-ci est intitulé « Maçonnerie des Dames » ou « La maçonnerie d'adoption, par le Prince de Clermont, grand maître des Orients de France, décliné en quatre grades. » Les manuscrits des rituels du Marquis de Gages dont la loge est à Mons aux Pays-Bas Autrichiens sont datés de 1767.

Les rituels pratiqués par la « maçonnerie des dames » aussi appelée « maçonnerie des femmes » peuvent être classés en grandes familles :

  • Simples : « Clermont », « Grand Orient » et « Troisième Tradition »,
  • Mixtes : « Grand Orient et Clermont » et « Grand Orient et Troisième Tradition ».

Thématiques et symboles[modifier | modifier le code]

Les rituels se distinguent de la franc-maçonnerie masculine car ses rituels ne sont basés sur la construction du temple mais sur d'autres thèmes :

Ces thématiques se réfèrent explicitement aux premiers chapitres du Livre de la Genèse. La présence de récits bibliques dans le Rite d'adoption est rapportée , entre autres, par l'étude de tabliers féminins en peau peinte datant de l’époque napoléonienne. Ainsi, les symboles les plus connus de la maçonnerie d’adoption sont : l'Arbre de la connaissance, l'Arche de Noé et l'Échelle de Jacob[2].

Si les rituels diffèrent de ceux pratiqués par les hommes, les franc-maçonnes d'adoption portent, comme eux, le tablier et les gants[3].

Pratique des « hauts grades maçonniques »[modifier | modifier le code]

Au trois degrés symboliques furent ajoutés divers systèmes spécifiques de hauts grades maçonniques, dont il n'est toutefois pas certain qu'ils aient jamais existé ailleurs que sur le papier de leurs rituels[4]. Parmi les thématiques des hauts grades, celui de la Reine de Saba, sous le nom de « Princesse de la couronne » était le sommet d'une échelle en dix grades attestée à la fin du XVIIIe siècle[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Document utilisé pour la rédaction de l’article Gisèle Hivert-Messeca et Yves Hivert-Messeca (préf. Cécile Révauger), Femmes et franc-maçonnerie : trois siècles de franc-maçonnerie féminine et mixte en France (de 1740 à nos jours), Dervy, coll. « L'univers maçonnique », , 2e éd., 476 p. (ISBN 9781024201130).
  • Document utilisé pour la rédaction de l’article Jan Snoek, Le rite d'adoption et l'initiation des femmes en franc-maçonnerie, Dervy, , 642 p. (ISBN 978-2-84454-939-6).
  • Document utilisé pour la rédaction de l’article Janet Burke, Les premières francs-maçonnes au siècle des Lumières, Presses universitaires de Bordeaux, (ISBN 978-2-86781-644-4).
  • Document utilisé pour la rédaction de l’article Daniel Ligou et al, Histoire des francs-maçons en France, vol. 2, Privat, (ISBN 2-7089-6839-4).
  • Document utilisé pour la rédaction de l’article Collectif, La Grande Loge féminine de France : Autoportrait, Guy Trédaniel, , 223 p. (ISBN 2-85707-754-8).

Articles connexes[modifier | modifier le code]