Rita Strohl

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Rita Strohl
Biographie
Naissance
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Lorient
Décès
Nationalité
Activité
Pianiste et compositrice
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Instrument

Rita Strohl, née Aimée Marie Marguerite Mercédès Larousse La Villette, le à Lorient (Morbihan)[1] et morte le 27 mars 1941 à La Gaude (Alpes-Maritimes), est une pianiste et compositrice française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Rita Strohl est la fille de l'artiste peintre Élodie La Villette (1842-1917) et de Jules La Rousse La Villette[2]. Elle est aussi la nièce du côté maternelle de l'artiste peintre Caroline Espinet (1844-1910).

En 1888, elle épouse l'enseigne de vaisseau Émile Strohl (1863-1900) dont elle gardera le nom.[3]. Rita Strohl crée en 1912, avec son second mari, le maître verrier Richard Burgsthal (pseudonyme de René Billa) et avec l’appui financier d'Odilon Redon, Gustave Fayet et d’autres souscripteurs, l'éphémère théâtre de La Grange[4] à Bièvres (Essonne), qui fermera dès le début de la Première Guerre mondiale. Elle y donne des œuvres lyriques imprégnées de mysticisme et de symbolisme.

Rita Strohl est l’auteure de plusieurs pièces lyriques, symphoniques et de musique de chambre. Elle fut plébiscitée par Camille Saint-Saëns, par Vincent d’Indy, ou Gabriel Fauré... Jane Bathori chanta ses Chansons de Bilitis, et Pablo Casals joua sa musique.

Honorée notamment par Pierre Louÿs, par Henri Duparc, elle figure dans le dictionnaire des contemporains où on signale qu’elle est « officier d’Académie ».

Sa condition de femme artiste et son fort tempérament, ainsi qu’une volonté farouche d’échapper aux mondanités parisiennes expliquent peut-être les raisons de son oubli : la plupart de ses œuvres n’ont jamais été éditées ni enregistrées, et les manuscrits de ses œuvres sont actuellement en possession de ses descendants lorientais.

Morte quasi oubliée, sa musique suscite depuis quelques années un regain d’intérêt, mais encore trop confidentiel au regard de la qualité des œuvres retrouvées (notamment sa sonate pour violoncelle et piano « Titus et Bérénice »[5].

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Forêt de Brocéliande (1887).
  • Bilitis, 12 chants sur des poèmes de Pierre Louÿs, créés par Jane Bathori en 1898.
  • Symphonie de la forêt, dont le Final est créé aux Concerts Lamoureux en 1901.
  • Symphonie de la mer (1902).
  • Musique sur l'eau (1903).
  • Trois Préludes pour orchestre, 1re audition aux Concerts Lamoureux en 1904.
  • Le Suprême Puruscha, cycle mystique en sept parties (1908).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Archives du Morbihan en ligne, acte n°482, vue 189/658
  2. Mariage à Lorient le 12 décembre 1860, la mariée sans profession et le marié lieutenant au bataillon d'apprentis fusiliers à Lorient[réf. nécessaire].
  3. Acte de mariage n°182 du 18/6/1888.
  4. Le théâtre de la Grange.
  5. « Ressources numériques autour de la musique romantique française », sur BRU ZANE MEDIABASE

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Carlos Larronde, L'art cosmique et l'œuvre musicale de Rita Strohl, Paris, Denoël et Steele, 1931.
  • Mario d'Angelo (coord. avec le concours de l'Observatoire musical français), La musique à la Belle Époque. Autour du foyer artistique de Gustave Fayet (Béziers, Paris, Fontfroide), Narbonne, MAGFF, 2010.
  • Florence Launay, Les compositrices en France au XIX° siècle, Paris, Fayard, 2007.

Liens externes[modifier | modifier le code]