Rigoberto Urán

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Urán Urán est un nom espagnol. Le premier nom de famille, paternel, est Urán ; le second, maternel, souvent omis, est Urán.
Rigoberto Urán
Image illustrative de l'article Rigoberto Urán
Rigoberto Urán en 2014
Informations
Nom Rigoberto Urán
Date de naissance (28 ans)
Urrao
Pays Drapeau de la Colombie Colombie
Équipe actuelle Etixx-Quick Step
Spécialité Grimpeur[1]
puncheur
Équipes professionnelles
2006
2007
2008-2010
2011-2013
2014
2015-
Tenax Salmilano
Unibet.com
Caisse d'Épargne
Sky
Omega Pharma-Quick Step
Etixx-Quick Step
Principales victoires
Jeux olympiques

médaille d'argent, Jeux olympiques Vice-champion olympique sur route 2012
1 championnat
MaillotColombia.PNG Champion de Colombie du contre-la-montre 2015
1 classement annexe de grand tour
Leader du classement des jeunes Meilleur jeune du Tour d'Italie 2012
2 étapes de grand tour

Tour d'Italie (2 étapes)

Rigoberto Urán Urán est un coureur cycliste colombien, né le à Urrao (département d'Antioquia). Il est membre de l'équipe Etixx-Quick Step et professionnel depuis 2006.

Biographie[modifier | modifier le code]

Début de carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Rigoberto Uràn lors de la Bicyclette basque 2007

Rigoberto Urán est passé professionnel en 2006, à 19 ans, dans l'équipe italienne Tenax Salmilano, après avoir obtenu plusieurs titres nationaux sur piste en catégorie junior.

En 2007, il s'engage dans l'équipe Unibet.com, devenant le plus jeune coureur du ProTour. Malgré les difficultés de l'équipe, exclue de plusieurs épreuves du ProTour et notamment des grands tours, Rigoberto Urán se montre à son avantage, notamment durant le Tour de Suisse : il y remporte l'étape arrivant au Lac Noir en s'extirpant du groupe de tête à moins d'un kilomètre de l'arrivée[2]. Il termine neuvième du classement final.

Urán a cependant joué de malchance durant cette saison. D'abord sur la Bicyclette basque : en tête du classement provisoire du contre-la-montre, celui-ci est interrompu à cause du vent alors que six coureurs n'en avaient pas encore terminé, et finalement annulé[3]. Puis, durant la quatrième étape du Tour d'Allemagne, alors qu'il se trouve dans le groupe de Damiano Cunego qui n'allait plus être rejoint, Rigoberto Urán chute dans la descente du col du Riedberg à 15 kilomètres de l'arrivée et doit abandonner[4].

Caisse d'épargne (2008-2010)[modifier | modifier le code]

Il rejoint en 2008 l'équipe espagnole Caisse d'Épargne. Lors de sa première année au sein de cette équipe, il réussit deux podiums importants. En terminant troisième du Tour de Lombardie, il confirme sa deuxième place du Tour de Catalogne.

L'année 2009 voit Urán disputer son premier Tour. En 2010, le coureur participe à son premier Giro. Peu de temps après, il prend le départ du Tour de Suisse, il le finit à la 7e place, après être resté second du classement général jusqu'à l'ultime étape en contre-la-montre.

Sky (2011-2013)[modifier | modifier le code]

Rigoberto Uran lors du Critérium du Dauphiné 2011

Saison 2011[modifier | modifier le code]

Saison 2012[modifier | modifier le code]

Début mars, il participe à Paris-Nice. Il travaille pour son leader Bradley Wiggins, finalement vainqueur de l'épreuve, comme dans la montée Laurent Jalabert à Mende[5]. Il réussit, néanmoins, à terminer douzième[6].

Le 19 mars, Rigoberto Urán se présente au départ d'un Tour de Catalogne, particulièrement, accidenté. Lors de la 1re étape, il finit avec le peloton à 1'32" de Michael Albasini[7]. Cet écart restera le même entre Urán, finalement cinquième et le Suisse, vainqueur de cette 92e édition[8]. Pourtant, le Colombien aura été un grand animateur de la course. Il termine troisième de la 2e étape, dans un peloton réduit, à 31 unités, par les bordures[9]. Après la neutralisation de la 3e étape, Urán remporte la suivante. Parti, avec trois autres coureurs, à la poursuite de Leipheimer et Szmyd, il dispose de suffisamment de ressources, pour battre au sprint un peloton, de 25 coureurs, après la jonction de celui-ci avec les six échappés[10]. Le lendemain, il terminera encore deuxième, battu au sprint par Julien Simon, dans un peloton réduit[11]. Les deux dernières étapes ne permettront pas au Colombien de se rapprocher d'Albasini (malgré une quatrième place, le dernier jour[8]).

Fin mars, il rentre en Colombie, préparer le Tour d'Italie. Il y sera le chef de file de sa formation, et aura pour objectif de terminer dans les cinq premiers[12].

Pour son retour à la compétition, il est le leader de son équipe à la Flèche wallonne. Il chute dans la première partie de la course et se blesse au genou. Il est dirigé vers un hôpital, où il reçoit quelques points de suture[13]. Toutefois, quatre jours après, il est au départ de Liège-Bastogne-Liège (autre course de l'UCI World Tour 2012). La météo n'étant pas favorable, la douleur au genou, combinée au manque d'entraînement dans la semaine[14], l'oblige à abandonner à une centaine de kilomètres de l'arrivée[15].

Le 28 juillet 2012, Rigoberto Urán, 25 ans, remporte la médaille d'argent de la course en ligne des Jeux olympiques à Londres. Il profite du scénario de la course où l'équipe britannique subit de nombreuses attaques pour éviter un final au sprint, avec un sacre promis à Mark Cavendish. Échappé avec une trentaine de coureurs, il attaque à cinq kilomètres de l'arrivée et est suivi par le Kazakh Alexandre Vinokourov. Ce dernier lance le sprint à 300 mètres de l'arrivée, profitant d'un moment d'inattention d'Urán[16],[17]. Le Colombien, à ce sujet, conteste l'idée d'erreur. Selon lui, regarder derrière soi est plutôt un réflexe naturel d'un coureur échappé, s'assurant de l'écart avec ses poursuivants. Il reconnait, cependant, la supériorité d'Alexandre Vinokourov, dans ce moment crucial de la course[18]. Rigoberto Urán est le deuxième Colombien à obtenir une médaille olympique en cyclisme[n 1].

À la fin du mois de septembre, Urán dispute le Tour du Piémont. Celui-ci se termine par une boucle de vingt kilomètres autour de Biella, où se situe la dernière difficulté majeure de l'épreuve, une ascension de six kilomètres à 5,6 %[19]. Sous l'impulsion de Sergio Henao, huit coureurs se dégagent. Rapidement Urán relance et seul Gorka Verdugo peut l'accompagner. Ils effectuent la descente vers l'arrivée, ensemble. À cinq cent mètres, Rigoberto Urán accélère et lâche le Basque[20]. Il remporte la course, devançant, de quelques secondes, cinq des échappés. Le Tour du Piémont sert le plus souvent d'ultime test avant le Tour de Lombardie, qui se déroule deux jours plus tard, où Urán aimerait se distinguer[21].

Rigoberto Urán monte sur le podium de ce Tour de Lombardie, sous des trombes d'eau. Toujours dans le peloton des favoris, réduit à une trentaine d'unités, après le passage au sommet du Ghisallo, Urán subit l'accélération de Joaquim Rodríguez dans les pourcentages les plus forts de la dernière difficulté du jour, le Villa Vergano. La chasse derrière l'Espagnol n'est pas efficace et plusieurs coureurs font la jonction avec Urán, Henao et Contador. Neuf secondes derrière Rodríguez, le Colombien sprinte pour la deuxième place que lui subtilise Samuel Sánchez[22].

Saison 2013[modifier | modifier le code]

Il débute sa saison au Challenge de Majorque. En mars, il joue le rôle d'équipier de Christopher Froome sur Tirreno-Adriatico dont il se classe 25e. Il est 28e du Tour de Catalogne alors qu'il était 5e et vainqueur d'étape l'année précédente. En avril, il dispute les classiques ardennaises mais n'est pas en réussite et ne termine pas l'Amstel Gold Race.

Il participe au Tour d'Italie, où Bradley Wiggins est désigné leader de l'équipe Sky. Celle-ci domine le contre-la-montre par équipes inaugural. Urán est présent dans les dix premiers du classement général durant la première semaine. Lors de la première arrivée en altitude (10e étape) à Montasio, il attaque, gagne l'étape et se hisse à la troisième place du classement général, devant Wiggins[23]. Celui-ci abandonne trois jours plus tard. Urán est dès lors le leader de l'équipe Sky[24]. Il conserve sa troisième place durant la semaine qui suit. Lors de l'avant-dernière étape, disputée sous la neige, il prend la troisième place aux Tre Cime di Lavaredo. Ce résultat lui permet de prendre à Cadel Evans la deuxième place de ce Giro, derrière Vincenzo Nibali[25],[26].

La suite de la saison sera plus discrète de sa part avec un Tour de Pologne et un Tour d'Espagne décevants comme pour toute son équipe malgré une deuxième place lors de la 16e étape, devancé de peu par la révélation Warren Barguil. Ensuite il participe aux championnats du monde de cyclisme sur route où les Colombiens peuvent profiter d'un parcours qui leur est favorable. Lors du dernier tour, Urán parvient à suivre les poursuivants des leaders (Nibali et Rodriguez) lors d'une montée de 4 kilomètres mais il est victime d'une sortie de route dans la descente qui l’empêche de jouer ses chances. Il termine 41e.

Il s'engage dans l'équipe belge Omega Pharma-QuickStep pour la saison 2014. Il change de statut, passant d'équipier de luxe à leader incontesté. Il sera le chef de file de l'équipe belge sur les grands tours.

2014 : deuxième du Tour d'Italie[modifier | modifier le code]

En début d'année 2014, Rigoberto Urán prend la troisième place du Tour d'Oman. En mars, il remporte avec ses coéquipiers le contre-la-montre par équipes de Tirreno-Adriatico, qu'il termine à la 31e place. Durant les semaines qui suivent, il est trentième du Tour de Catalogne, quatorzième du Tour de Romandie.

En mai Urán prend part au Tour d'Italie en tant que leader de l'équipe Omega Pharma-QuickStep. Il remporte la 12e étape, un contre-la-montre tracé entre Barbaresco et Barolo. Il prend à cette occasion le maillot rose de leader, devenant le premier Colombien à le porter[27]. Lors de la seizième étape, à Val Martello (it), il perd la première place du classement général au profit d'un autre Colombien, Nairo Quintana. Troisième de la 19e étape, un contre-la-montre en côte au monte Grappa, il termine deuxième de ce Giro. Quintana, qui le devance de trois minutes, est le premier vainqueur colombien du Tour d'Italie.

De retour en course en août, il est quatrième du prologue du Tour de l'Ain. À la fin du mois, il prend le départ du Tour d'Espagne. En terminant deuxième de la dixième étape, un contre-la-montre où il n'est devancé que par le champion du monde Tony Martin, il se hisse à la troisième place du classement général. Diminué par un bronchite durant les jours qui suivent, il perd un quart d'heure lors de la seizième, et se trouve ainsi écarté de la victoire[28]. Il ne prend pas le départ le lendemain[29].

Sélectionné en équipe nationale pour le championnat du monde sur route, il en prend la 27e place. Il termine la saison au Tour de Pékin, où il est neuvième du classement général

Palmarès sur route et classements mondiaux[modifier | modifier le code]

Palmarès année par année[modifier | modifier le code]

Palmarès amateur[modifier | modifier le code]

Palmarès professionnel[modifier | modifier le code]

Résultats sur les grands tours[modifier | modifier le code]

Tour de France[modifier | modifier le code]

3 participations

Tour d'Italie[modifier | modifier le code]

5 participations

Tour d'Espagne[modifier | modifier le code]

4 participations

Résultats sur les championnats[modifier | modifier le code]

Discipline/Année 2008 2009 2010 2011 2012 2013
Championnats du monde
Course en ligne 101e 135e 23e 41e
Jeux olympiques
Course en ligne Abd 2e

Classements mondiaux[modifier | modifier le code]

Année 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014
Classement ProTour 118e[34] 25e[35]
Classement mondial UCI 90e[36] 100e[37]
UCI World Tour 24e[38] 15e[39] 27e[40] 30e[41]

Palmarès sur piste[modifier | modifier le code]

  • 2003
    • MaillotColombia.PNG Champion de Colombie de la course aux points débutants
    • 2e du championnat de Colombie de poursuite débutants
  • 2005
    • MaillotColombia.PNG Champion de Colombie de poursuite juniors
    • MaillotColombia.PNG Champion de Colombie de la course aux points juniors
    • MaillotColombia.PNG Champion de Colombie de scratch juniors

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La première médaille olympique pour la Colombie en cyclisme est la médaille de bronze obtenue par María Luisa Calle à la course aux points en 2004.
  2. Carlos Barredo, initialement deuxième de la Classique de Saint-Sébastien 2011, a été déclassé en juillet 2014 par l'UCI[33].

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Caisse d'épargne », sur letour.fr (consulté le 5 mars 2011)
  2. (en) « Uran boosts Unibet morale, Efimkin still in pole position », Cyclingnews.com, 23 juin 2007.
  3. (en) « Urán wins abbreviated TT », Cyclingnews.com, 9 juin 2007.
  4. (en) « Cunego is back as Voigt defends yellow », Cyclingnews.com, 13 août 2007.
  5. « Wiggins comme un chef », sur www.velo101.com (consulté le 5 avril 2012)
  6. « Les différents classements de Paris-Nice 2012 », sur www.letour.fr (consulté le 3 avril 2012)
  7. « Albasini saisit l'opportunité », sur www.velo101.com (consulté le 27 mars 2012)
  8. a et b « Les classements officiels de la septième et dernière étape du Tour de Catalogne 2012, cf p.2 », sur www.edosof.com (consulté le 27 mars 2012)
  9. « Albasini saute de joie, Valverde saute tout court », sur www.velo101.com (consulté le 27 mars 2012)
  10. « Albasini joue la montre », sur www.velo101.com (consulté le 27 mars 2012)
  11. « Simon prend de la caisse », sur www.velo101.com (consulté le 27 mars 2012)
  12. (es) « Rigoberto Urán: ¨La idea es estar en el top 5 del Giro de Italia¨ », sur www.antena2.com.co,‎ (consulté le 25 mai 2014)
  13. (es) « El colombiano Urán (Sky) termina con puntos en la rodilla la Flecha Valona », sur www.biciciclismo.com (consulté le 19 avril 2012)
  14. (en) « Not to be for team in Liege », sur www.teamsky.com (consulté le 25 avril 2012)
  15. (es) « Lieja-Bastón-Lieja: Caballo que alcanza gana », sur espndeportes.espn.go.com (consulté le 24 avril 2012)
  16. « La retraite dorée de Vino », sur lequipe.fr,‎ (consulté le 28 juillet 2012)
  17. (en) « Vinokourov wins Olympic gold medal », sur cyclingnews.com,‎ (consulté le 28 juillet 2012)
  18. (es) « “Siempre es un orgullo vestir la camiseta de Colombia. No cometí ningún error en la llegada”: Rigoberto Urán », sur www.revistamundociclistico.com,‎ (consulté le 30 septembre 2012)
  19. « Hip hip hip Uran », sur www.velo101.com (consulté le 29 septembre 2012)
  20. (it) « gran piemonte 2012 », sur www.youtube.com (consulté le 29 septembre 2012)
  21. (es) « Giro del Piemonte: Rigoberto Urán se alza con el triunfo de la clásica italiana. Sergio Henao fue 4º y Carlos Betancur otra vez 5º », sur www.revistamundociclistico.com (consulté le 29 septembre 2012)
  22. (it) « Rodriguez ! Il Lombardia a Purito », sur video.gazzetta.it (consulté le 30 septembre 2012)
  23. « Viva Colombie », sur velochrono.fr,‎ (consulté le 27 octobre 2013)
  24. (en) « In Wiggins' absence, Uran takes the reins at Sky », sur cyclingnews.com,‎ (consulté le 27 octobre 2013)
  25. (en) « Nibali was untouchable, says Uran », sur cyclingnews.com,‎ (consulté le 27 octobre 2013)
  26. (en) « Urán happy second place in the Giro d'Italia », sur cyclingnews.com,‎ (consulté le 27 octobre 2013)
  27. « Giro - Rigoberto Uran, le 1er Colombien en rose », sur www.cyclismactu.net,‎ (consulté le 25 mai 2014)
  28. (en) « Bronchitis takes Uran out of GC contention », sur cyclingquotes.com,‎ (consulté le 28 janvier 2015)
  29. (en) « Uran, Knees and Zubeldia abandon the Vuelta », sur cyclingquotes.com,‎ (consulté le 28 janvier 2015)
  30. « Contador suspendu deux ans ! », sur lequipe.fr,‎
  31. Alberto Contador, initialement vainqueur de la course, a été déclassé en février 2012 par le tribunal arbitral du sport[30]. Urán, cinquième initialement, est alors reclassé quatrième.
  32. « 21 Mar-27 Mar 2011 - General classification: Lloret de Mar - Barcelona », sur uci.infostradasports.com (consulté le 6 juillet 2012)
  33. (en) « Menchov case an example of the UCI's "new way of communicating" on doping violations », sur cyclingnews.com,‎ (consulté le 15 juillet 2014)
  34. « Classement ProTour 2007 », sur uciprotour.com (consulté le 16 juillet 2011)
  35. « Classement ProTour au 20 septembre 2008 », sur http://www.memoire-du-cyclisme.eu/,‎ (consulté le 6 avril 2013)
  36. « Classement Mondial UCI 2009 », sur uci.ch, UCI,‎ (consulté le 24 mars 2012)
  37. (en) « UCI WorldTour Ranking - 2010 - Individual », sur uci.html.infostradasports.com, UCI (consulté le 12 janvier 2015)
  38. (en) « UCI WorldTour Ranking - 2011 - Individual », sur uci.html.infostradasports.com, UCI (consulté le 29 février 2012)
  39. (en) « UCI WorldTour Ranking - 2012 - Individual », sur uci.html.infostradasports.com, UCI (consulté le 14 octobre 2012)
  40. (en) « UCI WorldTour Ranking - 2013 - Individual », sur uci.html.infostradasports.com, UCI (consulté le 1 novembre 2014)
  41. (en) « UCI WorldTour Ranking - 2014 - Individual », sur uci.html.infostradasports.com, UCI (consulté le 14 octobre 2014)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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