Richard J. Thomson

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Richard J. Thomson
Description de l'image Richard J.Thomson.png.
Nom de naissance Julien Richard-Thomson
Surnom RJT
Naissance (48 ans)
Niort, Deux-Sèvres, France
Nationalité Drapeau de la France française
Profession Réalisateur
Scénariste
Producteur
Site internet http://www.rjthomson.com

Richard J. Thomson, de son vrai nom Julien Richard-Thomson, né le à Niort, est un réalisateur, scénariste et producteur de films français, également auteur et journaliste.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après des études de cinéma, il se lance dans les années 1990 dans la réalisation de films à très petits budgets produits par la revue Mad Movies[1]. Cela lui a valu d'être considéré comme "le porte-drapeau du Do It Yourself"[2], comme l'écrit Le Blog du Cinéma ou encore la revue Popcorn.

Durant ses études de cinéma il a comme professeur le cinéaste Eric Rohmer. Il est l'un des premiers français à avoir tourné des longs-métrages directement en vidéo[3]. Ses films, conçus comme des hommages aux séries B et Z, tournés dans des conditions proches de l'amateurisme et distribués en VHS, lui valent une réputation d'« Ed Wood français »[4]. Il s'agit le plus souvent de parodies de films fantastiques, comme Terror of Prehistoric Bloody Creature from Space, comédie à base de dinosaures et de savants fous. Dans certains de ses premiers films, il donne volontiers des rôles à d'ex-pornostars comme Élodie Chérie et Coralie Trinh Thi, ou des personnalités décalées comme le chanteur Edouardo Pisani. Ces longs-métrages ne connaissent qu'une diffusion confidentielle, et plusieurs de ses projets sont abandonnés par manque de moyens. Il connaît également, à l'occasion de la sortie de Terror of Prehistoric Bloody Creature from Space, des déboires avec Philippe de Villiers, qui menace de porter plainte car l'un des personnages porte le même nom de famille que lui : l'homme politique obtient finalement que le nom du personnage soit bipé sur la bande-son[1].

Suite à cette filmographie faite de séries Z parodiques tournées avec des moyens dérisoires durant ses jeunes années, il mène ensuite une carrière dans l'audiovisuel, réalisant des clips et reportages pour différentes émissions de télévision et dirigeant une agence de presse[5]. Il collabore ainsi à de nombreux titres de la presse magazine (Paris Match, Entrevue, L'Echo des Savanes...)

En 2010 l'éditeur Bach Films réédite trois de ses films en DVD dans un coffret collector. Il tourne le thriller fantastique Bloody Flowers, où apparaissent Amanda Lear et Doria Tillier, mais le film est bloqué en France en raison d'un procès intenté par une actrice qui ne souhaite plus apparaître à l'écran[1]. Le film est distribué en DVD aux États-Unis ainsi que A very very sexy snuff movie une compilation de courts-métrages en langue anglaise.

Début 2014, il se lance dans un nouveau projet de film, intitulé Korruption, dont il tourne des scènes sous forme de teaser afin de recueillir des financements, dans les locaux de la mairie d'Asnières. Ce tournage est l'occasion d'une polémique quelques mois plus tard : après les élections municipales, la nouvelle équipe UMP accuse en effet le réalisateur et ancien adjoint PS d'avoir tourné un film « porno soft » dans l'hôtel de ville[6],[7]. Le tournage doit alors être abandonné faute de financements et du fait du renoncement de certains acteurs[1]. Le , le maire d'Asnières Manuel Aeschlimann et d'autres élus municipaux sont condamnés pour diffamation par le Tribunal correctionnel de Paris[8]. Le , Le Point est condamné à son tour pour la même raison. Ce journal est à nouveau condamné en appel le à verser des dommages et intérêts au réalisateur[9].

Il a publié en un livre, intitulé Mon cinéma de A à Z (Arcadès) qui revient sur son parcours de cinéaste indépendant, où il livre sa conception du cinéma fantastique et sa vision du cinéma français[4]. Il publie Infox, le grand livre des fake news (Editions Hugo / Désinge) en 2019, un essai sur le phénomène des infox, et Manon Lafrance (Jaguarundi Editions) en 2020.

Engagement politique[modifier | modifier le code]

Le cinéaste est par ailleurs de 2008 à 2014 élu au conseil municipal d'Asnières-sur-Seine, et adjoint à la communication du maire PS Sébastien Pietrasanta[1]. Il participe à la création de l' Union des démocrates et écologistes (dont il devient secrétaire national Culture et Médias en 2017). Depuis 2018, il anime le pôle Médias du think-tank Démocratie vivante. Militant pour la société inclusive, il est à l'origine de la Charte du candidat inclusif [10]qui est signée par des centaines de candidats aux élections municipales de 2020.

Il publie en un [ rapport] sur le cinéma français, dans le cadre du think-tank Démocratie Vivante, remis à la ministre de la Culture Françoise Nyssen qu'il reprend dans une tribune publiée dans le Figaro sous le titre Quel avenir pour le cinéma français ?[11],[12]. Il y défend « un cinéma français diversifié, réellement constitutif de notre exception culturelle et pleinement adapté à l'ère du numérique ». Il reproche au cinéma français sa concentration et son manque de diversité, propose une chronologie des médias ramenée à 6 semaines ou encore un quota de spectateurs dans les jurys du CNC. Il s'engage également pour que le 7e Art s'ouvre davantage aux personnes en situation de handicap et publie des tribunes[13] dans l'Obs, le Huff ou le Figaro sur ce thème, au nom d'un collectif de cinéastes.

Il écrit, signe et co-signe de nombreuses tribunes dans la presse nationale française (L'Obs, le JDD, le Huffington Post, Le Figaro....), sur les thèmes des médias, du cinéma, de l'inclusion...

En 2019 il devient président du premier Syndicat des professionnels du cinéma en situation de handicap (SPCH).

Filmographie[modifier | modifier le code]

Courts métrages[modifier | modifier le code]

Julien Richard-Thomson a réalisé une cinquantaine de courts-métrages, la plupart tournés durant son enfance puis adolescence ; les plus récents sont :

  • 1991 : Drashima le vampire nucléaire
  • 1992 : Vampyrmania
  • 1995 : Happy Birthday
  • 1996 : Loup Garou !
  • 1997 : Invasion of Green Big Heads From Unknown

Longs métrages[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d et e Alexandre Hervaud, « Julien Richard-Thomson, les bobines à nanar » sur Libération, 6 juillet 2015
  2. « Interview de Julien Richard-Thomson »
  3. Mad Movies, « La méthode Thomson (2/2) | Mad Movies », sur Mad Movies (consulté le 1er mars 2017)
  4. a et b Antoine Katerji, « Le nain avait la fâcheuse tendance de tripoter les fesses des actrices », L'Obs. Rue 89, 25 avril 2015.
  5. INTERVIEW DE JULIEN RICHARD-THOMSON, RÉALISATEUR ET PRODUCTEUR, Les échos d'Altaïr, 7 mai 2014
  6. « Pas de porno à la mairie », Paris Match, 2 juillet 2014
  7. Scandale à la mairie d'Asnières :«Entre loufoquerie et porno soft», Le Figaro, 1er juillet 2014
  8. Manuel Aeschlimann condamné dans l'affaire du "porno-soft", Paris Match, 15 mars 2016
  9. «Porno» tourné à la mairie d'Asnières : «Le Point» condamné pour diffamation, Libération, 2 mars 2018.
  10. affiches-parisiennes.com, « L'Inclusion à l'heure des Municipales », sur Affiches Parisiennes (consulté le 25 août 2020)
  11. « Penser le cinéma français de demain », democratie-vivante.fr.
  12. Julien Richard-Thomson, « Quel avenir pour le cinéma français ? », Le Figaro,‎ (lire en ligne).
  13. « Cinéma et Handicap : personne ne doit être empêché de faire du cinéma ! », L'Obs,‎ (lire en ligne, consulté le 6 juillet 2018).

Liens externes[modifier | modifier le code]