Richard Orlinski

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Richard Orlinski
Richard Orlinski.jpg
Richard Orlinski, à l'hotel Le Strato,Courchevel 2020.
Naissance
(54 ans)
Paris (France)
Nationalité
Activité
Formation
Mouvement
Site web
Œuvres principales
Crocodile, Panthère, Wild Kong

Richard Orlinski est un sculpteur et musicien français, né le à Paris.

Surtout connu pour le montant de ses ventes et son absence du milieu artistique contemporain[1], il est actif depuis 2004 et est surnommé « le sculpteur des stars » par Paris Match[2].

Ses œuvres ne sont pas forcément des pièces uniques et le concept de sa pratique est une marque déposée à l'INPI[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Parcours artistique[modifier | modifier le code]

Richard Orlinski grandit à Paris. Enfant il montre un intérêt pour l'art[3],[4].

Après des études à Neuilly-sur-Seine, il obtient un bac économie, puis un Deug à l'université Paris-1 et intègre l'Institut de management international de Paris. Étudiant, il se tourne vers l'art[4].

Après différent métiers et une pratique de l'art en amateur, il décide de se consacrer pleinement à l'art au début des années 2000. Il quitte ses fonctions professionnelles et travaille deux ans avant de présenter au public en 2004 sa première sculpture[4].

Les galeries commencent alors à s'intéresser à son travail. Il expose à Aspen aux États-Unis ou Val-d'Isère et Courchevel[3]. Il est exposé à la Fiac de Paris en 2006. Il vend pour des collectionneurs privés comme Sharon Stone et Pharrell Williams, qui comptent parmi ses premiers clients[3]. En 2014, il a vendu une œuvre pour 15 millions d'euros[3]. Il réalise également des collaborations avec le chocolatier Jean-Paul Hévin, le chef Frédéric Anton, la cristallerie Daum, l’orfèvrerie Christofle et le parc Disneyland Paris. Une de ses oeuvres figure au siège de Twitter France. En 2016, ses œuvres sont présentées dans 90 galeries dans le monde[3].

Selon Le Quotidien de l'Art, Richard Orlinski est « peu connu de la presse spécialisée art », en revanche il apparaît « souvent dans les magazines généralistes, notamment de décoration »[5]. En effet, bien que l'artiste rencontre un succès commercial, il est peu présent dans les foires, expositions et collections des musées les plus influents. Dans une entrevue avec L'Express, l'artiste explique que « quand ce petit monde entend prononcer mon nom, il lève les yeux au ciel […] La seule fois où j'ai pu exposer à la Fiac, c'était au travers d'une association caritative. […] Et, au bout de deux jours, le commissaire de l'exposition m'a prié de faire mes bagages[6]. » Richard Orlinski sait être « ostracisé par un milieu de l'art hostile à ce « sculpteur des stars », et il se considère « heureux d'être à la fois populaire et prisé »[7].

Autres activités et vie personnelle[modifier | modifier le code]

En 2012, sollicité par l’Association caritative Make a wish , qui accomplit le vœu d’enfants hospitalisés, Richard Orlinski a réalisé une série de crocodiles en résine, destinés à être customisés. Il a sollicité des artistes de son choix : Speedy Graphito, Hervé Di Rosa, Stéphane Cipre, Bouaz, Yang Jiechang, Annick Cuadrado. Ces crocodiles ont été vendus aux enchères au profit de l’Association[8].

Il participe à un clip de la chanteuse néerlandaise Eva Simons[3]

En 2016 il créé le trophée des W9 d'Or.[9]

En 2017, il expose dans la villa de l'émission de téléréalité Les Anges 9[10].

En 2018, il crée le trophée du vainqueur du Grand Prix de France de Formule 1[11].

Divorcé en 2014, il est père d'une fille et trois garçons[3].

Poursuites judiciaires[modifier | modifier le code]

En 2013, l'artiste français Xavier Veilhan et la galerie Emmanuel Perrotin ont lancé une poursuite judiciaire contre Richard Orlinski pour parasitisme devant le tribunal de grande instance de Paris. Le , le tribunal a rejeté cette poursuite. Le juge a estimé que « les artistes avaient des univers distincts, que leurs œuvres ne présentaient pas de similitudes dans le sujet traité et qu’il n’y avait pas de risque de confusion, notamment du fait de la clientèle des artistes — institutionnelle pour Veilhan et attachée à une volonté de décoration pour Orlinski[12]. »

En juin 2019, le Parquet national financier (PNF) ouvre une enquête préliminaire à son encontre pour « blanchiment de fraude fiscale aggravé »[13]. Antony Gébrier, son agent de 2007 à 2019, affirme qu'après avoir racheté une société espagnole de décoration, il l'aurait ensuite utilisée comme société écran pour éviter l'imposition française[14].

Publication[modifier | modifier le code]

  • Pourquoi j'ai cassé les codes, Éditions Michel Lafon, 2017[15].
  • Richard Orlinski, Sonia Chaine, Exils Éditeur, coll. « Cimarosa », 2012, 220 p.   (ISBN 2912969670),
  • Richard Orlinski, Orlinski Pompon: Le choc des Titans, Albin Michel, 2018

Musique[modifier | modifier le code]

  • 2016 : premier single, Heartbeat, avec Eva Simons, classé numéro un des ventes en France la semaine du 21 octobre 2016[16].
  • Février 2017 : Paradise, avec Evangeline.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Julien Baldacchino, « Art, com', stars : quelle est la recette de Richard Orlinski, cet artiste contemporain qui remplit l'Olympia ? », sur www.franceinter.fr, (consulté le 9 août 2020)
  2. Élisabeth Couturier, « 57e Biennale de Venise : l'expérience sonore de Xavier Veilhan », Paris Match,‎ (lire en ligne).
  3. a b c d e f et g Virginie Le Guay, « Richard Orlinsky : ses animaux ont fait sa fortune », Paris Match, semaine du 30 juin au 6 juillet 2016, p. 86-91.
  4. a b et c Sonia Chaine, Richard Orlinski, Exils Editeur, coll. « Cimarosa Luxe », , 220 p. (ISBN 2912969670), p. 17, 27-122, 193.
  5. Roxana Azimi, « L'artiste Xavier Veilhan attaque Richard Orlinski pour parasitisme », Le Quotidien de l'Art,‎ (lire en ligne, consulté le 10 mai 2017)
  6. « L'art contemporain est-il une imposture? », LExpress.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 10 mai 2017)
  7. Franck Leclerc, « À Saint-Jeannet, Richard Orlinski sort du moule », sur Monaco-matin, (consulté le 10 mai 2017)
  8. Sonia Chaine, Richard Orlinski, Exils Editeur, coll. « Cimarosa Luxe », , 220 p. (ISBN 2912969670), p. 17, 27-122, 193.
  9. « La cérémonie des “W9 d’or” se précise », sur La lettre de l'audiovisuel (consulté le 9 août 2020)
  10. « Les Anges 9 - Découvrez quelle superstar a décoré la ville cette saison ! », nrj-play.fr, 23 janvier 2017.
  11. « Découvrez en exclusivité le trophée du Grand Prix de France F1 », sur varmatin.com,
  12. « Veilhan perd son procès contre Orlinski | AMA | Art Media Agency », sur fr.artmediaagency.com (consulté le 10 mai 2017).
  13. « La justice enquête sur les biens de Richard Orlinski, le célèbre sculpteur des stars », sur leparisien.fr,
  14. Benjamin Puech, « Le sculpteur Richard Orlinski soupçonné de «blanchiment de fraude fiscale» par la justice », sur Le Figaro.fr, (consulté le 9 août 2020)
  15. Richard Orlinski, « Richard Orlinski, Pourquoi j'ai cassé les codes » (consulté le 25 mai 2017).
  16. « Top Titres : Richard Orlinski et Eva Simons détrônent Julien Doré, M. Pokora s'envole », (consulté le 31 octobre)

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles[modifier | modifier le code]

  • L'Expansion, juillet-août 2014, « Ces hommes clé qui font monter une cote ».
  • Paris Match, 19 décembre 2013, « Richard Orlinski dans la jungle de l'art » de Frédérique de Granvilliers.
  • L'Express, 18 janvier 2012, « Internet et la Chine révolutionnent le marché de l'art (aussi) » de Christine Kerdellant.
  • Gazette de l'Hôtel Drouot, 11 novembre 2011, « Une panthère rugissante ».
  • Art Price, 14 octobre 2011, « Top Ten des 10 meilleures enchères 2010-2011 ».
  • Les Échos, 8 avril 2011, « La cote des artistes français » de Judith Benhamou Huet.
  • Le Monde, 28 décembre 2008, « Art à tous prix pour amateurs non fortunés » de Véronique Lorelle.
  • Le Figaro Beaux Arts Éditions, « Le guide du collectionneur 2009 », article page 162.
  • Le Figaro Beaux Arts Hors-Série, « Le guide 2008 du marché de l'art », article page 189.
  • Eco & vous, no 23, mars 2008, article page 21.
  • Beaux Arts magazine, no 273, mars 2007, article page 8.
  • Artpress, no 328, novembre 2006, article page 7.
  • Beaux Arts magazine, no 269, novembre 2006, « Spécial Fiac 2006 », article page 37.
  • Art Actuel, no 47, novembre-décembre 2006, article page 93.

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]