Richard Olivier

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Richard Olivier
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Biographie
Naissance
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BruxellesVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité

Richard Olivier est un auteur, réalisateur, écrivain, cinéaste belge, né à Bruxelles le 9 août 1945.

Biographie[modifier | modifier le code]

Les années théâtre[modifier | modifier le code]

Alors qu’il est en pension, il conjure l’ennui et découvre sa vocation - qui fut d'abord théâtrale - en assistant à la représentation de Maître après Dieu de Jan de Hartog. Il étudie deux ans à l’Institut des Arts et Diffusion (IAD) que, son tempérament rebelle aidant, il quitte après deux ans. Pendant deux saisons, il interprète divers rôles dans des théâtres bruxellois, tels que le Théâtre national de Belgique et à la télévision belge. Il participe au tournoi des Théâtres Universitaires en jouant et en mettant en scène Histoire de nuit d’O Casey, dans un décor de Picha. Après son service militaire, il se met spontanément à une écriture qui privilégie la satire et l’humour.

Encouragé par d'anciens amis de l’IAD, il crée à La Cantilène, cabaret littéraire bruxellois dirigé par le chanteur-compositeur Freddy Zegers, un spectacle intitulé Pop Corn. Son personnage dénommé Pop deviendra par la suite le héros de gags photographiques. Réalisés en collaboration avec Gérald Frydman., les strips seront publiés dans plusieurs hebdomadaires.

Plus tard, Gérald Frydman et Richard Olivier réaliseront ensemble des films d’animation avec ‘’Pop’’ pour personnage principal. Tournés en 35 mm et produits par la SETECT et [( L’argent )]., ils obtinrent le Prix de la RTBF au Festival de La Louvière en 1969.

Jean-Christophe Averty, alors réalisateur-producteur de célèbres émissions à l’O.R.T.F: Les raisins verts et Au risque de vous plaire s’intéresse à leurs travaux ainsi que Pierre Prévert.

Richard Olivier réalise aussi, et toujours en collaboration avec Gérald Frydman pour ce qui est de la photographie, des reportages en free lance pour Le Soir Illustré et Le Patriote illustré consacrés à des personnalités du monde artistique tels que Joseph Kessel,Adamo, Pierre-Jean Vaillard, Tino Rossi, Barbara, Serge Reggiani, Raymond Devos, Félix Labisse,René Goscinny et Albert Uderzo, etc. ainsi que de nombreux romans-photos pour l’hebdomadaire féminin Chez Nous.

Richard Olivier met aussi au point une nouvelle technique de roman-photo avec des sujets de reportages-fictionnés réalisés dans le milieu musical et sportif. À cet effet, il rencontre à Paris l’éditeur Daniel Filipacchi qui lui propose de collaborer en adaptant la formule dans son célèbre magazine Salut les Copains.

En 1969, Richard Olivier fait la connaissance d’Albert-André Lheureux, le directeur et metteur en scène du Théâtre de l’Esprit Frappeur qui lui propose de réunir quelques-uns de ses sketches pour en faire un spectacle théâtral intitulé : Un hippopotame si sympathique. À l’affiche notamment, le comédien auteur-compositeur André Burton qui deviendra son ami et pour lequel il écrira en 1976 King Singer. Cette pièce musicale est créée et mise en scène par A.A.Lheureux à l’Esprit Frappeur, puis reprise l’année suivante au Théâtre du Jardin Botanique. Ce sera là le tout premier spectacle joué dans La Rotonde du Botanique. André Burton, auteur des paroles des chansons et interprète du rôle de Henry Kissinger, recevra à cette occasion le Prix des Critiques de Variété en 1977.

En 1978, Richard Olivier écrit une pièce satirique Big Dady Dada mise en scène par Christian Ferauge et créée au Théâtre de l’Esprit Frappeur. Avec la collaboration du dessinateur satiriste Jean-Louis Lejeune, il écrit le scénario et les dialogues d’une bande dessinée intituléeAmin Dada Ier Empereur de Belgique pour le célèbre hebdomadaire bruxellois Pourquoi Pas ?, qui seront censurés par la rédaction à la suite de plaintes de lecteurs…royalistes et patriotiques. Un album de cette bande-dessinée, complétée par d’autres histoires, sera éditée l’année suivante aux Editions Multipress.

De 1969 à 1974, Richard Olivier écrira, en collaboration avec Christiane Stevens, de nombreux scénarios pour les besoins de l’émissionFeu Vert de la RTBF réalisée par Jacques Vernel et dont le comédien principal est Bernard Faure, futur Monsieur Zygo. Ce dernier interprétera entre autres le rôle de Gulliver dans les séries Une puce et des géants, Un géant et des puces et Gulliver au pays de la folie douce, librement adaptées des romans de Jonathan Swift.

À la même époque Richard Olivier et Christiane Stevens écrivent une série télévisée pour enfants intitulée Les aventures de Cerise et Hippie, dessinée par Nicole Cromps. Cette série fera aussi l’objet de deux albums publiés aux Editions Dupuis.

Les années ciné[modifier | modifier le code]

En 1971, Richard Olivier réalise son premier court-métrage de fiction :Y en a marre des bananes pour lequel il reçoit une aide à la première œuvre octroyée par le Ministère de la Culture française de Belgique. Dans le rôle principal, André Burton interprète le personnage du gorille auteur-compositeur encagé à vie.

L’envie et le besoin de réalisation ne le quittera plus et, avec la précieuse et efficace collaboration de Monique Licht en tant que directrice de production, ils fonderont Olivier Films.

Farouchement indépendant, Richard Olivier réalise en collaboration - principalement avec la RTBF - des sujets jusqu’alors inédits en mettant au point un style de réalisation qui mélange spectacle et document, tels que Leurs trucs en plumes, Le charme de l’ambiguïté, Strip School, Les Idolettes, Black Paris qui seront diffusés dans nombre de chaînes télévisées de par le monde. Il réalise aussi plusieurs documents de création consacrés à la chanson française tels que La Chanson Rebelle, Chants d’Amour, Chants d’Amore, La Chanson Satirique, Chants de Femme. Dès 1985, il collaborera à la célèbre émission Strip-tease pour laquelle il tournera entre autres le tout dernier sujet belge intitulé Le der des der en 2002.

1981 : l’année Marvin[modifier | modifier le code]

En 1981, Richard Olivier produit un document musical exceptionnel Marvin Gaye transit Ostende consacré au chanteur-compositeur afro-méricain Marvin Gaye. Ce dernier séjourna à Ostende pendant 18 mois avant de repartir aux États-Unis en 1982 où il mourut assassiné par son père en avril 1984. Ce document est le seul témoignage filmé de la vie que menait le géant de la Soul Music en Belgique à un moment-clé de son existence. En 2002, Richard Olivier produit un second film Remember Marvin Gaye, qui est une version longue et remixée du premier.

Ces deux films remporteront un immense succès auprès de tous les admirateurs du célèbre auteur de What’s Going On et Sexual Healing.[travail inédit ?]

Par la suite Richard Olivier tournera et produira, en collaboration avec le Centre Bruxellois de l’Audiovisuel (CBA), Wallonie Image Production (WIP), la RTBF, RTL et le Ministère de la Communauté française de Belgique de nombreux documents de création dont les titres principaux sont : Marchienne de vie, Wilchar, les larmes noires, Peaux de chagrin, La Belgiq’kitsch, Les Fous du Roi, Au fond Dutroux, Un été à Droixhe, Les Allumés de la foi, Mal Aimé, Dialogues avec l’au-delà, Petits meurtres ordinaires, etc. (voir: [1])

Les années mémoire[modifier | modifier le code]

En 2000, Richard Olivier entreprend le tournage de son premier long métrage Esther Forever (pour lequel il devient son propre caméraman). Un tournage qui durera sept ans. En 2007, le film est récompensé par le Prix du meilleur documentaire au Festival du Film Indépendant de Bruxelles et le Prix du meilleur documentaire belge de la Communauté française. Ce film minimaliste, tant sur le plan de la production que de son écriture filmique, raconte l’histoire de deux sœurs septuagénaires, Esther et Elvire, qui vivent à Machelen près de Vilvorde dans la banlieue flamande de Bruxelles. En 2008, il s’attelle à une réalisation pharaonique qui consiste à filmer pendant quatre années des cinéastes belges…connus, méconnus, inconnus. Ce projet, intitulé Big Memory, sera décliné en 2011 sous les formes d’un livre édité par Les Editions Nouvelles et d’un coffret composé de dix DVD double couche d’une durée totale de 37 heures. Les cent soixante-dix portraits, de treize minutes chacun, seront diffusés sur La Trois de la RTBF à raison d’un portrait par jour.