Richard Lovell Edgeworth

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Richard Lovell Edgeworth
Richard Edgeworth.jpg

Richrad Lovell Edgeworth; Gravure de A. Cardon, 1812

Fonction
Député à la Chambre des communes irlandaise
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 73 ans)
IrlandeVoir et modifier les données sur Wikidata
Formation
Activité
Conjoint
Honora Sneyd (en) (de à )Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfant
Francis Beaufort Edgeworth (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Domaine
Membre de
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Edgeworth.

Richard Lovell Edgeworth (31 mai 1744 - 13 juin 1817) est un écrivain et inventeur britannique.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il était originaire d'Irlande, où son père possédait la terre d'Edgeworthstown. Il s'appliqua de bonne heure à la mécanique, eut en 1763 la première idée du télégraphe aérien, et imagina en 1767 une voiture qui transportait avec elle un petit chemin de fer sur lequel elle roulait. En 1771, il vint s'établir à Lyon et y commença la construction d'une digue pour détourner le cours de la Saône et reculer sa jonction avec le Rhône ; mais, mal secondé, il fut obligé de renoncer à ses travaux.

Il prit part en 1782 aux efforts tentés par les Irlandais pour assurer leur indépendance, fut élu en 1798 député de l'Irlande à la Chambre des communes, et se prononça ouvertement contre l'union.

Il épousa en 1797 (4ème noce), Annie Beaufort, la sœur de Francis Beaufort, futur amiral de la Royal Navy et père de la fameuse échelle Beaufort. C'est avec ce dernier que Richard Lovell Edgeworth installa en 1803 le premier télégraphe en Irlande, basé sur l'installation d'une succession de sémaphores, chargés de relayer les messages. Compte tenu des conditions climatiques irlandaises, l'opération s'est soldée par un échec[1]. Malgré cette déconvenue, Richard Lovell Edgeworth continua à se passionner pour les innovations scientifiques et partagea, à partir de 1804, tout son temps entre la mécanique, l'agronomie et le perfectionnement de l'éducation. Il a entretenu une correspondance avec Francis Beaufort jusqu'à sa mort et celui-ci épouse en 1838 (seconde noce), sa fille Honora[1].

Il est le père de Maria Edgeworth, écrivaine, et de 21 autres enfants, dont Charlotte et Honora liées à Francis Beaufort.

Œuvres[modifier | modifier le code]

On lui doit :

  • Traité sur la construction des moulins, en français, 1778 ;
  • Traité sur la résistance de l'air, 1783 ;
  • Traité sur l'application des ressorts aux charrettes, 1812 ;
  • Traité sur les chaussées et les voitures, 1813 ;
  • Essai sur la construction des routes et des voitures, 1827 (lire en ligne);
  • (avec sa fille) Practical éducation, 1798, traduit par Charles Pictet de Rochemont : Professional éducation, 1808.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  • Cet article comprend des extraits du Dictionnaire Bouillet. Il est possible de supprimer cette indication, si le texte reflète le savoir actuel sur ce thème, si les sources sont citées, s'il satisfait aux exigences linguistiques actuelles et s'il ne contient pas de propos qui vont à l'encontre des règles de neutralité de Wikipédia.
  1. a et b Reding, Raymond., Beaufort : l'amiral du vent : une vie de Sir Francis Beaufort (1774-1857) (ISBN 9782361995591, OCLC 1013596077, lire en ligne), p. 93-96

Liens externes[modifier | modifier le code]