Richard Glover (pirate)

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Richard Glover
Biographie
Décès
Activité

Richard Glover (décédé en 1697 ou 1698) est un pirate et marchand d'esclaves actif dans les Caraïbes et sur la mer Rouge à la fin des années 1690.

Biographie[modifier | modifier le code]

Richard Glover, son beau-frère John Hoar, Thomas Tew et d'autres capitaines obtiennent des lettres de marque du gouverneur de New York Benjamin Fletcher en 1694[1]. Fletcher sera plus tard accusé de collusion, sachant très bien que ces capitaines avaient l'intention de se livrer à des actes de piraterie. Glover reçoit le commandement du Charming Mary, un navire de 200 tonneaux, 16 canons et 80 hommes [2], propriété de John Beckford, du colonel Russel et du juge Coats. En automne 1694, Glover arme le Charming Mary à la Barbade et navigue vers la côte est de l'Afrique en suivant le Pirate Round (le « parcours du pirate » de Tew, pour y chercher du riz et des esclaves.

Glover arrive au comptoir pirate d'Adam Baldridge sur l'île Sainte-Marie au large de Madagascar en août 1695, où il carène le Charming Mary et fait commerce avec Baldridge. En octobre 1695, il part pour Madagascar chercher des esclaves et faire du commerce[2].

Peu de temps après le départ de Glover, l'Amity de Thomas Tew, un sloop de 70 tonneaux, 8 canons et 60 hommes, arrive dans la colonie mais sans son capitaine, Tew ayant été tué en combattant des navires maures aux côtés de Henry Every. Sous le commandement de son nouveau capitaine John Ireland, l'Amity est rapidement réparé et repart en décembre pour traquer la Charming Mary.

Ireland parvient à capturer le Charming Mary, mettant Glover et son équipage sur l'Amity, leur laissant toutefois conserver toutes leurs provision[3]. L'équipage du Charming Mary élit Richard Bobbington comme nouveau capitaine, répare et réapprovisionne le navire, puis navigue vers les Indes orientales. Des sources contradictoires placent Richard Glover en compagnie de Dirk Chivers et / ou John Hoar, capturant des navires maures et d'autres dans la région, bien que ceux-ci puissent confondre ses exploits avec ceux de Robert Glover, ou ceux des autres capitaines de Charming Mary (Ireland, Bobbington et William Mays[4]).

Glover retourne à la Barbade, faisant du commerce d'esclaves en cours de route[5]. L'Amity y est rééquipé en brigantin par les propriétaires originaux du Charming Mary. Il se rend à nouveau au comptoir de Baldridge en janvier 1697, faisant commerce avec lui, ainsi qu'avec son propre beau-frère et collègue pirate John Hoar[2].

En juin 1697, alors qu'il reste peu de de provisions sur le Resolution de Dirk Chivers (pris à Robert Glover au cours d'une mutinerie[6]) et que le navire est gravement endommagée, Chivers capture l'Amity au large de Fort-Dauphin[7], prend toutes ses provisions et marchandises et démonte ses mâts, voiles et calage pour réparer le Résolution. Ils échoue l'Amity ainsi vidé sur un récif. Plus d'un an plus tard, l'épave de l'Amity était toujours visible[2].

La fin de Richard Glover n'est pas connue, bien que les archives de New York montrent que son testament - qu'il avait prévu d'écrire et de faire certifier en 1696 avant de reprendre la mer avec l'Amity - a été payé à sa veuve Mary et à ses deux enfants en avril 1698[8]. Il pourrait avoir été parmi un certain nombre de capitaines pirates tués lorsque des indigènes en colère ont envahi et détruit le comptoir de Baldridge en 1697[2].

Articles connexes[modifier | modifier le code]

  • Thomas Wake, un autre pirate qui a fréquenté le comptoir pirate de Baldridge.

Sources[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) William Penn, The Papers of William Penn, Volume 3: 1685-1700, Pennsylvanie, University of Pennsylvania Press, (ISBN 9780812280296, lire en ligne)
  2. a b c d et e John Franklin Jameson, Privateering and Piracy in the Colonial Period, New York, Macmillan, (lire en ligne)
  3. (en) H.C.V. Liebbrant, Precis of the archives of the Cape of Good Hope, Cape Town, W. A. RICHARDS and SONS, (lire en ligne)
  4. Charles Grey, PIRATES OF THE EASTERN SEAS (1618-1723), London, PURNELL AND SONS, (lire en ligne)
  5. « First Fifty Years - a project collating Cape of Good Hope records - Amity », www.e-family.co.za (consulté le 1er juin 2017)
  6. (en) Great Britain Public Record Office et Sir John William Fortescue, Calendar of State Papers: Colonial series ..., London, Longman, (lire en ligne), p. 221
  7. edited by Kiran Kamal Prasad, Jean-Pierre Angenot et Liliana Mosca, TADIA, the African diaspora in Asia : explorations on a less known fact, Bangalore, 1. print, (ISBN 9788190673648, lire en ligne), p. 600
  8. (en) New York (State) Surrogate's Court (New York County), Abstracts of Wills on File in the Surrogate's Office: City of New York, New York, Society, (lire en ligne), p. 290