Ribet Desjardins

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Marque Ribet Desjardins sur un appareil radio-phono Mozart 3 de 1963.

Ribet Desjardins (ou Ribet & Desjardins ou Ribet-Desjardins) est une ancienne société française[1] de construction d'appareils électroniques. Elle était installée à Montrouge (Seine actuellement Hauts-de-Seine).

Histoire[modifier | modifier le code]

L'entreprise Ribet Desjardins, fondée en 1922[2], est un des constructeurs présents dès les débuts de la radio à tubes électroniques (années 1920). On trouve par exemple des modèles de « kits » de postes de radio en 1927[3].

Radio et télévision[modifier | modifier le code]

L'entreprise se développe avant et pendant la Seconde Guerre mondiale et poursuit ses fabrications. Les années 1950 voient la commercialisation d'appareils grand publics tels que les postes de radio de salon et les modèles combinés : radio-électrophone[4], ainsi que l'apparition des premiers téléviseurs de la marque.

La production se diversifie à la fin des années 1950 et au début des années 1960, comme par exemple avec des ensembles combinés : téléviseur noir et blanc 819 lignes - électrophone - récepteur radio[5]. Mais aussi avec des postes de radio et des téléviseurs[6]de dimensions plus réduites ainsi que des électrophones portatifs. Des modèles de radios portatives à tubes, alimentées soit sur le secteur soit à piles font leur apparition[7].

Avec l'avènement des premiers semi-conducteurs, Ribet Desjardin participe à l'essor du poste à transistors[8].

Électronique professionnelle[modifier | modifier le code]

Dans le domaine professionnel de l'industrie électronique en France, Ribet Desjardins était un fabricant d'appareils de mesure et d'appareils de laboratoire : générateurs HF, générateurs BF, alimentations stabilisées, wobuloscopes[9]etc.[10] ainsi que de générateurs de service destinés aux réglages (alignement) et au dépannage des récepteurs radios et des téléviseurs de cette époque[3].

Ce constructeur était surtout réputé dans les années 1950-1970 pour ses oscilloscopes[11],[12], ainsi que pour ses accessoires de prise de vue sur tubes cathodiques[13].

Fusion et rachat[modifier | modifier le code]

Une partie des activités est reprise en 1966 par la filiale CRC (Saint-Étienne) de la Compagnie des compteurs[14]. Les marques Ribet-Desjardins, Unic, Grammont[15] et Sonneclair fusionnent avec CGE-Continental-Edison en 1967. Thomson rachète l'ensemble en 1971[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Les marques et fabricants de TSF - Ribet Desjardins », sur le site grandlivre.doctsf.com, consulté le 25 mai 2008.
  2. Pierre Malifaud, De la mesure, des premiers âges à l'ère électronique, éd. Ribet-Desjardins, 1962
  3. a et b « Radios à lampes », sur le site de collections, « Musée », pagespro-orange.fr, consulté le 25 mai 2008.
  4. « Marque Ribet Desjardins : Ribet Desjardins modèles Rossini et Verdi», sur le site de collections, pagesperso-orange.fr/radiomos, consulté le 25 mai 2008.
  5. (en) « Television History - The First 75 Years », sur le site tvhistory.tv, consulté le 25 mai 2008.
  6. « R-D, Les téléviseurs », sur le site doctsf.com, consulté le 26 mai 2008.
  7. « Catalogue Ribet-Desjardins 1958 », sur le site de collections, laradio1.free.fr, consulté le 25 mai 2008.
  8. Transistor « Ribet Desjardins », sur le site de collections, herlent.daniel.free.fr, consulté le 25 mai 2008.
  9. « Wobulateur Ribet Desjardins P9270046 », sur le site de collections, pierre.painset.free.fr, consulté le 7 janvier 2009.
  10. D'après : Appareils électroniques de mesure et de contrôle Ribet-Desjardins, Librairie Philoscience, 1960 :
    « Générateur étalonné - Générateur interférentiel - Générateur HF modulé en fréquence - Oscillographe cathodique - Mégohmètre - Commutateur électronique - Enregistreur d'oscillogrammes - Wobulateur - Générateur de signaux rectangulaires - Boite d'alimentation stabilisée
    Détecteur de pression pour fluides et de vibrations pour solides - Mesure des déformations par jauge résistantes - Comparateurs Magnétris »
  11. [PDF] Centre d'expériences aériennes et militaires, Rapports d'expérimentation (1950-1986), Oscilloscoppes - comparaisons : CRC, Philips, Chauvin-Arnoux, Tektronix, Ribet Desjardins, Katji, LERES, SINTRA, p. 67/180, sur le site servicehistorique.sga.defense.gouv.fr, consulté le 25 mai 2008.
  12. « Description d'un oscilloscope Ribet & Desjardins 245 A (1962) », La face avant, sur le site de collections, pichotjm.free.fr, consulté le 25 mai 2008.
  13. « Les Foca Standard ou PF1Bis (une étoile gravée) », « Standard 507657 », sur le site foca-collection.fr, consulté le 25 mai 2008.
  14. J. Bonnet, « Les relations de service de l'agglomération stéphanoise : l'exemple de la recherche », dans La région et la vie régionale : actes du Colloque sur la région et la vie régionale, université de Saint-Étienne, 16-18 novembre 1973, université de Saint-Étienne, 1975, 294 p., p. 121-142.
  15. « Nostalgie « Sixties » ... Les « Bébés » Grammont », sur le site radiomaritime.com, consulté le 25 mai 2008.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre Malifaud, De la mesure, des premiers âges à l'ère électronique, éd. Ribet-Desjardins, 1962, ouvrage édité pour le 40e anniversaire de la société Ribet-Desjardins, 77 p., photos hors texte.
  • Appareils électroniques de mesure et de contrôle Ribet-Desjardins, Librairie Philoscience, 1960.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

  • Galerie d'appareils électroniques de laboratoire, dont un wobuloscope P9270046 Ribet Desjardins