Nymphée fuligineuse

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Phoenicurus fuliginosus
Description de cette image, également commentée ci-après

Un mâle

Classification (COI)
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Classe Aves
Ordre Passeriformes
Famille Muscicapidae
Genre Phoenicurus

Nom binominal

Phoenicurus fuliginosus
Vigors, 1831

Synonymes

  • Rhyacornis fuliginosa

Statut de conservation UICN

( LC)
LC : Préoccupation mineure

La Nymphée fuligineuse (Phoenicurus fuliginosus, anciennement Rhyacornis fuliginosa) est une espèce d'oiseaux de la famille des Muscicapidae. Elle habite l'Asie du Sud, l'Asie du Sud-Est et la Chine. Le mâle est de couleur bleu ardoise, tandis que la femelle est grise. Ils vivent généralement près des cours d'eau à fort débit[1].

Taxonomie[modifier | modifier le code]

La Nymphée fuligineuse appartient à la famille des Muscicapidae dans l'ordre des Passeriformes.

S'appuyant sur diverses études phylogéniques, le Congrès ornithologique international (classification version 4.1, 2014) déplace cette espèce, alors placée dans le genre Rhyacornis, dans le genre Phoenicurus.

Liste des espèces[modifier | modifier le code]

D'après la classification de référence (version 5.2, 2015) du Congrès ornithologique international (ordre phylogénique) :

  • Phoenicurus fuliginosus fuliginosus Vigors, 1831 ; présente de l'est de l'Afghanistan au nord-est et à l'est de la Chine, dans la péninsule indochinoise et nord-ouest de la Thaïlande
  • Phoenicurus fuliginosus affinis (Ogilvie-Grant, 1906) ; présente à Taïwan.

Description[modifier | modifier le code]

Photo d'un oiseau sur un rocher
La femelle

La Nymphée fuligineuse mâle mesure généralement 14 cm de long[2] et pèse en moyenne 22 g, contre 18,8 g pour la femelle[3]. Le mâle, de couleur bleu ardoise, a une queue rouge rouillé[4],[5]. Pour sa part, la femelle, de couleur gris pâle, a un croupion blanc[2],[5].

Habitat[modifier | modifier le code]

L'oiseau vit en Afghanistan, au Bhoutan, en Chine, en Inde, au Laos, au Myanmar, au Népal, au Pakistan, à Taïwan, en Thaïlande et au Viêt Nam[6],[7]. Ses habitats préférés sont les cours d'eau[6], les nullahs[5] et les rivières[8] parsemées de rochers ombragés[9], ainsi que la végétation des rivages[6]. Il semble préférer les cours d'eau où les populations d'insectes tels que les éphéméroptères sont plus nombreuses[10].

Cette espèce se trouve généralement à des altitudes relativement élevées ; dans l'Himalaya, elle a été vue à des altitudes variant de 2 000[11] à 4 300 m[1]. Cependant, elle descend généralement à des altitudes moindres en hiver[6].

En 2012, la Nymphée fuligineuse se classait dans la catégorie des animaux qui sont une préoccupation mineure sur la Liste rouge de l'UICN, car sa population semblait être demeurée stable[12]. Son aire de répartition mesure plus de 5 100 000 km2[13].

Comportement[modifier | modifier le code]

La Nymphée fuligineuse défend jalousement son habitat[14] et fait preuve d'une grande agressivité envers ses congénères, mais tolère les autres espèces[1]. L'un de ses vols de parade consiste à s'élever verticalement jusqu'à 5 ou 6 mètres, puis à plonger en piqué pour revenir au même endroit en traçant une spirale[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d « Nymphée fuligineuse », sur Oiseaux.net.
  2. a et b (en) Stephen Bezruchka et Alonzo Lyons, Trekking Nepal: A Traveler's Guide, The Mountaineers Books,‎ , 291 p. (lire en ligne).
  3. (en) John B., Jr. Dunning, CRC Handbook of Avian Body Masses, Second Edition, CRC Press,‎ , 397 p. (lire en ligne).
  4. (en) Walter Roper Lawrence, The Valley of Kashmir, Asian Educational Services,‎ , 150 p. (lire en ligne).
  5. a, b et c (en) Geoffrey Alton Craig Herklots, The Hong Kong Naturalist, vol. 7–8, Newspaper Enterprise Limited,‎ , 150 p. (lire en ligne).
  6. a, b, c et d (en) Charles Gald Sibley, Distribution and Taxonomy of Birds of the World, Yale University Press,‎ , 538 p. (lire en ligne).
  7. (en) John Ramsay MacKinnon, A Field Guide to the Birds of China, Oxford University Press,‎ (lire en ligne).
  8. (en) Francis Kingdon Ward, Himalayan Enchantment: An Anthology, Serindia Publications, Inc.,‎ , 173 p. (lire en ligne).
  9. (en) David Dudgeon et Richard Corlett, Hills and Streams: An Ecology of Hong Kong, Hong Kong University Press,‎ , 140 p. (lire en ligne).
  10. (en) Stéphanie Manel, Jean-Marie Dias et Steve J. Ormerod, « Comparing discriminant analysis, neural networks and logistic regression for predicting species distributions: a case study with a Himalayan river bird », Ecological Modelling, vol. 120, no 2–3,‎ , p. 337–347 (lire en ligne).
  11. (en) Sharad Singh Negi, Himalayan Wildlife, Habitat and Conservation, Indus Publishing,‎ , 108 p. (lire en ligne).
  12. UICN, consulté le 1er juillet 2015
  13. (en) « Plumbeous Water-redstart (Rhyacornis fuliginosa) », BirdLife International,‎ (consulté le 3 décembre 2012).
  14. (en) Mark Brazil, Birds of East Asia, A&C Black,‎ , 422 p. (lire en ligne).

Annexes[modifier | modifier le code]

Traduction[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Outlaw, R.K., G. Voelker, et R.C.K. Bowie, « Shall we chat? Evolutionary relationships in the genus Cercomela (Muscicapidae) and its relation to Oenanthe reveals extensive polyphyly among chats distributed in Africa, India and the Palearctic », Mol. Phy. Evol., vol. 55 (2010), 284-292.
  • Zuccon, D., et P.G.P. Ericson (2010), « A multi-gene phylogeny disentangles the chat-flycatcher complex (Aves: Muscicapidae) », Zool. Scripta, vol. 39, p. 213-224.
  • Sangster G., P. Alström, E. Forsmark & U. Olsson (2010), « Multi-locus phylogenetic analysis of Old World chats and flycatchers reveals extensive paraphyly at family, subfamily and genus level (Aves: Muscicapidae) », Molecular Phylogenetics & Evol., vol. 57, p. 380-392.
  • Aliabadian M., M. Kaboli, M.I. Förschler, V. Nijman, A. Chamani, A. Tillier, R. Prodon, E. Pasquet, P.G.P. Ericson & D. Zuccon (2012), « Convergent evolution of morphological and ecological traits in the open-habitat chat complex (Aves, Muscicapidae: Saxicolinae) », Mol. Phylogenet. Evol., vol. 65, p. 35-45.