Rhizarthrose

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La rhizarthrose est l'arthrose d'une articulation de la base du pouce entre le trapèze et le premier métacarpien, l'articulation trapézo-métacarpienne. La rhizarthrose est une des localisations les plus fréquentes de l'arthrose de la main. Elle fut dénommée « rhizarthrose » par Forestier en 1937[1].

Signes cliniques[modifier | modifier le code]

La rhizarthrose se traduit par une douleur aux mouvements du pouce (extension du pouce), au début peu importante, elle peut évoluer vers des douleurs plus tenaces et des déformations articulaires. La rhizarthrose peut provoquer une gêne majeure aux gestes quotidiens de la main, et devenir un véritable handicap.

Signes radiographiques[modifier | modifier le code]

La rhizarthrose se présente radiographiquement avec des signes classiques d'arthrose : diminution de l'interligne articulaire, ostéophytes (bec de perroquet) marginaux, ostéocondensation sous-chondrale, géode d'hyperpression puis usure osseuse. À ces signes habituels qui définissent l'arthrose vont s'associer dans la majorité des cas une sub-luxation de la base du premier métacarpien en externe. L'arthrose peut être limitée à l'interligne trapézo-métacarpien ou s'étendre à l'interligne articulaire scapho-trapézo-trapézoidien (STT), on parle alors dans ce cas d'arthrose péri-trapézienne[2].

Traitement[modifier | modifier le code]

Le traitement de première intention est toujours un traitement médical qui peut comprendre :

  • une immobilisation nocturne (ou permanente) par une orthèse de poignet-pouce, standard ou thermoformée sur mesure, qui diminue les tensions musculaires et calme les douleurs,
  • l'application d'AINS,
  • des infiltrations de corticoïdes retard dans l'espace intra-articulaire.

Le traitement médical suffit dans 90 % des cas. En cas d'échec, de nombreuses techniques chirurgicales peuvent être proposées, comprenant des ostéotomies, ligamentoplasties et poses de prothèses[3]. Il n'existe pas de donnée comparative d'efficacité entre les différents traitements chirurgicaux, dont les indications peuvent dépendre du type d'atteinte.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Y. Tropet, P. Garbuio, « Traitement de la rhizarthrose par la résection partielle du trapèse et autogreffe cartilagineuse costale », 1999, sur le site Maîtrise orthopédique
  2. Y. Allieu, « Classification des formes anatomo-radiologiques de rhizarthrose » dans Prothèses et implants de la trapézo-métacarpienne, Sauramps medical, septembre 2009
  3. Philippe Tchenio, Jean-Pierre Lemerle, « La rhizarthrose - Traitement chirurgical au fil du temps », 2004, sur le site Maîtrise orthopédique