Rhinite vasomotrice

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Une rhinite vasomotrice est une rhinite persistante. Elle se définit comme non allergique et ne présentant pas de signes d'inflammation ni de causes exogènes identifiables à l'examen de la muqueuse nasale et ou à la cytologie nasale.

Cette rhinite est aussi appelée rhinite positionnelle, et lorsqu'elle elle est associée à une rhinite allergique on la nomme "rhinite mixte".

La rhinite vasomotrice est une inflammation de la muqueuse du nez due à une difficulté d'adaptation de ce dernier à son environnement immédiat.

Le nez est un filtre physiologique qui assure le réchauffement, l'humidification et le filtrage de l'air ambiant.

Les particules polluantes de l'air sont filtrés par les cornets, et si les capacités d'épurations sont dépassées, un syndrome d'hyper réactivité apparait, sorte de réaction disproportionnée face aux agressions extérieures.

La muqueuse s'enflamme et aboutit à une obstruction nasale due à l'hypertrophie bilatérale des cornets inferieurs.

Épidémiologie[modifier | modifier le code]

Cette pathologie est fréquente, avec une prédominance chez les femmes. Elle apparaît en général après l'âge de 20 ans.

Symptômes[modifier | modifier le code]

Les symptômes incluent un nez congestionné, une occlusion nasale uni ou bilatérale, une rhinorrhée postérieure aqueuse (écoulement de mucus épais dans la gorge), des céphalées et/ou migraine, des sinusites, des otites, rhino-pharyngites à répétition, une bronchorrhée, fatigue chronique, insomnie, dépression, etc.

La position allongée (ou décubitus) contribue à aggraver l'obstruction nasale, car le sang remonte à la tête, c'est pourquoi les patients se plaignent d'une gêne respiratoire plus intense pendant leur sommeil leur donnant l'impression de véritables étouffements qui entrainent alors des éveils ou micro éveils.

Causes[modifier | modifier le code]

Elle serait liée à une mauvaise régulation du système neurovégétatif.

En effet, les terminaisons du nerf trijumeau qui innervent la muqueuse envoient une quantité trop grande de neurotransmetteurs.

Par ailleurs, elle survient volontiers sur un terrain de stress. Elle peut également être due à une utilisation répétée de vasoconstricteurs par voie nasale (notamment utilisés conjointement avec un principe actif pour prolonger l'action locale et éviter l'action systémique).

Parmi les causes nous pouvons citer aussi les variations de températures, l'odeur de certain parfum (savon, eau de toilette etc), les allergies respiratoires, les infections naso-sinusiennes, l'ozone, la fumée de cigarette et enfin la position allongée.

Même si des causes environnementales ou génétique sont discutées, son étiologie reste inconnue.

Conséquences[modifier | modifier le code]

Outre la gêne permanente qu'elle occasionne, elle peut dégrader la qualité du sommeil, voire être une cause aggravante d'apnée du sommeil.

Elle est donc en tant que cause classique d'obstruction nasale source de syndrome de haute résistance des voies aériennes supérieures.

Traitements[modifier | modifier le code]

Il existe plusieurs traitements possibles.

La capsaïcine[modifier | modifier le code]

Le composant piquant des piments forts, donc un traitement entièrement naturel qui existe en France sous forme de spray. La capsaïcine agit par stimulation itérative au niveau nasal, casse la boucle réflexe et supprime l’hyper-réactivité du système neurovégétatif, à la manière d’une désensibilisation. Des études ont pu montrer que les symptômes étaient moins fréquents, moins intenses[1].

La capsaïcine agit aussi sur la migraine et les céphalées par grappes, fréquemment rencontrées dans la rhinite chronique persistante ou vasomotrice.

Brumisateur d'hygiène nasale[modifier | modifier le code]

Le premier consiste à utiliser un brumisateur d'hygiène nasale à base d'eau de mer. Il permet de laver le nez en douceur, diminuant la viscosité du mucus et facilitant son élimination. Il nettoie les fosses nasales et évacue les agents infectieux et allergènes. Enfin, il participe à la protection contre les infections[2]. Il en existe de nombreuses marques sur le marché. Toutefois, ces vaporisateurs se révèlent relativement peu efficaces pour les personnes dont la rhinite gêne fortement le sommeil.

Corticoïde nasal[modifier | modifier le code]

De type Nasonex, Nasacort, Flixonase, Rhinocort, Beconase…

Il est possible de traiter via un "antibactérien à usage systemique, le Zithromax" également par un "antihistaminique à usage systémique, Xyzall, Primalan"

Suppression partielle des cornets nasaux[modifier | modifier le code]

Une chirurgie légère consiste à supprimer une légère partie des cornets nasaux. Cette opération s'appelle la turbinoplastie

Elle semble aujourd'hui bien maîtrisée, bien qu'elle comporte quelques risques :

  • désensibilisation de quelques dents supérieures (fréquent pendant quelques jours et exceptionnel de façon définitive),
  • syndrome du nez vide qui peut apparaitre.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « La rhinite chronique de A à Z », sur Medscape (consulté le 12 septembre 2019)
  2. Mode d'emploi de Physiomer, un brumisateur d'hygiène nasale

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Articles externes[modifier | modifier le code]