Rex Club

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Rex Club
Description de cette image, également commentée ci-après
Logo du Rex Club.
Type nightclub
Lieu Paris Drapeau de la France
Coordonnées 48° 52′ 14″ nord, 2° 20′ 52″ est
Inauguration 1973
Anciens noms Rêve
Direction Fabrice Gadeau
Site web RexClub.com

Géolocalisation sur la carte : 2e arrondissement de Paris
(Voir situation sur carte : 2e arrondissement de Paris)
Rex Club
Géolocalisation sur la carte : Paris
(Voir situation sur carte : Paris)
Rex Club

Le Rex Club est un club situé à Paris en France. Il tire son nom de son installation dans le sous-sol du Grand Rex. Après avoir proposé de la musique disco dans les années 1970, puis rock et new wave dans les années 1980, sa programmation est depuis le début des années 1990 orientée vers la musique électronique ; cette salle est aujourd'hui considérée comme l'un des hauts lieux de la techno à Paris[1].

Il accueille des DJ’s français et internationaux comme Erik Rug, Carl Cox, Jeff Mills, Miss Kittin, Roni Size, Boys Noize, Grand Master Dan[2] ou encore Kerri Chandler. Laurent Garnier fut un des principaux artisans de l’essor du Rex notamment grâce à ses soirées Wake up[3].

Technique[modifier | modifier le code]

Le club, situé sous le bâtiment principal du cinéma, s'appelle initialement le Rêve. Fondé en 1932, il s'agit à l'époque d'un établissement chic. Il dispose alors d'un orchestre, qu'il perd en 1973 pour devenir le Rex Club. Il se met alors à l'heure du disco[4].

En 1984 le producteur de concerts Garance, accompagné de Christian Paulet comme régisseur, ouvre la programmation au rock alternatif, à la new wave, au punk et au funk. S'y produisent alors des artistes comme Prince, les Red Hot Chili Peppers ou Dead Can Dance[5]. Les concerts perturbant les projections de cinéma, Christian Paulet propose alors au directeur de transformer la salle en discothèque. Il en devient le gérant en 1986, à l'âge de 22 ans, et introduit rapidement la musique électronique dans la programmation, avec des soirées acid house hebdomadaires et les soirées Wake Up (de 1992 à 1994) organisées par Laurent Garnier (alors DJ à l'Hacienda de Manchester sous le pseudonyme de DJ Ramòn) et Éric Morand (fondateur du label F Communications)[6]. S'y produisent des DJ américains (Derrick May, Lil' Louis, Carl Cox, Ron Trent ou Jeff Mills) comme français (Daft Punk, DJ Deep)[7]. En 1995 le sound system est changé et la scène est remplacée par un DJ booth ; le club, d'une capacité de 800 personnes, est désormais exclusivement consacré aux musiques électroniques.

En 2005, Christian Paulet confie la programmation à Fabrice Gadeau.

En , le club s'est doté d'un nouveau sound system de multidiffusion unique au monde avec 70 points de diffusion répartis dans la salle[8].

Publication[modifier | modifier le code]

Le Rex publie un magazine mensuel gratuit intitulé Rexorama, qui traite de l'actualité des artistes techno, electro, house, drum and bass, etc.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Erwan Perron, « La glorieuse épopée musicale du Rex Club », Télérama, no 3043,‎ (lire en ligne)
  2. Vincent Piolet, Regarde ta jeunesse dans les yeux, Le Mot Et Le Reste, , 368 p. (ISBN 9782360542901), p. 52
  3. François Vignal, « Tyrannosaurus Rex Club », Libération,‎ (lire en ligne)
  4. « Toute une histoire », sur legrandrex.com (consulté le ).
  5. Olivier Pernot, « Rex Club : ce que vous ne savez (peut-être) pas », Trax magazine,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  6. Pierre Tréfoux, « VIDÉO. Le Rex Club fête ses 25 ans », Le Point,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  7. Clément Mathieu, « Le club mythique a fêté ses 25 ans - La grande histoire du Rex Club », Paris-Match,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  8. Alexis Bernier, « Garnier teste la sono du Rex », Libération,‎ (lire en ligne).

Voie aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]