Revue d'Action française

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La Revue d'Action française nommée parfois la Revue d'AF ou le petit-gris du fait de sa couverture de couleur grise, est l’ancêtre de l'Action française. Il s'agit d'une revue bi-mensuelle française fondée par Henri Vaugeois et Maurice Pujo en 1899[1] au premier étage du Café de Flore dans le 6e arrondissement de Paris. Sa direction est à la seule charge de Henri Vaugeois. Pour l'historien Laurent Joly, avant sa mutation en quotidien, la revue bimensuelle constitue l'outil d'une association d’intellectuels pour diffuser ses mots d'ordre[2]. En avril 1908, après une "subversion monarchiste"[3], elle passe sous la direction de Charles Maurras et devient quotidien avec le titre abrégé L'Action française[4].

Au départ, le slogan de la revue est « Réaction d'abord » (Vaugeois) mais sous l'influence de Maurras et son Enquête sur la monarchie, le mensuel devient l'organe du nationalisme intégral et défend la restauration monarchique.

La Revue d'Action française a fédéré de nombreux royalistes, dispersés notamment depuis la suite d’échecs du comte de Paris à parvenir sur le trône puis à restaurer la monarchie. Elle a joué un rôle considérable dans l'affaire Dreyfus en étant l'un des principaux protagonistes de l'antidreyfusisme, de l'antisémitisme et de la revanche ; elle constitue un bastion influent de la droite nationaliste à la fin du XIXe siècle.[réf. nécessaire]

Pour l’Historien, Jacques Prevotat, la naissance de la revue s'accompagne d'une stratégie de conquête qui préparera la naissance la ligue en 1905 puis des section de l'AF en 1907 - 1908[5]. Aussi, au cours de l'affaire Dreyfus, la revue joue un rôle de vulgarisation et publie des études techniques comme arme "dans la bataille menée contre Dreyfus"[6].

La revue de Vaugeois a obtenu l'appui de nombreuses personnalités de l'époque : Maurice Barrès, Paul Bourget, Jules Lemaître, Léon Daudet, etc. Son histoire se poursuit à partir de 1908 avec le lancement du quotidien L'Action française ("Organe du nationalisme intégral"), sous la direction de Charles Maurras. Ses contributeurs poursuivront leur critique violente de la politique républicaine et de la démocratie, entamée par Vaugeois et Pujo.

Article détaillé : L'Action française (quotidien).

Principaux collaborateurs[modifier | modifier le code]

Activités éditoriales liées à la revue[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Notice de périodique BNF », sur BNF.
  2. Laurent Joly, « Les débuts de l’Action française (1899-1914) ou l’élaboration d’un nationalisme antisémite », sur CAIRN, .
  3. Laurent Joly, « Les débuts de l’Action française (1899-1914) ou l’élaboration d’un nationalisme antisémite », sur CAIRN, .
  4. Laurent Joly, Naissance de l'Action française, Grasset, .
  5. Jacques Prevotat, « L’Action française et les catholiques. Le tournant de 1908 », sur CAIRN, .
  6. Louis Dimier, Vingt ans d'action française Et autres souvenirs, .