Revel-Tourdan

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Revel-Tourdan
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Image illustrative de l’article Revel-Tourdan
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Vienne
Intercommunalité Communauté de communes Entre Bièvre et Rhône
Maire
Mandat
Yvan Argoud
2020-2026
Code postal 38270
Code commune 38335
Démographie
Gentilé tourvellois
Population
municipale
1 052 hab. (2018 en augmentation de 1,74 % par rapport à 2013)
Densité 91 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 23′ 05″ nord, 5° 02′ 21″ est
Altitude Min. 267 m
Max. 444 m
Superficie 11,62 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Beaurepaire
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Roussillon
Législatives Septième circonscription
Localisation
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Liens
Site web revel-tourdan.fr

Revel-Tourdan est une commune française située dans le département de l'Isère en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Situé dans l'ancienne province du Dauphiné, ses habitants sont les Tourvellois.[1]

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation et description[modifier | modifier le code]

Revel-Tourdan est un village rural situé dans le Bas-Dauphiné, dans le nord-ouest du département de l'Isère.

Revel-Tourdan appartient à la Communauté de communes Entre Bièvre et Rhône depuis Janvier 2019. Cette dernière a vu le jour grâce à la fusion de la Communauté de commune du Pays Roussillonnais avec la Communauté de communes du Territoire de Beaurepaire.

Les communes limitrophes à Revel-Tourdan
Rose des vents Moissieu-sur-Dolon Primarette Rose des vents
N Pisieu
O    Revel-Tourdan    E
S
Pact Beaurepaire

Revel est un ancien bourg médiéval dont l’occupation remonte au Haut-Moyen Âge. Avec ses ruelles étroites, le bourg se situe sur la colline et domine la plaine de la Bièvre-Valloire.[2]

Revel regroupe : un pigeonnier seigneurial datant du XVIIe siècle, devenu Musée d'Artisanat rural en 1980, l'église paroissiale Saint Jean-Baptiste du XIIe au XVe siècles, une Maison forte du XVIe siècle, le château de Barbarin du XIVe au XIXe siècles, les maisons anciennes du vieux bourg et les ruines d’un château fort du XIe siècle sur la motte du Croton.

Tourdan (Turedonum), ancienne bourgade gallo-romaine et étape de la via romana qui reliat Vienne à l'Italie, se situe dans une plaine agricole.

Elle compte une ancienne école datée de 1890, une église romane Notre-Dame de Tourdan datant du XIIe au XIXe siècles attenante à un prieuré aujourd'hui propriété privée.[3]

Les deux villages sont espacés par une large pente (entre 444 et 267 mètres) et reliés par un axe routier allant vers Beaurepaire. Environ cinq strates composent Revel-Tourdan : Le haut, le Bourg, la pente, la zone d'équipements, la plaine et Tourdan. Les deux villages sont jalonnés par des équipements publics de compétence intercommunale.[4]

Depuis le bourg médiéval de Revel, la vue domine sur les Alpes et le massif du Vercors avec la Grande Moucherolle et le Grand Veymont, sur la plaine de la Bièvre-Valloire et sur le Massif central avec le mont Pilat.[4]

Géologie[modifier | modifier le code]

La Bièvre-Valloire est une large vallée ouverte entre la vallée de l'Isère et le cours du Rhône.

La plaine de la Bièvre fut creusée par des glaciations remontant à l'ère quaternaire : il y a 800 000 ans la glaciation de Mindel et la glaciation de Riss. Le cours de l’Isère a permis de remplir la plaine par des sédiments fluvio-glaciaires jusqu’au Rhône. Des dernières glaciations, dont celle de Würm, date d’il y a 130 000 ans, n'avançait pas au-delà de Beaucroissant. L'avancée de ce glacier est marquée  par la moraine frontale de Pajay en Bièvre Valloire. En résulte la qualité fertile des sols grâce à la maturation de la terre permise durant ces périodes.[5] La Valloire, "Val d'Or", tient son nom des romains qui ont su voir en elle la fertilité de la terre par l’exploitation agricole.[6],[7]La Valloire reste l'étendue la plus occupée par les agriculteurs.[8]

Autre particularité, le territoire a révélé la présence de molasse, un grès sableux de calcaire au faciès argileux, dont la présence s'étendait sur les départements de la Drôme, de l’Isère et du Rhône. Ce réservoir constituait un vaste écoulement en eau alors comparable au volume du Lac Léman. Très présent en Bièvre Valloire à l’Est de Beaurepaire, le sable molassique daté de l’âge Vindobonien selon les études préliminaires de 1978 est aujourd’hui attribué à la période du Miocène (-23 à -8 millions d’années).Cette molasse miocène en Bas-Dauphiné constituait un intérêt économique, commercial et agricole considérable[9].

La plaine actuelle de Tourdan est issue de la glaciation de Mindel de l'ère quaternaire. Elle vient former une terrasse ou un Deckenschoter, suite aux différentes glaciations précédentes,[10],[2]allant jusqu'au village de Pommier.

Les contreforts du massif forestier des Bonnevaux appartiennent à l'ère tertiaire à la période Pliocène (2,4 Ma). Le sol y est peu fertile et est accompagné de glaise argileuse. Au nord de la colline de Revel et sur les villages alentours (St Julien-de-l'Herms, Primarette et Pisieu), le sol y est peu fertile notamment à cause de l'humidité. Le sol de la période Pliocène, se situant sur la molasse Miocène, apporte un sol silicoargileux.[10] Sur le Deckenschoter de Tourdan, un sol argileux s'est formé, ce qui participe à la présence de marais ou d'étangs. La culture de la céréale y est possible dans les zones moins compactes vers l'Ouest de Tourdan.

Carrière de grès molassique au lieu-dit "Le Colombier" sur le versant nord de la colline de Revel.

Il existe, sur les pentes nord de la colline de Revel au lieu-dit "Le Colombier", des carrières avec d'anciennes excavations pour extraire la molasse.[6]

Climat[modifier | modifier le code]

Le secteur du département de l'Isère, où se situe Revel-Tourdan, connaît un climat méditerranéen altéré par des influences océaniques. Les pluies sont apportées majoritairement par les perturbations atlantiques, en toutes saisons, et dans une moindre mesure par les dépressions méditerranéennes, particulièrement en automne. Les étés sont généralement chauds avec des périodes sèches mais des orages fréquents surviennent durant cette période. Les hivers sont généralement assez froids et marqués par des gelées fréquentes, d'autant plus que le secteur resté très longtemps marécageux est souvent marqués par de nombreuses brumes matinales et des brouillards plus ou moins persistant durant les périodes froides.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Revel-Tourdan est traversé par les rivières du Dolon et par la Petite et la Grande Derroy . Le canton de Beaurepaire est traversé par L’Oron et La Maladière. Au Lieu-dit "Le Colombier", un ancien captage d'eau avait été réalisé en 1850 pour conduire l'eau jusqu'au lavoir de Tourdan.[6]

Des sources descendent des versants de la colline de Revel. Jusqu’au XIXe siècle, des étangs se trouvaient dans la plaine de Tourdan, dont les trop-pleins créaient des ruisseaux comme "Le Royon" ou "Les Combes". Ces derniers ont marqué la toponymie locale comme l'attestent " l'étang Girard" ou "Le Lac".[10],[11] Il existe encore des puits dans certaines habitations du bourg dont m'eau est captée dans des poches sous la colline de Revel.

Il existe un puits sur la place de l'église de Tourdan de 50 mètres de profondeur. Les fermes disposaient de leur propres citernes d'eaux car seuls les domaines agricoles de Mornay et de la Guétallerie avaient leur propre puits. D'après les prospections des spéléologues dans les années 1980 à 2000, le puits de la maison forte de Buffevent rejoindrait le lavoir de Tourdan.[6]

Voies de communication[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune était traversé par la voie romaine (via romana). Elle coupait toute la Bièvre jusqu'à Vienne[12]. Avant la période gallo-romaine, Tourdan était traversé par une route qui allait de Vienne à Die et de Die à Marseille. Vienne était alors la capitale du pays Allobroge. Ce chemin empruntait le chemin actuel des prairies jusqu'au chemin de Beaurepaire. Ce chemin est encore visible aujourd’hui dans le bois du pied du pont de la Grande Derroy.[6] Les romains firent de la voie Allobroge la voie romaine qui partait toujours de Vienne mais pour aller à Grenoble (en passant par Moirans). Des routes secondaires étaient également recensées telles que la via Arlot (traversant Pact, Sonnay et Bougé-Chambalud) où l’on pouvait rejoindre Tourdan en passant par la vallée du Rhône. Il existe un chemin au milieu de la plaine de la Bièvre qui porte le nom de Saint Martin. Il s’agirait de la voie qu’aurait empruntée St Martin lors de sa venue à Vienne en vue de l’évangélisation de la région au IVe siècle. Ces voies gauloises et romaines ont permis à Tourdan de se développer économiquement et culturellement jusqu’au Ve siècle ap. J-C.[13]

L’actuelle route de Vienne (D538) traverse la commune du nord au sud et permet de desservir les deux villages via des embranchements. Elle dessert également une zone commerciale et se poursuit jusqu’à Romans-sur-Isère. La « route des écoliers » relie quant à elle les deux villages en passant par les équipements sportifs et le Groupe scolaire « La Perlande ».

Plan cadastral du bourg médiéval de Revel réalisé par l'ancien instituteur du village en 1973.

Sur la colline de Revel, le site du Croton est traversé par le chemin de Saint Jacques de Compostelle[Note 1] par la GR 65 (65 km) qui traverse le bourg médiéval et les communes du Pays de la Bièvre Valloire.[14] Le bourg possède encore ses quatre entrées qui venaient percer son rempart : porte Sud dite de Champ Romieu, porte Nord dite de Fromenteaux, porte Est dite Ruelle du Bourg vieux.[3] Aux origines, le rempart ne fut pas toujours fait en pierre mais également fait en bois ou simplement délimité par des poteaux.[6]

Le cadre se prête à de nombreux chemins de randonnées pédestres comme le site de la motte castrale du Saut du chevalier dans la plaine agricole de Tourdan ou encore les chemins en direction de Primarette.[4]

La porte de Champ Romieu, une des entrées du Bourg de Revel.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Revel-Tourdan est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 2],[15],[16],[17].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Beaurepaire, dont elle est une commune de la couronne[Note 3]. Cette aire, qui regroupe 10 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[18],[19].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (81,4 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (84,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (65 %), forêts (9,4 %), zones urbanisées (9,2 %), zones agricoles hétérogènes (8,6 %), prairies (7,8 %)[20].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[21].

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Les premières occupations attestées sur le territoire de Revel-Tourdan datent de l’âge de fer au IIe siècle av. J-C.

L'agglomération de Tourdan (Turedonnum) était la première étape sur la route depuis Vienne en direction de l’Italie.  A l’époque gallo-romaine, Tourdan était une bourgade importante dont les vestiges s’étendaient sur plus de 30 hectares[6]. Occupée par la tribu gauloise des Allobroges, qui avaient fini par céder à l’autorité romaine,Turedonnum se développa de façon conséquente avec des villas dans les plaines et avec l'accroissement des productions agricoles.[22]

Les prospections archéologiques exécutées sur Tourdan de 2003 à 2008 ont révélé la surface occupée du site sur 10 hectares du Ier au IIe siècle av. J.-C. Près de 3 lieux ont été identifiés : Champ-Martin, un espace politique et économique, en plaine, au pied de la colline de Revel, ainsi que deux fanums ou sanctuaires d’entre le Ier et IIIe siècle. A proximité de Champ-Martin, un carrefour routier a été découvert avec une forte concentration de mobilier et de structures aux alentours. Les mobiliers retrouvés et autres vestiges ont pu démontrer une présence aristocratique des habitants dès le IIe siècle av J.-C. Des établissements ruraux tels que des fermes ont été trouvés sur la périphérie de Tourdan, en fond de vallée.[12]

Le développement urbain et économique de Vienne serait lié à la forte occupation d’établissements en campagne. Le mobilier trouvé correspond à de la céramique. On y trouve des caractéristiques locales et à la fois des formes plus méridionales. Cette mixité permet de placer Turedonnum au sein des réseaux routiers et commerciaux de la région. [6]

Pour ce qui est de la période du Moyen- âge, les fouilles n’ont recueilli que des structures funéraires (cimetières et églises). L’agglomération à cette période tient sur 10 hectares et semble se maintenir jusqu'au haut Moyen-Age.[12]

L'agglomération de Revel est issue d'un ancien bourg féodal dont les traces remontent au XIVe siècle. L'existence du bourg fut précédée par le château de Revel installé sur la colline. Il est mentionné au XIIIe siècle et avec lui des demeures appartenant à des chevaliers.[23] Le château, relevant de la seigneurie du dauphin, sera complété par un bourg qui s'étendra plus bas avec un plan quadrillé venant former des rues étroites. Le bourg sera clos d'un rempart peu avant 1170. L'élévation de l'église Saint Jean-Baptiste symbolise la deuxième étendue du bourg aussi nommée "le bourg neuf" vers 1250. [10]

En 2007, la municipalité mit en place dans la commune des zones dites Zone de Protection du Patrimoine Architectural, Urbain et Paysager (ZPPAUP 1983) aujourd'hui Site Patrimonial Remarquable (SPR) pour la sauvegarde et la valorisation du patrimoine architectural, urbain et paysager des territoires. Ces zones, allant de A à F, englobent Revel, Tourdan, Barbarin, le Saut du chevalier, la crête du Croton et les coteaux.[24]

Voies et localités à Revel-Tourdan[25]
Dénomination Présence sur la commune (en nombre)
Lieux-dits 23
Chemins 22
Routes 5
Impasses 3
Rues 6

Logements[modifier | modifier le code]

LOG T-1 - Evolution du nombre de logements par catégorie en historique depuis 1968[26]Les données proposées sont établies à périmètres géographiques identiques, dans la géographie en vigueur au 01/01/2020. Sources : Insee, RP 1967 à 1999 dénombrements, RP 2007 au RP 2017 exploitations principales. (*) 1967 et 1974 pour les DOM
1968(*) 1975(*) 1982 1990 1999 2007 2012 2017
Ensemble 226 254 305 353 375 433 484 512
Résidences principales 156 171 212 279 321 377 425 443
Résidences secondaires et logements occasionnels 41 53 59 42 38 33 28 25
Logements vacants 29 30 34 32 16 23 31 44

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

Risques sismiques[modifier | modifier le code]

L'ensemble du territoire de la commune de Revel-Tourdan est situé en zone de sismicité n°3 (sur une échelle de 1 à 5), comme l'ensemble des communes de la plaine de Bièvre-Valloire et de la vallée du Rhône[27].

Terminologie des zones sismiques[28]
Type de zone Niveau Définitions (bâtiment à risque normal)
Zone 3 Sismicité modérée accélération = 1,1 m/s2

Autres risques[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Noms du lieu[modifier | modifier le code]

Tourdan a connu différents noms : Turenonno au IVe siècle[29], Urdonno au VIIe siècle[30] (AR C, IV_27),uilla Tordoniacus en 910-927[31] et uilla Thordon en 1055. Tourdan (français et en arpetan), est un quartier de la commune de Revel-Tourdan.

Tourdan a longtemps été rapproché de la forteresse de Turos, mais à défaut car cette forteresse doit se situer sur une motte et non en plaine plate comme Tourdan.[6] Son nom romain, Turedonnum, figurait comme la première étape de la voie romaine de Vienne à Milan d’après la Table de Peutinger. Dans l'Anonyme de Ravenne, on oublie de mentionner le "T" de Turdonno.[32] Dans le cartulaire de Cluny, Tourdan apparaît durant le Haut Moyen-Age sous le nom de Tordoniacus et de Thordon en 1055.

Revel renvoie au latin revelare qui signifie «découvrir, révéler». Revel est mentionné en 1173 en tant que burgo veteri[33], autrement dit "bourg vieux", ce qui laisse croire à un bourg neuf. Le nom du lieu a précédé celui de la famille de Revel.[10]

Interprétation et étymologie[modifier | modifier le code]

Le nom a étroitement été rapproché de Tourdun, dans le Gers ou de Tourdon dans la commune de Saint-Priest-Ligoure dans le Limousin. On pourrait y ajouter le Mont-Tourdon, lieu-dit près de Virton en Belgique, où subsiste des ruines de l’époque romaine. L'occurrence *tonno- revient souvent en deuxième position comme dans Crouciatonnum (Carentan). Il est une variante tardivement germanisée de *duno- [34], avec un suffixe –um.

Un vocable d’origine proto-indo-européenne place *turá- comme « riche, fort » [35], ce qui pourrait expliquer l'occurrence en première position[32]. *Turodonnum serait alors un « site fortifié », comme semblent l’être Tourdun, Tourdon et le Mont-Tordon.[36]

On a ainsi supposé que le premier terme du nom dériverait du gaulois *turno-[37] ou qu’il s’agit de la contraction du latin turris, « tour »[38] , avec un second terme, le gaulois *duno-, qui, d’après les spécialistes, pourrait se rapprocher de la racine donno- (nom propre gaulois donnus) qui signifie “noble”. [39]

D'autres lieux de la commune ont été imprégnés par la toponymie du Moyen-Age comme le lieu-dit " Le Châtelard" où la motte castrale du Saut du chevalier qui fait référence au latin saltus, "bois, forêt". D'autres lieux dits font aussi référence aux animaux avec par exemple celui de "Gambaloup". Les plus anciens noms de lieux remontent à la période de la tribu des Allobroges, notamment la toponymie des axes routiers comme le "chemin ferras" ou encore le lieu-dit "Le Trat" qui font référence aux anciennes voies romaines.

Histoire[modifier | modifier le code]

Épitaphe paléochrétienne provenant de Tourdan et portant l'inscription latine transcrite par CIL XII, 2187. Trouvée dans le jardin de la cure de Tourdan, puis encastrée dans l'église.
Outils tranchants ou d'agréments nommés palets disques retrouvés dans la rivière du Dolon et de la Derroy dans les années 1980.

Préhistoire et Antiquité (Tourdan)[modifier | modifier le code]

Station gallo-romaine située sur l'ancienne voie Vienne-Milan, Turedonum (nom latin de Tourdan) figure sur la table de Peutinger[32]. La voie romaine coupe toute la Bièvre jusqu'à Vienne. Les premières occupations de Revel-Tourdan datent de l’âge de fer (IIe siècle av. J-C). Elle était l'agglomération la plus proche de Vienne, alors capitale du peuple gaulois des Allobroges.[12]

La période paléolithique en Bièvre Valloire et les traces des premiers hommes ont été retrouvées à Agnin, Salaise-sur-Sanne et à La Côte-Saint-André sous forme de petits objets isolés. Ils seraient datés de 350 000 ans av JC. A la fin du néolithique, entre 2 500 et 2 000 av. J.-C., les outils se perfectionnent et sont très utiles pour la chasse. C’est dans les années 2000 que des fouilles ont permis de trouver à Tourdan six haches polies.[40],[6]

Suite à l’épigraphie du département isérois[Note 4] dans le dernier tiers XIXe, fut trouvé à Revel des inscriptions romaines et des inscriptions chrétiennes à Tourdan. Les recherches numismatiques ont permis un recensement de monnaie gauloise et des oboles massaliotes sur les sites de Revel et de Tourdan[41].

Les occupations du sol à Tourdan s'étendaient sur 30 hectares du Ier au IIe siècle av. J.-C. Près de trois lieux ont été identifiés :[12],[6]

  • Champ-Martin, un espace politique et économique, en plaine, au pied de la colline de Revel ainsi que deux fanum ou sanctuaires du Ier au IIIe siècle. Champ Martin et l’actuel emplacement du prieuré de Tourdan peuvent être les deux seuls sites détenant des anciennes sépultures. Ainsi, les occupants deTuredonum, selon les traditions antiques, auraient enterré leurs morts loin des habitations, proche des axes routiers d'aujourd'hui, même si la pratique de l’incinération était aussi répandue pour l’époque[6].
  • A proximité, la découverte d'un carrefour routier par une forte concentration de mobilier et de structures aux alentours. Les mobiliers retrouvés et les autres vestiges ont pu démontrer une présence aristocratique des habitants dès le IIe siècle av J.-C. Au sud de l’ancien temple romain, une église paléochrétienne s’élevait autrefois au VIe siècle. Deux autres inscriptions furent trouvées : celles d’Adica et de Gundiisclus.[42]
  • Des établissements ruraux tels que des fermes ont été trouvés sur la périphérie de Tourdan, en fond de vallée. Le développement urbain et économique de Vienne serait lié à la forte occupation d’établissements en campagne. Le mobilier trouvé correspond à de la céramique. On y trouve des caractéristiques locales et à la fois des formes plus méridionales.[12]

Cette mixité permet de placer Turedonnum au sein des réseaux routiers et commerciaux  de la région.[43]

Le 11 juin 1842, des ouvriers trouvèrent à Tourdan un vase romain lors de travaux d'extraction de la terre. Ce vase antique en argent fut acquis d’un simple échange entre l'ouvrier et le libraire de Vienne, M. Girard[Note 5],[44]. Il fait l’objet de nombreuses convoitises et est finalement acheté en 1859 par le British Museum dans le département des Antiquités grecques et romaines malgré l’appel en 1842 de C.T. Delorme, conservateur des Musées de Vienne. Il aurait évoqué à Prosper Mérimée son souhait de sauvegarder cet objet au sein du musée de Vienne[44],[45]. Ce vase daté du IIe siècle ap. J-C., est revenu en France en 1989 dans la cadre dune exposition sur l'orfèvrerie gallo-romaine à Lyon.[46]

Sur le vase, les quatre saisons sont incarnées par des femmes, des animaux et leurs attributs respectifs[44]. Ce vase est attribué à l’art néo-attique présent partiellement jusqu’au IIIe siècle ap. J.-C.[6],[47]

Vase romain représentant les quatre saisons. Trouvé à Tourdan en 1842, il fait partie des collections du British Museum après son acquisition en 1859.

Cinquante ans après la découverte du vase des quatre saisons, 250 pièces de monnaies de tribus gauloises de la vallée du Rhône furent mises au jour à Tourdan. Un tonneau carré en fer fut extrait et des pièces furent trouvées en dessous, probablement dans un vase, recouvert par la terre. Des fragments de bracelets furent trouvés, laissant ainsi croire à un trésor antique[6]. D'après les spécialistes de l'époque, le trésor serait daté de 90 à 70 av. J-C.[48] Les prospections archéologiques sur la commune, rapprochent cette trouvaille avec les bâtiments gaulois dédiés aux rites et cérémonies qui auraient été présents au lieu-dit de Champ-Martin. Le trésor de Tourdan aurait pu être enfouis dans le cadre de ces rassemblements communautaires festifs dont les libations étaient enterrées après chaque rite. Les pièces qui constituaient le trésor de Tourdan furent peu à peu dispersées à travers le temps.[Note 6],[49]

Moyen-Age et Temps Modernes (Revel)[modifier | modifier le code]

Le château de Revel, sur l'actuel site du Croton, était occupé par Aldegarde et son fils Burnon qui prirent le nom de Revel.[3] C'est à partir de 1186 que les terres de Revel appartiennent à la famille de La Tour du Pin avant d'intégrer progressivement la seigneurie delphinale à partir de 1282.[50]Faute d'héritier masculin pour le Gouverneur du Dauphiné à son décès, le fief de Revel est entretenu par des fermiers. En 1372, des châtelains delphinaux organisent les lieux et se succèdent au gré des diverses principautés, tantôt savoyardes et tantôt dauphinoises.[10] Le château de Revel étendra son autorité sur les paroisses des communes voisines.[6] Certaines de ces paroisses furent récupérées à la création de la ville de Beaurepaire en 1309, ce qui laissa se développer des conflits jusqu'à leur cessation en 1355.[6],[4] En 1349, la peste noire décima la moitié de la population vivant dans la châtellenie de Revel.[10] Après la famine et la misère, en 1453, le bourg de Revel fut sous l'occupation de l'archevêque de Vienne sous l'impulsion du futur roi de France, Louis XI[4]. Peu à peu, le château de Revel perd de sa valeur défensive et les habitants du bourg sont sujets à des impôts par les archevêques de Vienne. En 1565, le fief de Revel est attribué à l'occupant de la maison forte de Barbarin par les archevêques alors en déficit financier. C'est alors que Jean-François de Saussac sépare la paroisse de Monsteroux des terres de Revel afin de la revendre au seigneur de Milieu, Jean de Chastellier.[4],[6]Reprise plus tard en 1610 par les archevêques, les terres de Revel sont revendues en 1735 à Gabriel-Joachim Dupuy de Murinais, occupant de la Maison forte de Buffevent.

C'est en 1793 que Revel, Tourdan et Pisieu se regroupent sous la paroisse de Pisieu avant que celui-ci ne se détache des deux autres villages en 1800. [3],[6]

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

En 1970, la municipalité enclenche des travaux d'aménagements dans son foyer rural, actuelle Maison forte de Buffevent. Le résultat, faisant l'objet de concertations, a permis de rassembler des habitants et des membres du conseil communal afin de contester les travaux entrepris. Dans le lot, l'instituteur et le notaire de la commune créèrent avec quelques habitants l'association Renaissance de Revel et Tourdan afin de préserver et de valoriser le patrimoine local dans sa restauration.[6] Le groupe entreprit des fouilles archéologiques dans les années 1970 à 80 qui seront rejointes par des experts et des conservateurs avant d'être définitivement reconduites par leurs soins. Les collections issues des prospections archéologiques furent exposées dans un musée dédié à l'archéologie au sein du prieuré de Tourdan, aujourd'hui privé. Les collections ont rejoint le musée gallo-romain de Vienne afin de conserver les objets dans des conditions plus adaptées, ce qui ferma le musée de Tourdan[6],[3]. Les divers travaux de recherches ainsi que les fouilles archéologiques auront permis de replacer l'agglomération antique de Turedonnum et le bourg médiéval de Revel dans le contexte historique de la Bièvre-Valloire tout en réactualisant les circonstances de l'évolution de la vie en Isère.

En corrélation avec l'association Renaissance, d'autres associations virent le jour et s'adonnèrent à la protection et à la valorisation du patrimoine local. Les deux églises de la commune ont pu être restaurées sur vingt années grâce à l'association Agir pour nos églises[4]. La commune, consciente de son patrimoine et de l'histoire de son territoire, a pu rendre accessibles les collections et les recherches tout en restaurant la totalité de son patrimoine architectural avec l'aide de spécialistes et de chercheurs aguerris.[49]

Balises du circuit patrimonial aux armes de la famille de Revel, scellées dans la chaussée.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1791 1792 Seglat    
1792 1799 Antoine Annequin   Marchand
1797 1801 Vincent Joubert    
1801 1806 Joseph Reymond    
1806 1813 Abel Joseph Prosper Seguin    
1814 1816 Vincent Joubert    
1814 1816 Antoine Sirand    
1826 1846 François Aimé de Luzy   Rentier
1826 1826 Jacques François Desmoulins    
1846 1858 Joseph-Antoine Chautemps   Boucher
1848 1858 Joseph Sirand    
1858 1872 Louis Joseph Basset    
1874 1875 Pierre Abel Buzat    
1875 1876 Emilien de Barrin    
1880 1884 Adolphe Didier Rosset-Bressand   Notaire
1884 1886 Eloph-Michel Robert    
1886 1912 Joseph Coquaz   Meunier
1888 1895 Louis Pierre Joseph Joubert    
1876 1880 Pierre Joseph Annequin   Tailleur d'habits
1925 1935 Eugène Armanet   Cultivateur
1935 1947 Didier Rosset-Bressand   Notaire
1947 1971 Marcel Gabier   Maréchal-Ferrant
1971 1995 Paul Vallet   Agriculteur
1995 2008 Gilbert Cettier   Instituteur
2008 2020 Sylvie Dezarnaud   Secrétaire
2020 en cours Yvan Argoud    

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville est jumelée avec :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[52]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[53].

En 2018, la commune comptait 1 052 habitants[Note 7], en augmentation de 1,74 % par rapport à 2013 (Isère : +2,28 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 158655803673884937930941979
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
893833814791784781788744700
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
678705664554577564505486477
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
4735315496307948429411 0241 042
2018 - - - - - - - -
1 052--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[54] puis Insee à partir de 2006[55].)
Histogramme de l'évolution démographique


Le nombre d'habitants recensé en 1793 dans le tableau Evolution de la population ne correspond pas à la population de Revel-Tourdan à cette époque. Le village de Pisieu est ici compté dans le recensement de 1793 avant sa séparation avec Revel-Tourdan au XIXe siècle en tant que commune[6].

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune est rattachée à l'académie de Grenoble. L'école primaire de Revel-Tourdan, La Perlande, fait l'objet d'un regroupement pédagogique avec la commune de Pisieu. L'école maternelle se situe au village de Pisieu.[4]

Médias[modifier | modifier le code]

Historiquement, le quotidien à grand tirage Le Dauphiné libéré consacre, chaque jour, y compris le dimanche, dans son édition de Vienne Nord-Isère, un ou plusieurs articles à l'actualité du canton, de la communauté de communes, ainsi que des informations sur les éventuelles manifestations locales, les travaux routiers, et autres événements divers à caractère local.

Revel-Tourdan possède un site officiel mis en place par la municipalité depuis 2007 et figure depuis 2020 sur l'application administrative dédiée aux communes de France, Politeia. Depuis 1990, la commune publie tous les mois une revue papier informative sur la vie locale, le RTI (Revel-Tourdan Information)[4].

Cultes[modifier | modifier le code]

Eglise prieurale Notre-Dame de Tourdan.
Eglise paroissiale Saint Jean-Baptiste de Revel.

Revel-Tourdan compte deux églises : l'église paroissiale Saint Jean-Baptiste de Revel et l'église prieurale Notre-Dame de Tourdan. Les deux édifices sont rattachés au diocèse de Grenoble-Vienne et font partit de la paroisse Saint-Benoit[56].

Économie[modifier | modifier le code]

Secteur industriel et commercial[modifier | modifier le code]

À proximité de Revel-Tourdan se trouve une zone commerciale comprenant deux enseignes et une station essence. La zone est desservie par la R.D. 538 dite route de Vienne.[4]

Dans le bourg de Revel se concentre une activité artisanale notamment par la présence de sociétés en maçonnerie, pour les travaux publics et en automobile. Sur la place de l'église, aux premiers abords du bourg, se concentre des commerces dédiés à la restauration et la marchandise.[57]

Secteur agricole[modifier | modifier le code]

La plaine de Tourdan offre des terres agricoles et un sol propice à la culture. Les terres de l'ancienne bourgade gallo-romaine concentre des structures agricoles et des bâtiments dédiés à l'élevage. Revel-Tourdan présente une tendance pour la culture des fruits rouges ou encore pour l'élevage de troupeaux et de volailles.[58]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Les ruines du château de Revel reposent sur la colline qui domine le bourg.
Le château de Barbarin aujourd'hui restauré et ouvert au public.
La maison forte de Buffevent possédait quatre tours. Aujourd'hui, trois d'entres elles ont disparus.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Vie culturelle est associative[modifier | modifier le code]

Structures culturelles[modifier | modifier le code]

Le Musée de l'artisanat rural a été mis en œuvre par la municipalité et par l'association Renaissance de Revel-Tourdan afin de valoriser les objets de la vie rurale transmit par les tourvellois(es) afin d'en illustrer les traditions et les savoir-faire. Les collections gallo-romaines mises au jour suite aux prospections archéologiques sont pour la plupart délocalisées dans l'attente d'une structure plus propice à leur conservation. Elles étaient anciennement valorisée dans le musée archéologique qu'abritait le prieuré de Tourdan.

L'ancienne école de Tourdan (XIXe siècle) est aujourd'hui réhabilitée en vue d'accueillir la bibliothèque intercommunale ainsi qu'un espace d'expression artistique. En corrélation avec ce centre culturel, des travaux d'aménagements de gîtes et de réhabilitation d'une salle des fêtes sont également en cours.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Présentation du blason
Armoiries de la famille de Revel

D'or, au demi-vol de sable

Armoirie de la famille de Revel[63], aujourd'hui réemployée comme logo de l'association Renaissance de Revel et Tourdan.


Présentation du blason
Armoirie Revel du Perron.png

Demi-vol de sable, sommé d'une étoile d'azur

Armoirie de la famille de Revel du Perron dont l'explication sur sa présence sur la commune est inconnue. Il fût découvert retourné et encastré dans le sol du pigeonnier seigneurial du bourg de Revel.[6]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les chemins dédiés à St Jacques de Compostelle ont été classés en 1998 Patrimoine Mondial de l'Humanité au titre de Premier itinéraire Culturel Européen.
  2. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  3. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  4. réalisée par F. Delrieux
  5. selon la notice de la Revue de Vienne d'avril 1843.
  6. Sources recueillies d'après les travaux de réflexions et d'analyses du doctorant en Histoire et en archéologie Guillaume Varennes (2010).
  7. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site habitants.fr, apage sur le nom des habitants de Revel-Tourdan, consulté le 12 juillet 2020
  2. a et b A. Boissieu, La Vallée de la Bièvre-Valloire : étude géographique, , p. 519-606
  3. a b c d et e Mairie de Revel-Tourdan (archives).
  4. a b c d e f g h i et j « Revel-Tourdan ».
  5. « ères glacières »
  6. a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t u et v Archives Association Renaissance de Revel et Tourdan (Revel-Tourdan)
  7. BOCQUET A., Préhistoire des Alpes, .
  8. Collectif, Premiers Alpins, des derniers chasseurs de la Préhistoire aux premiers paysans, 14000-6000 ans avant le présent, Musée Dauphinois, Grenoble., .
  9. D. Rousselot, Etude hydrogéologique de la molasse du bas Dauphiné entre le Rhône et l’Isère : rapport préliminaire, (lire en ligne).
  10. a b c d e f et g Mémoire Universitaire : Une châtellenie Delphinale face aux crises de la fin du Moyen-Age, Le mandement de Revel du milieu du XIIIe à la fin du XVe, Lionel POIPY, 1998.
  11. (ADI. B 2662 f°59v°.)
  12. a b c d e et f F. Bertrandy, L’Isère 38/4, carte archéologique de la Gaule, Paris, Maison des Sciences de l’Homme, .
  13. ARCHIVES 2003 ASSOCIATION RENAISSANCE DE REVEL ET TOURDAN la table de Peutinger
  14. « Chemins de Compostelle ».
  15. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 28 mars 2021).
  16. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 28 mars 2021).
  17. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 28 mars 2021).
  18. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 28 mars 2021).
  19. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 28 mars 2021).
  20. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 28 avril 2021)
  21. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 28 avril 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  22. BOCQUET A. 2000 Les Allobroges
  23. F. Gabayet, Inventaire d'archéologie rurale et évolution du peuplement dans le canton de Beaurepaire, du Ve siècle à 1349., Grenoble, , p. 112
  24. « Plan ZPPAUP ».
  25. « plan Revel-Tourdan », sur gralon.net.
  26. « Statistiques commune de Revel-Tourdan ».
  27. Site de la préfecture de l'Isère, carte des zones de sismicité
  28. Arrêté du 22 octobre 2010 relatif à la classification et aux règles de construction parasismique applicables aux bâtiments de la classe dite « à risque normal » - Légifrance
  29. Tabula Peutingeriana, III, 1
  30. Anonyme de Ravenne, Cosmographie, IV_27
  31. cartulaire de Cluny)
  32. a b et c Nicolas Drouvot, « L'agglomération antique de Turedonnum (Revel-Tourdan, Isère) », Revue archéologique de Narbonnaise, t. XXXVIII-XXXIX,‎ , p. 45-59 (DOI 10.3406/ran.2005.1149).
  33. (ADI. B 2662 f°59)
  34. M. Lhuillier, Bulletin trimestriel de la société archéologique de Touraine, 1889
  35. Julius Pokorny, Indogermanisches etymologisches Wörterbuch, Francke, 1959
  36. cartulaire de Saint- André-le-Bas de Vienne
  37. A. Dauzat & Ch. Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Guénégaud, Paris, 1978
  38. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, vol. 1, 2, 3, Droz, Genève,1990-1
  39. X. Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise, Errance, Coll. des Hespérides, Paris, 2008
  40. Collectif, « Charavines, il y a 5000 ans », Les dossier de l’archéologie, n°199,‎ .
  41. François Bertrandy, L’Isère 38/4, carte archéologique de la Gaule, Paris, Maison des Sciences de l’Homme, , fig. 4 p. 54.
  42. Carte de membre Association Renaissance de Revel et Tourdan : Les lieux de sépultures à Tourdan de l’Antiquité au XIIIe siècle, 2018.
  43. François Bertrandy, L’Isère 38/4, carte archéologique de la Gaule, Paris, Maison des Sciences de l'Homme, , Fig. a, b et c p. 60.
  44. a b et c Delorme C.T, « Archéologie », Journal de Vienne, 25 juin 1842 et « Notice sur un vase antique en argent découvert dans les environs de Vienne (Isère), Journal de Vienne,  29 avril 1843.
  45. Marrion J., Prosper Mérimée et les Monuments du Dauphiné : lettres et rapports inédits, Grenoble, , p. 24.
  46. Catalogue de l'exposition de Lyon, 1989, p. 224-225
  47. (en) Hanfmann G.M.A., The seasons sarcophagus in Dumbarton Oaks Cambridge, Massachusetts, , p. II p. 128.
  48. ALLOTTE DE LA FUYE (F.-M.), « , « Le trésor de Tourdan », Bulletin de l’Académie Delphinale, », 4° série, 8,,‎ , pp. 7-65
  49. a et b VARENNES (G.) – Dynamiques et formes de peuplement dans la plaine de la Valloire (Drôme/Isère), de la Protohistoire récente au haut Moyen Âge, Thèse, Université de Provence, Aix-Marseille I, 2010
  50. U. Chevalier, Cartulaire de l'abbaye de Notre-Dame de Bonnevaux, p. Ch. n° 387; 389 pp. 154-155
  51. Annuaire des Villes Jumelées > Pays : _ > Région : RHONE-ALPES > Collectivité : ISERE, sur le site de l'AFCCRE, consulté le 15 novembre 2014.
  52. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  53. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  54. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  55. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  56. paroisse de Saint Benoît. Site du diocèse de Grenoble
  57. « Commerces et artisans »
  58. « commerces et artisans »
  59. « château de Barbarin », notice no PA38000032, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  60. Préfecture de la région Rhône Alpes, direction générale des affaires culturelles, à Lyon le 16 mars 2011
  61. « Ensemble prieural de Tourdan », notice no PA38000031, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  62. a et b Eric Tasset, Châteaux forts de l'Isère : Grenoble et le Nord de son arrondissement, Grenoble, éditions de Belledonne, , 741 p. (ISBN 2-911148-66-5), p. 692.
  63. G. de Rivoire de La Batie, L'Armorial du Dauphiné (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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