Famadihana

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Famadihana
Famille portant le corps d'un de leur ancêtre après avoir changé les linceuls
Famille portant le corps d'un de leur ancêtre après avoir changé les linceuls

Autre(s) nom(s) Retournement des morts
Observé par Peuple malgache
Type rite funéraire

Le famadihana, ou retournement des morts, est une coutume funéraire que l'on rencontre chez certaines tribus de Madagascar notamment les Merina. Bien qu'apparu assez tardivement semble-t-il dans l'île (peut-être seulement après le XVIIe siècle), tout au moins sous sa forme actuelle, le famadihana[1] se situe dans le prolongement de la vieille coutume des « doubles funérailles » très répandue avant l'époque moderne en Asie du Sud-Est mais aussi en Égypte antique ainsi que dans le Proche-Orient ancien (dans l'ancien Israël, à Babylone ou par les zoroastriens en Perse) et dans la Grèce antique.

Description[modifier | modifier le code]

Selon la philosophie malgache, les mânes des défunts ne rejoignent définitivement le monde des ancêtres qu'après la corruption complète du corps, au bout d'une longue période pouvant durer des années, et après l'accomplissement de cérémonies appropriées. Le rituel consiste à déterrer les os des ancêtres, à les envelopper cérémonieusement dans des tissus frais (lamba) et à les promener en dansant autour de la tombe avant de les enterrer à nouveau. À Madagascar cependant, cette ré-inhumation (littéralement retournement) finit par devenir périodique, en général tous les sept ans, dans une grande festivité réunissant tous les membres du groupe. À cette occasion, les linceuls de soie recouvrant les restes mortuaires décomposés de plusieurs corps sont renouvelés.

La cérémonie peut avoir lieu à la suite de plusieurs évènements : période de temps (sept ans) arrivée à terme, un des membres de la famille a rêvé qu'un ancêtre demandait une cérémonie, enterrement d'un nouveau défunt.

Histoire[modifier | modifier le code]

De nos jours, la pratique du famadihana tend à se raréfier, d'une part en raison du coût souvent élevé de la cérémonie, et d'autre part en raison de l'impact de l'influence occidentale, notamment chrétienne.

Jusqu'aux années 1980, les pratiques funéraires liées aux défunts se déroulaient dans des dolmens[2] en pierre, mais les constructions traditionnelles ont été remplacées par des monuments en béton.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « rites des ancêtres »
  2. Roger Joussaume, Des dolmens pour les morts, Hachette,

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]