Resurreccion Maria Azkue

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Resurreccion Maria Azkue
Resurreccion Maria Azkue hizkuntzalari lekeitiarra.jpg

Resurrección María de Azkue durant le congrès des études basques (Bergara, 1930).

Fonction
Président
Académie de la langue basque
-
-
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 87 ans)
BilbaoVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom dans la langue maternelle
Resurrección de Jesús María de las Nieves Azkue Aberasturi Barrundia UribarriVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Resurreccion Jesus Maria de las Nieves Azkue AberasturiVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Père
Eusebio Maria Azkue (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Membre de
Mouvement
Euskal Pizkundea (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Genre artistique
Réunion en 1927 à l'Euskaltzaindia. Haut : Orixe, Jean Elizalde, Seber Altube, Julio Urkixo et Erramun Olabide. Bas : Juan Bautista Eguzkitza, Bonifazio Etxegarai, Resurreccion Maria Azkue et Georges Lacombe.

Resurrección María de Azkue Aberasturi, né le 5 août 1864 à Lekeitio, Biscaye et mort le 9 novembre 1951 à Bilbao, Biscaye, est un prêtre, musicien, écrivain et académicien basque qui fut président de l'Académie de la langue basque ou Euskaltzaindia dès sa création en 1919 jusqu'à sa mort en 1951. Il fut aussi membre de l'Académie royale espagnole en tant que représentant de la langue basque à partir de 1927.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils du poète Eusebio María Azkue Barrundia, il fit ses études primaires et secondaires dans sa ville natale puis les continua à Bilbao. Il étudia ensuite au séminaire de Vitoria-Gasteiz et à l'université de Salamanque. Après sa formation, il obtient un poste de professeur basque promu par la Députation forale de Biscaye en 1888 à 24 ans et en concurrence avec Sabino Arana (23 ans) et Miguel de Unamuno (24 ans). En tant que musicien, il réalisa ses études à Bilbao (Communauté autonome du Pays basque), à Bruxelles (Belgique) et à Cologne (Allemagne).

Œuvres[modifier | modifier le code]

Il dédia toute sa vie à l'étude et à la diffusion de la langue basque, aujourd'hui il reste une référence incontournable grâce à ses travaux de recherche d'une grande valeur et toujours actuel. Ses œuvres les plus connues sont dans le domaine de la lexicologie, grammatical et de la littérature populaire. Ses ouvrages sont les suivants :

études sur les suffixes basques comme langue agglutinante.
travail de collecte sur la sagesse populaire.
  • Bein da betiko. Une fois et pour toujours, 1893.
  • Ardi galdua. La brebis perdue, 1919.

Dans le domaine musical, il publia une importante œuvre :

  • Cancionero Popular Vasco. Compilation de musiques et de chansons basques, 1918
il s'agit de la sélection de 1 001 pièces sur 2 000. C'est à travers ce travail qu'il gagna un concours en 1915 octroyé par les députations forales du Guipuscoa, de Biscaye, d'Alava et de Navarre.

Critique[modifier | modifier le code]

Sa célébrité en tant que philologue et chercheur sur les mythes et contes[1] basques ont laissé ses romans en deuxième plan. En tant qu'académicien, il fut le précurseur du gipuzkera osatua (guipuscoan complété), il proposa de prendre comme modèle pour le verbe et la morphologie du guipuscoan, enrichie par l'apport des autres dialectes. L'exemple pratique est le roman Ardi Galdua (La brebis perdue). Le « guipuscoan amélioré » [2] d'Azkue reçu une grande approbation de la part de ses pairs, des écrivains basques et fut la nouvelle référence linguistique pour l'enseignement du basque unifié ou euskara batua dans les années 1960.

Son premier roman est une œuvre costumbriste et satirique.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Revue d'études basques morphologie du conte populaire merveilleux en Pays basque de France et d'Espagne
  2. Lettres d’Aquitaine article sur l'académie de la langue basque: « Gipuzkera osatua », c’est-à-dire littéralement le « guipuzcoan complété », où le dialecte guipuscoan servirait d’épine dorsale et s’enrichirait des apports des divers dialectes

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]