Resident Evil Zero

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Resident Evil Zero
Image illustrative de l'article Resident Evil Zero

Éditeur Capcom
Développeur Capcom Production Studio 3
Navire Amiral (scénario)
Concepteur Kouji Oda (directeur),
Tatsuya Minami (producteur)[1]

Date de sortie GameCube
  • États-Unis 12 novembre 2002
  • Japon 21 novembre 2002
  • Europe 7 mars 2003

Wii
  • Japon 10 juillet 2008
  • États-Unis 1er décembre 2009
  • Europe 22 janvier 2010

Xbox One & PlayStation 4
  • Europe 19 janvier 2016
  • États-Unis 19 janvier 2016
  • Japon 21 janvier 2016

Xbox 360 & Playstation 3
  • Europe 19 janvier 2016
  • États-Unis 19 janvier 2016
  • Japon 21 janvier 2016

PC
  • Europe 19 janvier 2016
  • États-Unis 19 janvier 2016
  • Japon 21 janvier 2016
Genre Survival horror
Mode de jeu Un joueur
Plate-forme GameCube, Wii, Xbox One, PlayStation 4, Xbox 360, PlayStation 3, PC
Média Mini DVD, DVD
Contrôle Manette, Wiimote

Évaluation ESRB : M ?
PEGI : 18+ ?

Resident Evil Zero, typographié Resident Evil Ø, connu au Japon sous le nom Biohazard Ø (バイオハザード0?), est un jeu vidéo de type survival horror développé par Capcom Production Studio 3 et édité par Capcom sur la GameCube de Nintendo en 2002. Il est disponible en Europe le 7 mars 2003. Le jeu est par la suite édité dans la gamme « Choix des Joueurs ».

Resident Evil Zero est une préquelle au premier épisode de la série. Le scénario se déroule la veille des événements relatés dans Resident Evil, il couvre les épreuves vécues dans les montagnes Arklay par l'équipe Bravo des S.T.A.R.S. Le gameplay reste similaire aux autres épisodes de la série mais comprend une innovation appelée « Partner Zapping ». Le joueur contrôle à la fois l'agent des S.T.A.R.S. Rebecca Chambers et le criminel condamné à mort Billy Coen, et peut à tout instant alterner entre les deux personnages afin de résoudre des énigmes et tirer parti de leurs capacités uniques.

Le jeu reçoit des critiques plutôt positives lors de sa sortie, et compte 1,25 million d'exemplaires vendus sur GameCube[2]. Les critiques font l'éloge des graphismes, de la bande son, et de l'atmosphère qu'il dégage. Beaucoup estiment que le Partner Zapping et la nouvelle gestion des objets ajoutent de nouvelles couches stratégiques, cependant certains trouvent ces changements encombrants ou non-innovants. Le système de jeu et les contrôles traditionnels de la série sont largement considérés comme maladroits et désuets.

Le jeu est porté sur Wii en 2008, et une version remastérisée en haute définition sort en janvier 2016 sur PlayStation 3, PlayStation 4, Xbox 360, Xbox One et Windows, cette dernière compte 800 000 copies vendues[3].

Trame[modifier | modifier le code]

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Univers[modifier | modifier le code]

Cet opus se déroule quelques heures avant le premier Resident Evil et le crash de l'équipe Alpha des S.T.A.R.S, envoyée enquêter sur la perte de contact avec l'équipe Bravo. Cette dernière fut donc la 1re amenée sur le terrain du Manoir Spencer, quartier général d'Umbrella Corporation et demeure sinistre abritant les horreurs engendrées par le Virus T. Elle permet d'éclairer un pan obscur de la série, notamment sur les origines d'Umbrella et la création du Virus T, ou encore les raisons de la disparition de l'équipe Bravo. En somme, cet épisode constitue la genèse de Resident Evil et se plonge au cœur d'une vieille histoire de vengeance (avec l'introduction du Dr. James Marcus, qui est entre autres cofondateur d'Umbrella et formateur de Albert Wesker et de William Birkin, antagonistes du jeu et de ses suites directes).

Résumé détaillé[modifier | modifier le code]

Le train[modifier | modifier le code]

23 juillet 1998, 20h17. Un train privé, l’Ecliptic Express, servant au transport des employés de la société pharmaceutique internationale Umbrella, circule au cœur de la forêt de Raccoon pour une destination inconnue. A son bord, les passagers, tous salariés de la firme, savourent une soirée détendue et agréable en attendant la fin du voyage.

Soudain, contrôlées par un mystérieux individu en robe blanche qui observe la scène depuis une colline proche, des milliers de sangsues se jettent à l’assaut du train et déciment la totalité des passagers ainsi que le personnel de bord.

Deux heures plus tard, un hélicoptère des S.T.A.R.S, l’unité d’élite de la police de Racoon City spécialisée dans le sauvetage, survole la forêt. Sept membres sont à bord : Enrico Marini, le chef de l’escouade, Edward Dewey et Kévin Dooley, les deux pilotes, Kenneth J. Sullivan, grand connaisseur en chimie, Forest Speyer, un tireur d’élite, Richard Aiken, l’opérateur radio, et, enfin, Rebecca Chambers, jeune infirmière de 18 ans récemment diplômée, qui effectue ici sa première mission.

Tandis que l’hélicoptère poursuit son chemin, une soudaine avarie de moteur contraint les pilotes à atterrir d’urgence. Bien que légèrement secoués, les membres de l’équipe s’en sortent indemnes, et décident de quitter leur appareil, qui n’est plus en état de marche. Enrico demande à son groupe d’effectuer un repérage des lieux afin de déterminer précisément leur position. C’est alors que Rebecca remarque, dans l’obscurité, une jeep accidentée de la police militaire, avec, en prime, les cadavres violemment mutilés de deux officiers. En inspectant les restes du véhicule, elle trouve une mallette contenant un ordre de transfert pour un prisonnier répondant au nom de Billy Coen. D’après sa fiche, cet ancien sous-lieutenant des Marines semble avoir été condamné à mort, pour un motif inconnu, et était en route pour la base de Regarthon afin d’y recevoir sa sentence. Pour Edward, il ne fait aucun doute que Billy est parvenu à s’enfuir après avoir éliminé son escorte. Aussi, Enrico décide de partir à la recherche du fugitif, et ordonne à sa troupe de se séparer tout en conservant le contact radio. Rebecca commence donc à examiner les alentours, seule. Tandis qu’elle progresse prudemment dans la forêt, la jeune femme finit par tomber sur l’Ecliptic Express, immobilisé depuis l’attaque survenue plus tôt dans la soirée. D’abord hésitante, elle décide de monter à bord, afin de vérifier si Billy Coen n’a pas trouvé refuge à l’intérieur.

Bien que la première voiture soit déserte, Rebecca est attirée, dans le wagon suivant, par la voix d’un individu. Alors qu’elle l’invite à décliner son identité tout en le cherchant du regard, la jeune femme trouve le cadavre putréfié d’un des voyageurs, et, à ses pieds, un poste radio miniature d’où émane la fameuse voix. Tandis qu’elle éteint l’appareil, la jeune infirmière voit alors le cadavre se lever et faire marche vers elle. Horrifiée, elle tente de prendre la fuite, mais se retrouve prise en tenaille par d’autres créatures qui ont été attirées par le bruit. Contrainte de faire usage de la force, Rebecca élimine ses assaillants mais reste logiquement surprise par ce qu’elle vient de voir. Toutefois, elle décide de poursuivre son exploration tout en redoublant de vigilance.

Un peu plus loin, pendant qu’elle examine le corps d’un autre passager, Rebecca finit par rencontrer Billy. Elle n’a aucune peine à l’identifier, grâce à la photographie qui figurait dans la mallette qu’elle a trouvée plus tôt. Un élément qui permet au fuyard de faire une première déduction : Rebecca appartient aux forces de police. Aussi, sans plus de ménagement, il décide de s’esquiver, malgré les protestations de Rebecca qui lui rappelle qu’il est en état d’arrestation. Mais n’étant nullement intimidé par son interlocutrice, Billy choisit d’ignorer les sommations de Rebecca, qui menace pourtant de faire feu sur lui, et quitte les lieux.

Soudain, Rebecca voit passer Edward à travers l’une des fenêtres du wagon. Tandis qu’elle se précipite immédiatement au secours de son équipier, qui présente de très sérieuses blessures, ce dernier lui explique que la forêt est envahie de monstres et de zombies, puis l'invite à la plus extrême prudence avant de mourir dans ses bras. De nouveau, Rebecca subit l’assaut de plusieurs créatures dont elle parvient sans trop de peine à se débarrasser.

Alors qu’elle revient sur ses pas, la jeune recrue reçoit un appel radio de son capitaine, Enrico, qui lui communique une information de taille sur Billy : celui-ci a été condamné à mort pour avoir commis 23 homicides avant d’être interné. De ce fait, il lui préconise de se montrer particulièrement méfiante si elle venait à croiser, ou plutôt recroiser l’individu. Malheureusement, Rebecca perd contact avec son supérieur, et n’a pas le temps de l’informer qu’elle a déjà pu localiser le criminel.

Tout en approchant du wagon-restaurant, la jeune femme rencontre Billy pour la seconde fois, qui lui fait une proposition pour le moins inattendue : puisque le train « grouille de sales créatures », il offre à Rebecca de faire équipe avec lui pour augmenter leurs chances de survie. Mais l’infirmière rejette catégoriquement la proposition et refuse de s’allier à un meurtrier en fuite. Billy choisit de ne pas insister et laisse Rebecca poursuivre seule sa route.

Une fois dans la salle à manger, elle remarque, dans la pénombre, un homme attablé au fond du wagon. Elle interpelle d’abord le voyageur, puis devant son silence obstiné, décide de s’en approcher. C’est alors que la tête du malheureux s’écroule sur le sol tandis que le reste de son corps se liquéfie pour céder la place à des centaines de sangsues, qui aussitôt, reprennent leur apparence humaine et attaquent la jeune femme. Après plusieurs coups de feu, le corps de l’individu se disloque à nouveau en des centaines d’hirudinées qui submergent littéralement Rebecca, laquelle n’est sauvée que par l’intervention inespérée de Billy, qui depuis la pièce voisine, a entendu ses cris de détresse. Tandis que la jeune femme se remet de ses émotions, Billy distingue, à travers les fenêtres du wagon, le mystérieux jeune homme en robe blanche, qui semble contrôler les sangsues à l’aide d’un chant mystique. C’est à cet instant que le train est subitement remis en marche ; Billy suggère d’aller inspecter la locomotive pour savoir qui commande l’appareil, et renouvelle sa proposition de partenariat à Rebecca, qui finit par accepter, tout en prévenant le fugitif qu’à la moindre manœuvre suspecte, elle n’hésitera pas à l’abattre. Billy semble se réjouir de cette décision, et demande à Rebecca de communiquer par radio avec lui dès que le besoin s’en fera ressentir.

Pour l’heure, il s’avère que le train a été remis en marche par un groupe d’intervention, l’équipe Delta, sur l’ordre de deux hommes dont on ignore l’identité, mais qui semblent toutefois présenter un lien avec Umbrella. L’un d’eux est vêtu d’une blouse blanche classique, laissant deviner son appartenance à la branche scientifique de la firme. Le second porte un uniforme des S.T.A.R.S, et arbore des lunettes de soleil. Tous deux s’interrogent sur l’étrangeté de l’attaque survenue dans l’Ecliptic Express, ainsi que sur la contamination d’un laboratoire situé dans un centre voisin. Ils demandent à leur équipe d’aiguiller le train jusqu’à eux, pour pouvoir ensuite le détruire avant que les autorités ou la presse ne prennent connaissance de l’affaire. Mais les membres du commando sont à leur tour anéantis par les sangsues avant d’avoir pu réussir à exécuter leur tâche.

De leur côté, Billy et Rebecca parviennent finalement à arriver jusqu’à la cabine du conducteur, devenue déserte depuis la mort des agents de l’équipe Delta. Tandis que le train fonce à vive allure à travers la forêt, Billy recommande de le stopper avant qu’il n’en vienne à dérailler. Il décide de retourner à l’arrière pour débloquer la sécurité du frein de secours, Rebecca, quant à elle, n’aura plus qu’à l’actionner pour mettre un terme à leur course.

Hélas, même si les deux protagonistes parviennent à activer le mécanisme de sécurité, il s’avère que la vitesse du train est trop importante : l’appareil poursuit sa traversée pour arriver jusque dans un vieux hangar en chantier dont il défonce le portail d’accès, finit par dérailler puis s’écrase dans le hall d’une gare souterraine.

Fortement secoués par leur arrêt brutal, Billy et Rebecca ont tout de même la chance de s’en sortir sans réels dommages. Ils empruntent une sortie de secours, traversent une canalisation, puis pénètrent dans le hall du centre de formation et de recherches d’Umbrella. Au milieu de la pièce se trouve le portait de l’ancien directeur, James Marcus, co-fondateur de la multinationale, aujourd’hui décédé, dont il fut l’un des plus grands scientifiques. Si Billy admet n’avoir jamais vu ni entendu parler de cet homme, Rebecca, en revanche, reconnait en lui le mystérieux voyageur qu’elle a croisé dans le wagon-restaurant avant que celui-ci ne se transforme en un amas de sangsues déchainées.

Pendant ce temps, depuis leur repaire, le scientifique et l’agent des S.T.A.R.S continuent de surveiller l’infirmière et son compagnon d’infortune grâce au système de vidéo-surveillance du centre. C’est alors qu’apparait sur leurs écrans de contrôle le mystérieux jeune homme en robe blanche, accompagné par ses créatures gluantes. Ce dernier confesse avoir répandu un certain virus-T dans le laboratoire, puis dans le train, avec le concours de ses « alliées », dans le but, dit-il, de se venger d’Umbrella. L’individu semble par ailleurs en savoir long sur les circonstances de la mort du docteur Marcus, qui visiblement n’était pas d’ordre naturel, et il soupçonne ouvertement ses deux interlocuteurs d’être complices de ce forfait après nous avoir livré leur identité : Albert et William, le premier étant l’agent des S.T.A.R.S et le second, le scientifique.

Le centre[modifier | modifier le code]

De leur côté, Billy et Rebecca n’ont d’autre choix que de procéder à une fouille minutieuse de la bâtisse qu’ils viennent d’investir, et ce malgré les nombreux pièges qu’elle contient, sans parler des créatures en tous genres qui errent en liberté dans le complexe. Rebecca est d’ailleurs secourue une deuxième fois par Billy, qui la libère des griffes d’un mille-pattes gigantesque. Les deux héros mettent la main sur plusieurs documents confidentiels, principalement écrits par feu le docteur Marcus : le directeur y fait état de l’avancée de ses recherches scientifiques et de ses activités de formateur. Il cite d’ailleurs deux noms à plusieurs reprises dans ses nombreux rapports, ceux de William Birkin et Albert Wesker, des jeunes stagiaires dont il loue les qualités, et qu’il considère comme promis à un bel avenir.

Au cours de leur exploration, Rebecca et Billy sont plusieurs fois contraints de se séparer, certaines zones n’étant accessibles que pour un seul protagoniste. Alors qu’elle arrive dans une salle qui visiblement, d’après les appareils et les outils qui la tapissent, servait à la torture, la jeune infirmière est attaquée par un singe mutant, fruit des expériences du docteur Marcus, et que le jeune homme en robe blanche a lâché contre elle afin de l’éliminer, ainsi que Billy. Rebecca tente de se défendre, mais elle est vite déstabilisée par la vitesse, l’adresse et l’agilité de son ennemi. Alors qu’elle se débat pour échapper à une morsure qui pourrait lui être fatale, le sol se dérobe brusquement sous ses pas, en l’emportant dans le vide. Heureusement, elle a le réflexe de s’accrocher à une poutre métallique et évite ainsi la chute. Mais elle se sent glisser lentement, et appelle Billy à l’aide via son talkie-walkie pour que celui-ci vienne la récupérer avant qu’elle ne lâche prise. Pendant ce temps, Birkin continue de s’interroger sur l’identité du jeune homme qui prétend avoir répandu le virus-T. Wesker, de son côté, se soucie peu de cette information, et considère un seul élément : si jamais le complot visant à éliminer le docteur Marcus est révélé, complot auquel ils ont bien entendu pris part, leur carrière sera ruinée. De plus, il annonce à Birkin sa décision irrévocable de quitter Umbrella, ce qui confirme qu’il travaille lui aussi pour cette entreprise, afin de poursuivre indépendamment son travail sur le virus : il compte pour cela attirer l’ensemble des membres du S.T.A.R.S, dont il a le commandement absolu, dans un manoir proche afin de les utiliser comme cobayes, et récolter des données de combat en les confrontant aux créatures monstrueuses issues des mutations génétiques engendrées par le virus-T. Birkin, quant à lui, refuse d’abandonner ses recherches, et annonce avoir besoin de plus de temps pour achever un nouveau virus, le virus-G, qu’il considère comme plus puissant. Il s’apprête également à déclencher le système d’autodestruction du centre, afin de détruire l’intégralité des preuves qu’il peut contenir, et, au passage, pour éliminer le mystérieux visiteur…

Sur ces entre-faits, et pour la troisième reprise, Billy arrive à temps pour sauver son équipière d’une mort certaine. Rebecca le remercie une nouvelle fois, lorsqu’elle reçoit un nouvel appel radio de son supérieur Enrico, qui lui demande si elle a réussi à localiser Coen et à l’appréhender. L’infirmière jette un rapide coup d’œil sur son partenaire, et répond par la négative à son capitaine, tout en précisant qu’elle poursuit ses recherches. Consciente de la gravité de son geste, Rebecca se justifie auprès de Billy en disant qu’elle ne vivra probablement pas assez longtemps pour se soucier de sa carrière. Par ailleurs, il ne fait plus aucun doute pour elle que ce jeune homme, qu’elle considérait pourtant comme un meurtrier quelques heures auparavant, ne peut pas être coupable du crime ignoble dont on l’accuse. La jeune femme se décide donc à lui demander les motifs de sa condamnation, non pas pour le juger, mais simplement pour connaître la vérité sur son compte. D’abord réticent, l’ancien militaire accepte d’expliquer à Rebecca les raisons qui l’ont conduit à la peine capitale…

Un an plus tôt, Billy et son équipe furent envoyés au cœur de la jungle africaine, afin de trouver et de neutraliser un groupe de guérilleros et d’endiguer une potentielle guerre civile. Entre les nombreuses embuscades, les pièges divers et la chaleur étouffante, seulement quatre d’entre eux en réchappèrent, Billy inclus, et réussirent à atteindre leur objectif. Néanmoins, en lieu et place du prétendu repaire de terroristes que les soldats pensaient trouver ne figurait en fait qu’un paisible village d’indigènes. Logiquement interloqués, les marines durent se résoudre à admettre l’idée que les informations qui leur avait été données par leurs supérieurs s’avéraient erronées. De plus, contre toute attente, ils reçurent l’ordre direct de procéder à l’exécution pure et simple des habitants ! Mais Billy s'insurgea, en refusant de participer à ce qu’il considérait ni plus ni moins comme un assassinat sauvage totalement injustifié. Ramené aux États-Unis sous l'inculpation de meurtre avec préméditation, il fut sommairement traduit en cour martiale puis condamné à mort.

Rebecca reste en état de choc devant le récit de son équipier, mais elle comprend désormais que ce dernier n’a donc pas pris part au massacre. En outre, elle en déduit que Billy n’a jamais tué les deux gardes qui lui servaient d’escorte dans le but de s’évader ; c’est le fait des créatures errantes dans la forêt. Billy a simplement pris la fuite pour se mettre à l’abri. Cependant, ce dernier ne souhaite plus s’étendre sur le sujet, qu’il considère aujourd’hui comme sans importance, au grand dam de Rebecca qui de son côté y voit une occasion de plaider son innocence, et d’obtenir éventuellement une remise de peine. Mais Billy ne semble pas y tenir outre mesure, et préfère rester en cavale. La discussion s’achève.

Après avoir poursuivi leur exploration du centre, les deux protagonistes arrivent bientôt aux abords du laboratoire privé, et secret, du docteur Marcus, au sein duquel ils vont faire de nombreuses découvertes, notamment par l’intermédiaire des nombreux écrits personnels du scientifique…

Il apparaît tout d’abord clair que Marcus ne vivait que pour ses recherches, auxquelles il a consacré toute sa vie. Ses travaux sur les sangsues lui ont permis, au prix d’un labeur acharné, de découvrir le virus-T. Mais il s’avère également que le scientifique a basculé dans une lente paranoïa, puis une folie quasi-complète ; persuadé, à juste titre, qu’il était surveillé par son associé Oswald E. Spencer, Marcus s’est progressivement isolé du reste de ses collaborateurs, à l’exception d’Albert Wesker et William Birkin, deux jeunes chercheurs récemment arrivés dans son centre et placés sous sa direction. Par ailleurs, aveuglé par ses objectifs, Marcus est l’un des premiers généticiens de la firme à avoir entrepris des expériences sur des cobayes humains, des prisonniers mis à sa disposition qui ont été sacrifiés dans le secret le plus absolu.

En inspectant son bureau, Rebecca met la main sur une vieille photographie, datant de 1939, sur laquelle figure James, le jour de sa remise de diplôme. La ressemblance entre le chercheur et le mystérieux jeune homme qui contrôle les sangsues amène Rebecca à penser qu’ils doivent entretenir un lien de parenté direct ; ce garçon pourrait bien être le fils, ou le petit-fils de Marcus.

L'usine[modifier | modifier le code]

Les deux héros découvrent bientôt un vieux téléphérique, qui relie le laboratoire secret du docteur à une usine de traitement. Alors qu’ils viennent de rétablir le courant, et par la même occasion de remettre le transport en état de marche, Billy est soudainement attaqué par un babouin muté. Le jeune homme tente de repousser les assauts de la créature, mais il finit par basculer de l’autre côté de la rambarde de sécurité, et fait une chute vertigineuse en entraînant son ennemi, le tout sous le regard d’une Rebecca impuissante qui assiste à la scène.

La jeune femme n’a donc pas d’autre choix que de s’embarquer toute seule à bord du téléphérique, en espérant que son compagnon a survécu à sa chute.

Au cœur de l’usine, Rebecca remet en fonction la plaque d’élévation qui permet de naviguer entre les différents niveaux de l’établissement. Arrivé au premier, elle retrouve, à son grand soulagement, son supérieur Enrico, qui l’invite à le suivre jusqu’à un certain manoir, utilisé par Umbrella pour des recherches. Mais la jeune recrue s’esquive, prétextant qu’elle doit retrouver Billy. Devant son insistance, Enrico cède et laisse l’infirmière poursuivre sa route. Rebecca confesse que c’est la dernière fois qu’elle aura vu son capitaine…

Alors qu’elle attend l’ascenseur de service, Rebecca est attaquée par une créature humanoïde au gabarit impressionnant (il s'agit en réalité du tout premier prototype du Tyrant). Paniquée, elle parvient tout de même à éviter ses assauts répétitifs, et devenus prévisibles, puis à le mettre provisoirement hors de combat. Parvenue au dernier niveau, elle aperçoit Billy, accroché à un pilonne de béton brisé, en train de flotter à la surface d’une rivière souterraine qui entoure et traverse l’usine. Elle tente de l’appeler, mais le jeune homme semble encore inconscient. Tout à coup, une énorme créature amphibie se dirige vers lui et le percute, provoquant son réveil, mais l’entraînant par là-même vers les sorties d’égouts. De nouveau, Rebecca assiste à la scène sans être en mesure de secourir son partenaire. Elle rétablit ensuite l'alimentation électrique dans toute l’enceinte, puis, finalement, elle parvient à remettre la main sur Billy, échoué près d’une des fosses à déchets de l’usine, et miraculeusement indemne. Ce dernier, une fois revenu à lui, remarque à proximité un tas de cadavres en décomposition, entassés les uns par-dessus les autres. Cette découverte constitue la preuve irréfutable qu’à une époque, Marcus a testé son virus sur des êtres humains, des cobayes qui ont été mutilés et assassinés sur l’autel de la recherche scientifique. Les deux protagonistes achèvent l’exploration des lieux ensembles, et, hélas, recroisent la route du Tyrant, qui a donc survécu à son premier combat contre Rebecca. Plus agressif, mais toujours aussi prévisible dans ses coups, le monstre humanoïde est définitivement éliminé par le duo.

Au plus profond de la structure, dans la salle d’incinération, Rebecca et Billy se retrouvent pour la première fois en face du mystérieux jeune homme qui leur a causé tant de soucis. Ce dernier les accueille d’un air narquois et provocateur, en précisant que leur fin est proche. Sans être impressionné, Billy exige de savoir qui il est, et ce qu’il leur veut. Le visage du jeune homme, par un procédé inexplicable, vieillit alors de plusieurs décennies en quelques secondes pour atteindre les traits du docteur Marcus à l’âge de sa mort. Rebecca refuse d’y croire, mais pourtant, les faits sont là : Marcus leur explique qu’il y a dix ans, son associé Spencer, qui le faisait étroitement surveiller, a ordonné son assassinat afin de récupérer le fruit de ses années de recherches sur les sangsues. Ses travaux ont par ailleurs été confiés à ses deux étudiants les plus brillants : Wesker et Birkin, qui ont donc indirectement pris part au complot et trahi leur mentor.

Mais il s’est produit un événement inattendu : la reine des sangsues, sur laquelle Marcus travaillait, a investi son cadavre, et le virus-T qu’elle contenait en elle a progressivement rendu la vie au scientifique, qui a donc ressuscité avec des facultés exceptionnelles, dont celle lui octroyant un contrôle absolu sur les sangsues. Il ajoute que désormais, il ne vit plus que pour se venger d’Umbrella, qui a ruiné sa carrière et sa vie, et souhaite de toutes ses forces voir le monde sombrer dans le chaos par le biais du virus qu’il a lui-même mis au point…

Devant cette révélation, Billy jure au chercheur de lui faire payer, ce à quoi il rétorque : « Nous verrons bien lequel d’entre nous va mourir ! » Marcus se met alors à régurgiter des sangsues, d’abord quelques unes, puis des dizaines, avant de se transformer lui-même en une sangsue humanoïde, qui se jette sur les deux protagonistes ! Billy et Rebecca ripostent et font feu de toutes parts sur ce qui reste du docteur Marcus. Après avoir mis momentanément hors d’état de nuire leur ennemi, les deux équipiers pénètrent à présent dans la dernière salle : celle du monte-charge, qui permet d’accéder à l’héliport de service de l’usine. Soulagée, Rebecca actionne le mécanisme d’activation de l’engin. Soudain, alors qu’ils poursuivent leur ascension, Billy et Rebecca ressentent des vibrations répétées, qui font trembler le monte-charge sur lequel ils se trouvent. C’est Marcus. Après avoir muté une deuxième fois, le scientifique a maintenant pris la forme d’une énorme créature gélatineuse, aux proportions gigantesques. Le monstre se rue à l’assaut des deux personnages, tandis que Billy tente désespérément de faire accélérer l’élévateur afin d’échapper au danger. Au même moment, on entend par les haut-parleurs de l’usine que le système d’autodestruction du centre a été activé. L’annonce surprend Rebecca, qui se demande qui a bien pu lancer la procédure. Mais pour l’heure, le danger est ailleurs : la reine des sangsues arrive à toute vitesse sur le monte-charge, qu’elle balaye littéralement, propulsant la plate-forme et ses occupants au milieu du hangar de l’héliport.

Débute alors la deuxième phase de l’affrontement qui oppose Billy et Rebecca à Marcus. Les deux compagnons utilisent ce qui leur reste de munitions sur la créature, laquelle dispose, en plus de ses attaques meurtrières, d’une exceptionnelle résistance, ainsi que d’une agilité et une vitesse surprenantes au vu de son gabarit. Finalement, et pendant que le compte à rebours continue de défiler, Rebecca constate que la reine s’abrite des rayons du soleil naissants, qui filtrent par les interstices du toit. Aussitôt, elle en conclue que le monstre est vulnérable à la lumière solaire, et décide d’ouvrir les volets d’accès. Billy, de son côté, va se charger de distraire « Sa majesté » pour laisser le temps à sa partenaire d’exécuter son plan.

Après quelques minutes, Rebecca parvient à déverrouiller le quatrième et dernier panneau, provoquant l’ouverture du toit. La reine des sangsues est alors paralysée par la lumière du soleil. Dans un dernier accès de rage, elle propulse les deux protagonistes à l’autre bout du hangar. Rebecca remarque alors un vieux revolver Magnum, abandonné derrière une pile de caisses. Elle interpelle Billy, puis lui envoie l’arme. L’ancien marine met alors en joue la reine, et fait feu sur elle. Déjà affaiblie par ses blessures, neutralisée par les rayons solaires, la reine ne survit pas à l’impact : la balle traverse son corps de part en part et provoque sa dislocation. Elle bascule dans la cage de l’élévateur, et se retrouve consumée par le rideau de feu qui émane de l’usine suite à l’initiation du système d’autodestruction. Les deux héros doivent maintenant se mettre à l’abri, sous peine d’être ensevelis sous les décombres. Après quelques minutes, le centre vole en éclats, pulvérisé par l’explosion, sous le regard de Billy et Rebecca qui assistent au spectacle depuis une colline proche.

Alors que le jour est maintenant bien levé sur ce 24 juillet 1998, Billy se débarrasse de sa menotte, et s’avachit dans l’herbe, harassé par la fatigue. Rebecca, elle, repère au milieu des arbres le vieux manoir dont lui parlait Enrico, et décide de s’y rendre sans délai. Avant cela, elle se saisit de la plaque d’identité que Billy porte autour du cou, avant de lui dire d’un ton solennel : « Officiellement, le sous-lieutenant Billy Coen est décédé. ». Puis elle le salue militairement, avant d’entamer sa route pour rejoindre le reste de son équipe. Billy, quant à lui, remercie Rebecca, et part seul de son côté.

Développement[modifier | modifier le code]

Tout comme Resident Evil 2 et Resident Evil 4, Resident Evil Zero connait un développement assez particulier.

Début 2000, Nintendo demande à Capcom de réaliser une conversion de Resident Evil 2 pour Nintendo 64. En effet, à cette époque, la 64 bits de la firme traine une réputation de console « enfantine » et Nintendo compte bien changer cela[réf. nécessaire]. Parallèlement Capcom commence à travailler sur un nouvel épisode destiné exclusivement à la Nintendo 64[4].

Le nouveau jeu est présenté lors du Tokyo Game Show de septembre 2000 sous le titre Resident Evil 0 (le Zero étant inscrit en chiffres et non en lettres). La societé laisse entendre que le scénario se déroule quelques jours avant le premier épisode et que le jeu a pour cadre un mystérieux train. La principale protagoniste semble être Rebecca Chambers, et un étrange criminel échappé de son lieu de détention doit également faire son apparition. Graphiquement le jeu est assez semblable à Resident Evil 2. À cette époque le jeu est finalisé à environ 20 %.

Cependant avec l'annonce de la GameCube et à cause de la capacité de stockage limité des cartouches Nintendo 64, Capcom annule le développement sur Nintendo 64 et le transfère sur GameCube en décembre 2000.

Le scénario est en partie conservé sur le nouveau support GameCube, et la trame générale reste assez fidèle à la conception de départ. Les modifications observables sont bénéfiques, puisqu'il s'agit des graphismes qui se voient désormais améliorés, tout comme les vidéos précalculées en images de synthèse.

Accueil[modifier | modifier le code]

Aperçu des notes reçues
Presse papier
Média Note
Edge (GB) 7/10[5]
Famitsu (JP) 38/40[5]
Joypad (FR) 8/10[5]
Presse numérique
Média Note
Gamekult (FR) 7/10[6]
GameSpot (US) 8/10[7]
IGN (US) 8,2/10[8]
Jeuxvideo.com (FR) 15/20[9]
Agrégateurs de notes
Média Note
GameRankings 84,15 %[10]

Ventes[modifier | modifier le code]

Sorti exclusivement sur GameCube avant d'être réédité sur d'autres supports, le jeu s'écoule à 1,25 million d'exemplaires au total, ce qui en fait, à l'heure actuelle, l'épisode le moins vendu de la saga Resident Evil.[réf. nécessaire]

Héritage[modifier | modifier le code]

Le jeu est réédité sur Wii au Japon le 10 juillet 2008, puis en Amérique du Nord et en Europe le 22 janvier 2010.

Une version remastérisée intitulée Resident Evil 0 HD Remaster est sortie le 19 janvier 2016 sur PlayStation 3, PlayStation 4, Xbox 360, Xbox One et Microsoft Windows. Une compilation nommée Resident Evil Origins Collection, comprenant aussi la version HD du premier Resident Evil, est sortie la même période sur PlayStation 4 et Xbox One.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Nicolas Courcier, Mehdi El Kanafi et Bruno Provezza, Resident Evil : Des zombies et des hommes, Third, , 224 p.

Références[modifier | modifier le code]