Resident Evil (jeu vidéo, 1996)

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Resident Evil
Image illustrative de l'article Resident Evil (jeu vidéo, 1996)

Éditeur Capcom
Développeur Capcom
Concepteur Shinji Mikami

Date de sortie
PlayStation-Sega Saturn
JAP : 22 mars 1996
USA : 30 mars 1996
EUR : 1er août 1996
sous titré Director's Cut
JAP : 25 sept. 1997
USA : 30 sept. 1997
FRA : 12 octobre 1997
sous titré Director's Cut DualShock Edition
JAP : 6 août 1998
USA : 14 sept. 1998
Franchise Resident Evil
Genre Survival horror
Mode de jeu Un joueur
Plate-forme
Ordinateur(s) :
Console(s) :
Média CD-ROM
Contrôle Manette, clavier

Évaluation PEGI : 16+ ?
Série

Resident Evil, au Japon Bio Hazard (バイオハザード, Baio Hazādo?), est un jeu vidéo d'action-aventure de type survival horror, développé et édité en 1996 par Capcom sur PlayStation puis en 1997 sur Saturn et Windows. En 1997, Capcom édite également Resident Evil: Director's Cut, une version non-censurée destinée à la PlayStation qui se différencie notamment par plusieurs modifications des scènes de jeu[1].

Un remake sort sur GameCube en 2002[2]. En 2006, Resident Evil est porté sur Nintendo DS sous le nom Resident Evil: Deadly Silence. Cette dernière version comporte deux modes de jeu, l'un fidèle à la version console de salon, l'autre appelé « mode Renaissance », qui exploite l'écran tactile de la console portable[3].

Une version HD du remake sur GameCube est sortie en sur PS4, PS3, Xbox One, Xbox 360 et PC. Une compilation nommée Resident Evil Origins Collection, comprenant aussi la version HD de Resident Evil Zero, est sortie en sur PS4 et Xbox One.

Univers[modifier | modifier le code]

Scénario[modifier | modifier le code]

En mai 1998, d'étranges événements se produisent dans les montagnes d'Arklay entourant la petite ville de Raccoon City : de nombreuses personnes sont portées disparues et le corps déchiqueté d'une jeune randonneuse est retrouvé au bord d'une rivière. Les forces de police pensent d'abord avoir affaire à une meute de chiens sauvages ou à de très gros prédateurs, comme des ours ou des pumas. Mais les meurtres se succèdent et les enquêteurs découvrent des traces de cannibalisme sur les corps ; la présence éventuelle d'une secte cachée dans l'immense forêt entourant la cité est alors envisagée.

En , les autorités font intervenir les membres de l'équipe Bravo des S.T.A.R.S. (Special Tactics And Rescue Service), une unité d'élite spécialisée dans les interventions périlleuses. Mais les communications avec cette équipe sont soudainement coupées. Albert Wesker, capitaine de l'équipe Alpha des STARS de Raccoon City, décide de mener l'enquête avec son groupe. Ceux-ci découvrent l'hélicoptère de l'équipe Bravo écrasé au sol et, quelques instants plus tard, se font attaquer par d'horribles molosses : Joseph Frost est dévoré vivant par ces Cerbères ; Brad Vickers, le pilote de l'hélicoptère de l'équipe Alpha, panique et s'enfuit avec son appareil ; et les autres survivants doivent se réfugier dans un mystérieux manoir situé non loin de là…

À partir de ce moment, les événements et les fins diffèrent en fonction du personnage qu'incarne le joueur (Chris Redfield ou Jill Valentine) et des choix qu'il fait en cours de partie. En substance, l'étrange manoir s'avère être un centre de recherche ultra-secret spécialisé dans les armes biologiques possédé par une entreprise appelée Umbrella Corporation. Mais un « incident » est survenu… Umbrella a donc infiltré l'équipe des STARS avec l'un de ses agents et lui a ordonné de détruire toutes les preuves des travaux.

Personnages[modifier | modifier le code]

L'obèle (†) indique les membres qui décèdent au cours de cet épisode.

Équipe Alpha

Équipe Bravo

Système de jeu[modifier | modifier le code]

Selon le niveau de difficulté choisi, facile ou difficile, le joueur incarne respectivement Jill Valentine ou Chris Redfield. Ce choix modifie également le déroulement de l'aventure sur les choix à faire, les coéquipiers rencontrés, les armes récupérées ou bien les énigmes à déchiffrer ; dans tous les cas, le joueur commence son enquête dans un gigantesque manoir aux allures de labyrinthe peuplé de créatures mortelles, comme des morts-vivants cannibales ou d'énormes bêtes affamées. Le but du jeu reste de sortir vivant du manoir ; cette quête permet d'élucider ce qui a été présenté durant l'introduction car le joueur découvre des documents expliquant ce qui s'est passé et permettant de comprendre les secrets du manoir.

Au fil de son aventure, le joueur trouve différentes armes pour affronter ses ennemis parmi lesquelles couteau, Beretta, fusil à pompe, bazooka, lance-flammes, Colt Python et lance-roquettes. Il trouve également des plantes et des sprays pour se soigner et divers objets pour lui permettre d'avancer dans l'aventure, dont des clés et des disques de code. Les munitions sont limitées et leur total dépend du personnage choisi. L'inventaire est également limité et force le joueur à choisir ce qui lui semble indispensable.

Le personnage joué ne peut pas tirer rapidement : il doit lever son arme et éventuellement viser avant de tirer. Cette action empêche également le personnage de se déplacer.

Le personnage se déplace, vu à la troisième personne, à travers des angles particuliers de caméras ; ces plans donnent une dimension horrifique et cinématographique aux différentes scènes du jeu[4].

Développement[modifier | modifier le code]

Le jeu est réalisé par Shinji Mikami. Akari Kaida se charge des arrangements et des compositions des musiques. Le producteur général est Tokuro Fujiwara. Originellement orienté FPS, Mikami décide finalement pour le gameplay de reprendre le style du jeu français Alone in the Dark, considéré alors comme le jeu ayant posé les bases du survival horror moderne[5],[6].

Version Director's Cut[modifier | modifier le code]

C'est une version « non-censurée » de Resident Evil sortie en 1997 sur PlayStation. Ce jeu se différencie par de nouveaux angles de vues, de nouvelles dispositions de certains objets et de nouveaux vêtements. Toutefois, il subsiste une ultime censure dans les versions européennes et américaines du titre : la tête de Kenneth lors de la première rencontre avec un zombie n'apparaît toujours pas. Celle-ci est pourtant bien voyante dans les versions japonaises du titre.[réf. nécessaire]

Un CD de démo de Resident Evil 2 est inclus et représente lors de sa sortie le principal attrait de cette ré-édition.[réf. nécessaire]

Version HD Remaster[modifier | modifier le code]

C'est la version HD du remake paru sur Gamecube en 2002, elle est sortie le sur PS4, PS3, Xbox One, Xbox 360 et PC.

Accueil[modifier | modifier le code]

En 2014, Marcus souligne la réalisation pratiquement sans défaut et la peur continue des joueurs face au danger toujours imprévu les menaçant[5].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Nicolas Courcier, Mehdi El Kanafi et Bruno Provezza, Resident Evil : Des zombies et des hommes, Third, , 224 p.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Resident Evil : Director's Cut », sur Jeuxvideo.com (consulté le 10 mai 2015).
  2. « Resident Evil sur Gamecube », sur Jeuxvideo.com (consulté le 10 mai 2015).
  3. Logan, « Test : Resident Evil Deadly Silence », sur Jeuxvideo.com (consulté le 10 mai 2015) : « Resident Evil Deadly intègre deux versions de l'aventure principale au travers d'un mode Classique identique en tout point à la version PSone sortie en 1996 et d'un mode Renaissance, tirant parti des capacités de la console ».
  4. a et b Dunslim, « Test : Resident Evil », sur Jeuxvideo.com, (consulté le 10 mai 2020)
  5. a et b Marcus (ill. Guillaume Lapeyre, photogr. Raoul Dobremel, mise en couleurs Julien Nido), Nos Jeux vidéo 90-2000 : De la raquette de Pong au racket dans GTA, l'irrésistible ascension des jeux vidéo, Hors Collection, coll. « Nostalgie / Nostalgie illustré », , 1re éd. (1re éd. 2014), 142 p., 260 × 260 mm, broché (ISBN 978-2-258-11049-6, notice BnF no FRBNF44203686, présentation en ligne), partie 1, « La PlayStation, le retour du jeu cool ! », p. 11
  6. (en) Michael Harradence, « The History of Resident Evil: The Beginning », PlayStation Universe, 17 mars 2009 (version en cache du 21 novembre 2014)
  7. David Namias, Test : Resident Evil, septembre 1997, PC Jeux n°2, p. 82.