Resafa

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Resafa
Image illustrative de l’article Resafa
Porte nord de la cité, site du Palais d'Hisham.
Localisation
Pays Drapeau de la Syrie Syrie
Coordonnées 35° 37′ 44″ nord, 38° 45′ 29″ est
Géolocalisation sur la carte : Syrie
(Voir situation sur carte : Syrie)
Resafa
Resafa

Resafa (en arabe : الرصافة), connu à l'époque romaine comme Sergiopolis, est une ville située dans ce qui est maintenant la Syrie. Il s'agit d'un site archéologique situé au sud-ouest de la ville d'Ar Raqqa et de l'Euphrate.

Historique[modifier | modifier le code]

Le site remonte au IXe siècle av. J.-C., quand un camp militaire a été construit par les Assyriens. Durant les périodes romaines, elle était un avant-poste fortifié du désert pour se défendre contre les Sassanides. Elle a prospéré du fait de son emplacement idéal sur la route des caravanes reliant Alep, Doura Europos et Palmyre. Resafa n'avait pas de source ni d'eau courante, et elle dépendait de grandes citernes pour capter les pluies l'hiver ainsi qu'au printemps.

Resafa, implantée sur le chemin des guerres perso-byzantines, était bien défendue : elle était entièrement ceinte de murs massifs et possédait une forteresse. La ville est mentionnée dans la Bible[1] en tant que Retzef (רצף).

Au IVe siècle elle devient une ville de pèlerinage pour les chrétiens venant vénérer saint Serge. Serge était un soldat romain persécuté pour sa foi chrétienne. Il a été conduit à Resafa pour son exécution, et à partir de ce moment est devenu un martyr de la ville. Une église a été construite à l'emplacement de sa tombe, et la ville fut rebaptisée Sergiopolis.

Selon l'archéologue Mohamed Ezzo, cinq églises se trouveraient à l'intérieur de la ville dont quatre de type basilique[2].

Dans la cathédrale, la conque d'abside est occupée par une croix gemmée rouge feu avec six rayons. L'empereur Constantin s'est converti au christianisme à la suite de sa victoire à la bataille du Pont Milvius en 312. Le symbole de La Croix accompagné du Chrisme s'impose définitivement comme signe de victoire. souvent reproduite dans les lieux de cultes de l'aire syro-mésopotamienne[3].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Esaïe 37:12 (version de John Nelson Darby, version de Louis Segond, version du Chanoine Crampon)
  2. Rassafa, ville authentique à Raqqa comprenant les plus importants églises et sites antiques
  3. François Boespflug, La Crucifixion dans l’art : Un sujet planétaire, Montrouge, Bayard Editions, , 559 p. (ISBN 978-2-227-49502-9), p. 69

Sur les autres projets Wikimedia :