Vivre et laisser mourir (roman)

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Vivre et laisser mourir
Requins et Services secrets
Auteur Ian Fleming
Pays Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Genre Roman d'espionnage
Version originale
Langue Anglais britannique
Titre Live and Let Die
Éditeur Jonathan Cape
Lieu de parution Londres
Date de parution 1954
Version française
Traducteur J. Hall
Éditeur Presses internationales
Collection Collection Inter-espions no 1
Lieu de parution Paris
Date de parution 1959
Série James Bond
Chronologie

Vivre et laisser mourir (Live and Let Die) est un roman d'espionnage de l'écrivain britannique Ian Fleming, publié en 1954. C'est le deuxième titre ayant pour héros James Bond.

Conditions d'écriture et de publication[modifier | modifier le code]

Fleming écrit ce roman durant l'hiver 1953 dans sa villa jamaïcaine Goldeneye. Le récit paraît en 1954 à Londres et est publié l'année suivante aux États-Unis avec quelques modifications dues à la censure.

Il faut attendre 1959 pour sa traduction en français sous le titre de Requins et Services Secrets. Il faut de nouveau attendre 1964 pour qu'il obtienne définitivement chez Plon le titre Vivre et laisser mourir, qui est une traduction plus fidèle du titre original.

Résumé[modifier | modifier le code]

New York[modifier | modifier le code]

James Bond s'envole pour New York où il doit rencontrer son ami de la CIA Felix Leiter et des agents du FBI. Cette nouvelle mission en collaboration avec les services américains a pour objet un certain Mister Big, un Noir américain chef charismatique d'une secte vaudou mais aussi agent du SMERSH aux États-Unis. Il semble que cet homme, véritable génie criminel, a découvert un trésor pirate en Jamaïque et qu'il l'écoule afin de financer des opérations soviétiques. À la suite des événements de Casino Royale, 007 y voit l'occasion de contrer le SMERSH et de prendre sa revanche…

Néanmoins Mr. Big a eu connaissance de l'opération du FBI, et enlève Bond et Leiter lors de leur visite dans une boîte de nuit qu'il dirige. Il leur explique qu'il ne souhaite pas leur mort, et qu'il les laissera en vie s'ils promettent de « laisser tomber l'affaire ». À cette occasion, Bond rencontre la belle Solitaire, une voyante soumise à Mr. Big. Celui-ci fait casser l'auriculaire de Bond mais celui-ci réussit à tuer plusieurs sbires de Mr Big avant de s'enfuir. Leiter n'est que légèrement blessé, ayant réussi à amadouer un garde par leur goût commun pour le jazz.

Par la suite, l'agent britannique est contacté par Solitaire, qui souhaite quitter Mr. Big. James Bond entre en contact avec la belle jeune femme et tous deux quittent New-York en train, avec l'intention d'aller jusqu'à St. Petersburg en Floride, où Mr. Big mène ses affaires.

Voyage le long de la côte est jusqu'en Floride[modifier | modifier le code]

Dans le train, James Bond, aidé par un employé de la compagnie de chemins de fer, se rend compte que des tueurs de Mr. Big le poursuivent. Il décide de descendre du train avec Solitaire à Jacksonville. Ils prennent un autre train pour rejoindre St. Petersburg, où Leiter leur apprend qu'ils ont échappé de peu à la mort, car les hommes de Mr. Big ont fait exploser leur compartiment peu après Jacksonville.

Toutefois Solitaire est enlevée. Leiter décide alors d'aller inspecter un entrepôt appartenant à Mr. Big et consacré officiellement au commerce des poissons. Il en revient dans une ambulance, grièvement blessé : il a perdu un bras et une partie d'une jambe dévorés par un animal ou un grand poisson, avec sur son corps une lettre indiquant qu'« Il n'a pas aimé ce qui l'a mangé ». Bond se rend alors dans l'entrepôt ; il découvre que l'or est caché au fond des aquariums à poissons dangereux et tue l'un des acolytes de Big.

Jamaïque[modifier | modifier le code]

James Bond arrive finalement au repaire jamaïcain de Mister Big. Il s'entraîne pendant une semaine avec l'aide de Quarrel, attendant l'arrivée du navire Le Secatur qui doit venir prendre une cargaison de poisson et probablement également d'or.

Le moment venu, Bond s'approche du navire et pose une mine sur sa coque tout en évitant de nombreux barracudas et requins excités par du sang que les occupants du bateau jettent par-dessus bord afin d'éloigner les curieux. Bond est capturé, interrogé et torturé par son ennemi au cours d'une cérémonie vaudou où Bond est réuni à Solitaire.

Mr. Big indique à Bond qu'en partant avec le Secatur, il va traîner son corps accroché à celui de Solitaire sur les récifs et que le sang de leur blessures attirera les requins et barracudas. Ce scénario est mis en œuvre mais, comme Bond l'avait calculé, la bombe explose juste avant que leurs corps ne soient trop grièvement blessés. Mr. Big, jeté dans l'eau, est finalement dévoré par un requin et son organisation criminelle est détruite.

Bond, le corps marqué par de nombreuses blessures superficielles, peut vivre sa convalescence en paix avec Solitaire.

Explication du titre[modifier | modifier le code]

Dans le chapitre IV du roman, James Bond informe l'un des agents du FBI qu'il va s'aventurer dans les quartiers d'Harlem, le fief de Mr Big. Le capitaine Dexter lui recommande d'agir avec prudence car dans le cas où cela tournerait mal, personne n'irait à son secours. Pour le FBI, la pratique avec Big est « vivons et laissons vivre ».

James Bond lui répond : « Dans mon boulot, quand j'affronte un homme comme celui-là, j'emploie une autre formule. C'est « Vivons et laissons mourir ».

Ceci révèle assez bien l'absence de renoncement dans la personnalité du héros de Fleming.

Personnages principaux[modifier | modifier le code]

Le Beretta 418, l'arme de prédilection Bond jusqu'à Dr.No

Historique des éditions[modifier | modifier le code]

  • 1954 - 1955 : Publication au Royaume-Uni par Jonathan Cape puis aux États-Unis par Macmillian.
  • 1956 - 1957 : Éditions de poche chez Signet en Amérique, chez Pan en Grande-Bretagne.
  • 1957 : Les Éditions Gallimard refusent le roman le 18 juillet. Il leur avait été proposé le 21 janvier.
  • 15 déc. 1958 - 28 mars 59 : Adaptation en comic strip dans les pages du Daily Express. Ce comic sera traduit en 1966 pour l'Hexagone et publié par France Soir.
  • 1959 : Le roman est enfin publié en France grâce aux éditions Presses Internationales.
  • 1964 - 1973 : Plon l'édite sous différentes couvertures mais cette fois-ci sous le titre Vivre et Laisser Mourir, avec une traduction de Françoise Thirion. Union Générale d'Éditions le publia également en 1966.
  • La maison Fleuve noir se charge ensuite de sa publication en 1980 puis en 1996. Le roman sortira également dans la collection Bouquins de Robert Laffont en 1986 et 1996.
  • Bragelonne le ressort en 2007 dans une toute nouvelle traduction par Pierre Pevel. Ils avaient auparavant retraduit Casino Royale en 2006 pour la sortie du film éponyme.

Adaptation cinématographique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Vivre et laisser mourir (film).
Roger Moore dans son premier rôle de James bond dans l'adaptation cinématographique.

Le roman a été adapté au cinéma en 1973 sous le titre de Vivre et laisser mourir. Il s'agit du premier film de James Bond avec Roger Moore. Le film s'appuie sur le roman tout en s'accordant des libertés :

  • James Bond fait un saut dans les quartiers d'Harlem mais la suite est délocalisée en Louisiane et sur l'île fictive de San Monique  ;
  • le méchant n'est plus à la solde de l'URSS et devient un caïd de la drogue qui souhaite inonder les marchés nord-américains. Il est le dictateur de San Monique, Docteur Kananga, et se cache sous l'identité de Mr Big ("Gros bonnet") à Harlem ;
  • l'histoire du trésor est complètement oubliée et si l'on retrouve l'élément vaudou, le ton général du film est beaucoup plus léger.

Le film omet également quelques scènes-clés de l'œuvre littéraire. Certaines sont utilisées dans d'autres films de la saga tels que Permis de tuer et Rien que pour vos yeux :

  • l'interrogatoire de Mr. Big où Bond se fait casser l'auriculaire de la main gauche ;
  • la mutilation de Felix Leiter dans la trappe aux requins de l'entrepôt aquatique ;
  • l'infiltration de James Bond au sein de ce même entrepôt ;
  • 007 qui retrouve le corps souffrant de son ami Leiter ;
  • Bond et la fille tirée par le yacht du méchant au-dessus des récifs coralliens.

Notes et références[modifier | modifier le code]