Représentation de la guerre dans l'art

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La guerre est un thème fondamental dans l'histoire de l'art. Dès la préhistoire, l'art rupestre comprend de nombreuses représentations de scènes de guerre et de combat.

En peinture et arts graphiques[modifier | modifier le code]

Scènes de guerre[modifier | modifier le code]

Ici, la guerre est représentée au moment même de son déroulement. Ces images sont généralement axée sur les individus, généralement des soldats mais parfois aussi des civils. Généralement ces scènes comprennent à la fois des personnages morts et vivants, cette dualité est souvent mise en avant dans la peinture de guerre. Le thème de la mort est très étroitement lié à celui de la guerre.

Au XVIIIe siècle, si les peintres néoclassiques représentent des scènes de guerre antiques, les peintres du mouvement romantique qui leur succèdent (Delacroix, Goya) réinscrivent leur travail dans l'actualité du moment, et représentent des scènes de guerre qui leur sont contemporaines.

Parmi les célèbres peintures représentant des scènes de guerre :

  • Pablo Picasso: Guernica, 1937, huile sur toile, 349,3 × 776,6 cm, musée Reina Sofia, Madrid
  • Eugène Delacroix: des Massacres de Scio, 1824, huile sur toile, 419 × 354 cm, musée du Louvre, Paris
  • Goya y Lucientes Francisco, Le , 1814, huile sur toile, 266 x 345 cm, El Prado, Madrid.

Scènes d'après-guerre[modifier | modifier le code]

Ici, l'image met en avant la destruction, les ruines, la catastrophe, la mémoire des lieux après le passage de la guerre.

En France, après la Grande Guerre, les municipalités érigent des monuments pour honorer les soldats tombés sous le feu ennemi. L'un des monuments aux morts les plus remarquables est celui de Strasbourg, créé par Léon-Ernest Drivier et inauguré le . Une pietà laïque, qui figure l'humanité, tient ses deux fils : l'un regarde vers l'Allemagne, l'autre vers la France, mais devant la mort qui les saisit, ils se tiennent la main, sans arme et sans uniforme. Dans cette ville qui a combattu aux côtés de l'Allemagne défaite et qui se retrouve en 1918 du côté de la France victorieuse, la représentation de la guerre aboutit à l'un des rares monuments pacifistes connus.

Parmi les artistes célèbres représentant l'après-guerre, Anselm Kiefer, (1945), effectue un travail de peinture en lien étroit avec les destructions de la Seconde Guerre mondiale.

En photographie[modifier | modifier le code]

Le choc des photos[modifier | modifier le code]

Longtemps, la photographie de guerre a un rôle très important. Ses images ont un impact extrêmement fort sur l'opinion publique :

  • Lors de la guerre du Viêt Nam, deux clichés ont été particulièrement remarqués et ont contribué au retournement de l'opinion américaine sur la guerre :
  • Lors de la guerre en Irak, les images prises à la prison d'Abou Ghraib en 2005 ont fait scandale.

Depuis cette période, les images de guerre sont devenues plus rares. Lors de la guerre du Golfe, les documents officiels présentés par l'armée au public sont généralement des images radars ou satellites. Abstraites, aseptisées, et déshumanisées, elles ne montrent pas la mort de manière directe.

Les rares images photographiques parvenant encore au public sont généralement des images prises par les témoins directs ou par les soldats eux-mêmes, à l'aide de leurs appareils individuels,

Les grands photographes de guerres[modifier | modifier le code]

En littérature[modifier | modifier le code]

Dans Les Silences du colonel Bramble André Maurois voit la guerre comme aussi inévitable que les mouvements d'un dormeur dans son sommeil : «Suite à un immobilisme prolongé, des parties du corps éprouvent des soucis qui se cumulent avec le temps d'approvisionnement en ressources, et la souffrance engendrée déclenche une tentative de retournement brutale. Après s'ensuit un nouveau calme, temporaire, à l'issue duquel le cycle recommence.»

Au cinéma[modifier | modifier le code]

Films français[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]


Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • A. Becker, Les Monuments aux morts. Mémoire de la Grande Guerre, Paris, Errance, 1988
  • Florence de Mèredieu, Antonin Artaud dans la guerre. De Verdun à Hitler, Paris, Blusson, 2013. (ISBN 9782907784269)

Article connexe[modifier | modifier le code]