Représentation de Jésus-Christ dans l'art chrétien

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Dans les bras de Joseph, Guido Reni (1635).
Diptyque avec la Lettre de Lentulus, description littéraire la plus célèbre de la personne du Christ (musée du couvent Sainte-Catherine à Utrecht, vers 1500)[1].
Représentation de Jésus-Christ dans un manuscrit médiéval, le Codex Bruchsal datant des années 1220 conservé à Karlsruhe en Allemagne.
Le Christ crucifié (Vélasquez, vers 1632) représente une image canonique du Christ dans l'art : cheveux longs séparés par une raie médiane et descendant jusqu'aux épaules, barbe bifide, nez aquilin, pommettes saillantes.

La représentation artistique de Jésus-Christ dans l'art chrétien, est devenue un thème majeur de l'art occidental, ainsi qu'en Europe orientale. Jésus-Christ a été représenté de différentes manières au cours des époques, ainsi que pour illustrer les différents épisodes de sa vie codée par l'iconographie chrétienne.

Les sources et leurs interprétations inventives[modifier | modifier le code]

L'iconographie christique s'appuie notamment sur les quatre évangiles canoniques : Matthieu, Luc, Marc et Jean. Cependant, les récits évangéliques évoquent différemment certains passages de la vie de Jésus, omettant ou rajoutant des détails ou des événements, ce qui donne lieu à des essais d'harmonies des Évangiles, des débats qui trahissent l'embarras des théologiens, et des représentations iconographiques diverses. En outre, la sobriété et la symbolique de ces récits laissent place à beaucoup d'interprétation pour les artistes qui n'hésitent pas à puiser dans les images acheiropoïètes, les production successives des arts visuels, et des sources littéraires diverses (textes canoniques mais aussi apocryphes qui comblent les lacunes narratives des premiers, commentaires patristiques et médiévaux, écrits théologiques textes liturgiques…) ou donnent libre cours à leur imagination individuelle dans ce qu'elle a de perméable voire de soumis aux besoins d'un courant artistique, d'une mode esthétique ou d'habitudes d'atelier qui fournissent des modèles au répertoire iconographique chrétien[2]. Sur des sujets comme la description physique ou la sexualité du Christ, sur des représentations audacieuses comme la Nativité ou la Crucifixion, les théologies et spiritualités chrétiennes ont souvent été d'une discrétion proche de l'esquive voire du mutisme, si bien que l'étude des représentations de Jésus-Christ dans l'art chrétien « donne à penser, entre autres, l'impensé du Dieu des théologiens »[3]. La grande liberté inventive accordée aux artistes par les théologiens et les autorités ecclésiastiques (développant selon les époques et les régions un discours de légitimation reconnaissant aux images un rôle didactique, mnémonique et affectif) s'explique aussi par les rapports privilégiés que la religion chrétienne entretient avec le principe même de la figuration (le culte et la vénération des images, proscrit comme une idolâtrie dans les religions abrahamiques mais approuvé par le concile de Nicée en 787) . Ainsi, la production artistique caractérisée notamment par son insolence, son impertinence et son inventivité, n'a pas été aussi contrôlée que ce qui est traditionnellement dit, et n'a certainement pas été programmée. Les artistes chrétiens, dont les œuvres constituent de nombreuses interprétations inventives et suppléances des sources textuelles, ont pu mettre dans leurs créations beaucoup d'eux-mêmes (leur foi, leurs interrogations), mais aussi de leurs commanditaires et destinataires. Ils se sont employés, depuis les origine de l'art sacré, à négocier « de manière incessante, non seulement avec l'Écriture, la liturgie et le dogme, mais aussi, voire surtout, avec cette donnée énigmatique et omniprésente qui a nom : le goût »[4].

Évolution de la représentation du Christ[modifier | modifier le code]

La codification extrême du visage christique dans les icônes byzantines a mis un terme sur les représentations trop intellectuelles ou trop subjectives concernant l'aspect physique du Jésus des Évangiles, celui d'une humanité banale[5] qui n'est jamais décrit. Ces icônes établissent une tradition iconographique assez puissante pour imposer, pendant plusieurs siècles, la représentation canonique du visage de Jésus[6] (icône du monastère Sainte-Catherine du Sinaï, VIe siècle).

Au tout début du christianisme, le Christ n'est pas représenté physiquement mais est évoqué d'abord par le chrisme et par des symboles comme celui de l'ichtus ou de l'agneau, puis par des métaphores comme l'Hermès-Bon Pasteur[7]. L'existence d'images du Christ confectionnées de son vivant (les acheiropoïètes, c'est-à-dire des images produites sans intervention de la main humaine) relève de légendes, de création tardive (à partir du Ve siècle)[8].

Après cette phase d'aniconisme, Jésus-Christ est représenté sous des traits différent à partir du IIIe siècle, ce que les historiens de l'art ont appelé le polymorphisme de la représentation du Christ, « pendant iconographique de la polymorphie de son apparence déjà rencontrée sur le plan littéraire[9] ». Les traits iconiques peuvent varier selon l'âge (une figure de Christ imberbe, d'âge variable — jeune garçon, adolescent ou jeune homme — coexiste avec une figure d'homme d'âge mûr ou de vieillard barbu), l'expression du visage (doux ou sévère), le type ethnique, l'esthétique (règne sans partage de l'« autorité du beau » jusque dans la seconde moitié du XIXe siècle), l'impact de ces représentations pouvant être plus fort que celui des Saintes Écritures, selon le vieil adage scolastique ad modum recipientis[10]. L'iconographie de Jésus peut emprunter en Occident ses traits aux divinités païennes et privilégier le type hellénistique ou romain : il est généralement représenté comme un jeune homme imberbe (pour le différencier des philosophes grecs, des devins et des dieux païens, tous barbus), aux cheveux courts et bouclés, vêtu d'une toge ou d'une tunique, reprenant le modèle de l'Orateur, avec le bras droit enroulé dans les plis de son manteau et la main posée sur la poitrine, le bras gauche appuyé sur la hanche, donnant une image du Christ sauveur en bon berger, législateur, docteur, législateur, juge, philosophe ou thaumaturge[11]. Les artistes en Orient privilégient le type syro-palestinien, un personnage majestueux qui s'inspire des représentations impériales, au caractère panégyrique, développant progressivement un modèle sémitique (cheveux longs, châtain roux, séparés par une raie médiane et tombant sur les épaules, petite moustache et collier de barbe, nez aquilin, pommettes saillantes) qui établit le canon iconographique du Christ Pantocrator des icônes et des mosaïques byzantines. La querelle iconoclaste à partir de 723 provoque la persécution des artistes byzantins qui s'exilent en Italie où ils diffusent leur Pantocrator christique. En 787, le deuxième concile de Nicée rétablit le culte des images. Le Pantocrator byzantin devient alors un thème iconographique majeur dans le monde occidental chrétien jusqu'au XIVe siècle (abside, tympan des portails) et ses traits caractéristiques (cheveux longs séparés par une raie médiane et descendant jusqu'aux épaules, barbe bifide, nez aquilin) perdurent les siècles ultérieurs[12]. Ainsi, le Christ hellénistique et le Christ sémitique ont coexisté jusqu'au XIe siècle, période qui voit les artistes choisir sa physionomie définitive : « visage méditerranéen, aux traits "aryens" pour le distinguer du type "juif" de ses persécuteurs, longue chevelure noire partagée par une raie centrale, retombant sur les épaules, yeux noirs, le tout animé d'une expression profondément humaine »[13].

Des typologies générales, des schémas légués par la tradition (attributs, attitudes, expressions), les artistes religieux de la pré-Renaissance et la Renaissance savent tirer un type de Christ particulier, sorti du moule d'une esthétique personnelle et enrichi par leur imagination[14].

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Épisodes de la vie du Christ et œuvres associées[modifier | modifier le code]

L'enfance[modifier | modifier le code]

Nativité[modifier | modifier le code]

Nativité, Giotto di Bondone, 1305.

L'iconographie du christ commence avec la Nativité, représentant la naissance de Jésus dans la crèche. Les premières représentations de la Nativité ne montrent pas d'étables, et dépeignent une vierge allaitante. La scène se fige plus tard dans l'idée de la naissance dans une étable. On y place un bœuf et un âne (non présent dans les Évangiles). Joseph est souvent représenté endormi.

Annonce faite aux bergers[modifier | modifier le code]

Peinture de Taddeo Gaddi sur le thème de l'Annonce aux bergers.

Les bergers gardant leurs troupeaux dans les champs pour le solstice, sont prévenus de la naissance du Christ non loin d'eux, par un ange depuis le ciel.

Adoration des bergers[modifier | modifier le code]

L'Adoration des bergers par Fragonard.

Les bergers et leurs bêtes se rassemblent autour de la Sainte Famille pour célébrer la venue du Seigneur.

Adoration des mages[modifier | modifier le code]

L'Adoration des mages par Léonard de Vinci, 1481-1482.

La Circoncision[modifier | modifier le code]

Présentation de Jésus au temple[modifier | modifier le code]

La présentation au temple par Sébastien Bourdon.

Fuite en Égypte[modifier | modifier le code]

Le repos pendant la fuite en Egypte par Philipp Otto Runge.

Dans les bras de Joseph[modifier | modifier le code]

Madone (Vierge à l'Enfant)[modifier | modifier le code]

Madone lisant[modifier | modifier le code]
La Madone Pasadena par Raphaël.

Marie et l'Enfant en contemplation devant un livre ouvert :

Des tableaux traitent du même sujet sans que le titre en soit explicite :

Jésus accrochant le corsage de sa mère[modifier | modifier le code]

Scène de transition entre la précédente et la séance d'allaitement qui va suivre, scène encore plus intime et humaine.

Marie allaitant Jésus[modifier | modifier le code]

Scène nommée Madonna del latte pour les Italiens :

Marie du sevrage[modifier | modifier le code]

Sainte Famille[modifier | modifier le code]

La Sainte Famille avec sainte Élisabeth et Jean-Baptiste, par Raphaël.

Le fils de Dieu[modifier | modifier le code]

Recouvrement de Jésus au temple[modifier | modifier le code]

Dans l'épisode du recouvrement de Jésus au temple de Jérusalem, l'enfant est généralement représenté comme un enseignant de métier, la péricope devant être comprise comme la manifestation précoce de sa vocation de rabbi[18].

Baptême du Christ par Jean-Baptiste[modifier | modifier le code]

Si la représentation de la nudité totale du Christ est acceptée dans le contexte de plusieurs épisodes évangéliques (nativité, circoncision, baptême, crucifixion), elle est progressivement proscrite dans l'art occidental d'inspiration chrétienne, mais en partie seulement[19] (Le Baptême du Christ, mosaïque du baptistère des Ariens de Ravenne, VIe siècle).
L'iconographie témoigne de la spiritualisation du charnel dans l'Église : Giovanni di Paolo, en 1454, introduit un perizonium transparent dissimulant un sexe réduit (Le Baptême du Christ, prédelle d'un retable)[20].

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Les représentations du baptême du Christ sont innombrables. On peut distinguer:

Le Christ bénissant Jean-Baptiste[modifier | modifier le code]

La Tentation du Christ[modifier | modifier le code]

Miracles[modifier | modifier le code]

Noces de Cana[modifier | modifier le code]
La résurrection de Lazare[modifier | modifier le code]
Jésus guérissant les deux aveugles à Jéricho[modifier | modifier le code]
La guérison du paralytique à Capharnaüm[modifier | modifier le code]

Avec les apôtres[modifier | modifier le code]

La Marche sur les eaux au lac de Tibériade[modifier | modifier le code]

Transfiguration[modifier | modifier le code]

par Raphaël.

La Pêche miraculeuse[modifier | modifier le code]

Le Christ prêchant[modifier | modifier le code]

Le Christ et la femme adultère[modifier | modifier le code]

Jésus chez Simon le Pharisien (lavement des pieds du Christ par la femme pécheresse)[modifier | modifier le code]

Jésus chassant les marchands hors du Temple[modifier | modifier le code]

Arrivée à Jérusalem[modifier | modifier le code]

Entrée à Jérusalem[modifier | modifier le code]

L'arrivée à Jérusalem par Giotto.

Lavement des pieds[modifier | modifier le code]

La Cène[modifier | modifier le code]

La Cène par Domenico Ghirlandaio.

Ou Dernier Repas ou Dernière Cène (de cena : « repas du soir »)

Le Mont des oliviers[modifier | modifier le code]

Agonie au jardin des oliviers[modifier | modifier le code]
L'agonie au jardin par Giovanni Bellini.

Scène nommée également Agonie dans le jardin des oliviers, ou Agonie du Christ, Agonie du Christ à Gethsémani, etc.

Arrestation au jardin des oliviers[modifier | modifier le code]
L'arrestation du Christ par Le Caravage.

Passion du Christ[modifier | modifier le code]

Les adieux du Christ à sa mère[modifier | modifier le code]
Les adieux par Lorenzo Lotto.
Dérision du Christ[modifier | modifier le code]
Condamnation[modifier | modifier le code]
devant Hérode par Duccio.
Ecce Homo[modifier | modifier le code]
Ecce homo par Mantegna.
Le Christ quittant le prétoire[modifier | modifier le code]
Flagellation du Christ[modifier | modifier le code]
Flagellation par Le Guerchin.
Le Couronnement d'épines[modifier | modifier le code]

Chemin de Croix (14 stations)[modifier | modifier le code]

Suivant les versions autorisées, les quatorze stations du Chemin de Croix peuvent varier.

Jésus est condamné[modifier | modifier le code]
Jésus est chargé de sa croix[modifier | modifier le code]
Le Portement de Croix par Raphaël.
Sainte Véronique essuie le visage de Jésus[modifier | modifier le code]
Christ de pitié[modifier | modifier le code]
Partage des vêtements de Jésus[modifier | modifier le code]
Érection de la Croix[modifier | modifier le code]
Crucifixion[modifier | modifier le code]
Crucifix à tabelloni par Cimabue (Arezzo).
Le Christ peut être représenté seul
sur la croix de son supplice dans un cadre rectangulaire, ou réduite au crucifix chantourné (accompagné à la fin du Moyen Âge de petits tableaux aux extrémités : les tabelloni).

À noter les postures différents du Christ en Christus triumphans (triomphant), Christus patiens (résigné), ou Christus dolens (souffrant).

La Crucifixion Mond de Raphaël.
ou dans la scène complète de La Crucifixion avec ses témoins et acteurs
soit l'épisode de la Passion et une station du chemin de Croix.

Cette seule scène dans les musées français (base Joconde)

Le Calvaire[modifier | modifier le code]
Le calvaire par Mantegna.
Le flanc de Jésus est percé d'un coup de lance[modifier | modifier le code]
Plaies du Christ[modifier | modifier le code]
  • Bréviaire de Bonne de Luxembourg, duchesse de Normandie, enluminure
Le Christ entouré des symboles de la passion[modifier | modifier le code]
Christ bifrons[modifier | modifier le code]
Déposition de la croix[modifier | modifier le code]
Le Christ mort[modifier | modifier le code]
Déploration (Lamentation)[modifier | modifier le code]
Mater dolorosa, Pietà[modifier | modifier le code]
Mise au tombeau[modifier | modifier le code]

La descente aux Limbes[modifier | modifier le code]

Descente du Christ dans les Limbes par Domenico Beccafumi, Pinacothèque nationale de Sienne.

La descente aux Limbes est effectuée par le Christ entre le vendredi saint et le dimanche de Pâques, pour visiter des justes morts avant sa résurrection.

En peinture
En sculpture

La résurrection[modifier | modifier le code]

Entre mort et Résurrection[modifier | modifier le code]

Christ de douleur, par Lorenzo Monaco.

Le « Christ de douleur » ou Christ représenté en « Homme de douleurs » suivant Isaïe (LIII, 3).

Résurrection[modifier | modifier le code]

Apparition à Marie-Madeleine[modifier | modifier le code]

Noli me tangere, Fra Angelico, 1440-1441.

Apparition aux apôtres (incrédulité de saint Thomas)[modifier | modifier le code]

Pontormo, 1525.

La cène à Emmaüs[modifier | modifier le code]

La montée au ciel[modifier | modifier le code]

Ascension[modifier | modifier le code]

Titres habituels : L'Ascension seule ou L'Ascension du Christ

Christ bénissant[modifier | modifier le code]

Le Christ bénissant est une représentation, moins hiératique que la suivante car moins inscrite dans la chronologie, consistant en sa présence avec le geste adéquat de la main levée.

Christ pantocrator[modifier | modifier le code]

Le Christ pantocrator ou Christ en gloire est une représentation très byzantine, et donc fréquente dans les Églises d'Orient, qu'on trouve principalement en mosaïque, mais aussi en fresques, en corps glorieux, à la fin des temps, dans sa seconde parousie.

Mosaïque de l'abside, San Miniato al Monte (Florence).

Christ du jugement[modifier | modifier le code]

De facture byzantine également, cette représentation se distingue (quelquefois difficilement) de la précédente, et concerne principalement les scènes du Jugement dernier[21] :

Autres représentations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Cette représentation du Christ rompt avec l'art byzantin pénétré des lois du hiératisme. L'auteur du diptyque s'inspire probablement de la redécouverte du portrait de profil à la Renaissance dans la peinture et l'art des médailles, notamment de l'émeraude gravée (représentant Jésus-Christ de profil) donnée par le sultan Bayézid II au pape Innocent VIII en 1492. Cf (en) Joan E. Taylor, What Did Jesus Look Like?, Bloomsbury Publishing, , p. 20-21
  2. François Bœspflug, Le Dieu des peintres et des sculpteurs : L'Invisible incarné, Hazan, , p. 105
  3. François Bœspflug, Le Dieu des peintres et des sculpteurs, op. cit., p. 106
  4. François Bœspflug, Jean-Michel Spieser, Christian Heck, Valérie Da Costa, Le Christ dans l'art. Des catacombes au XXe siècle, Bayard, , p. 8-9
  5. Épiphane de Salamine le croit semblable aux apôtres car s'il avait eu vraiment une allure particulière, le baiser de Judas qui le fait désigner à la troupe venue l'arrêter n'aurait pas été nécessaire.
  6. Gilbert Dagron, Décrire et peindre: essai sur le portrait iconique, Gallimard, , p. 184
  7. Jacques de Landsberg, L'art en croix : le thème de la crucifixion dans l'histoire de l'art, La Renaissance du livre, , p. 25
  8. Jean-Marie Mayeur, André Vauchez, Luce Pietri, Marc Venard, François Laplanche, Histoire du christianisme, Desclée, , p. 86
  9. François Bœspflug, Une histoire de l'éternel dans l'art, p. 79
  10. François Bœspflug, Le Dieu des peintres et des sculpteurs : L'Invisible incarné, Hazan, , p. 111
  11. Eliane Burnet et Régis Burnet, Pour décoder un tableau religieux, Éditions Fides, , p. 128
  12. François Bœspflug, Dieu et ses images. Une histoire de l'éternel dans l'art, Bayard, , p. 129
  13. Jacques de Landsberg, L'art en croix : le thème de la crucifixion dans l'histoire de l'art, La Renaissance du livre, , p. 26
  14. Manuel Jover, Le Christ dans l'art, Éditions Sauret, , p. 7
  15. Romanisation de la figure de Jésus vêtu de la toge parée d'un double galon vertical. « Sa figure est mise en valeur par sa position centrale, par son geste du bras droit et par le drap d'honneur tenu dans son dos par deux personnages. Mais les disciples sont habillés exactement comme lui ». Cf François Bœspflug, « Le Christ vêtu par les artistes », Lumière & vie, no 292,‎ , p. 55 (lire en ligne).
  16. Il fait « de la droite le geste de prise de parole de l'iconographie païenne antique, consistant à lever la main, paume ouverte en direction des auditeurs, avec index et médius dressés. Sur le livre qu’il tient ouvert, on peut lire : Dominus conservator ecclesiæ Pudentianæ, le titre de conservator (« sauveur ») renvoyant aussi bien à Jupiter qu’à l’empereur, déclaré conservator orbis (« sauveur du monde ») lors de son adventus (son entrée protocolaire en ville) ». Cf François Bœspflug, Le Christ vêtu par les artistes, p. 55
  17. Déisis contenant un Christ Pantocrator (portant la tiare pontificale et un grand manteau à fermoir et à galon brodé, une main faisant le signe de bénédiction, l'autre portant un sceptre, ce personnage en majesté est assis sur un trône, devant une tenture d’honneur en brocart) accompagné de la Vierge Marie et de saint Jean-Baptiste.
  18. François Bœspflug, Jésus a-t-il eu une vraie enfance ? L'art chrétien en procès, Éditions du Cerf, , p. 27
  19. Sur cette mosaïque, le Christ est montré comme un jeune garçon prépubère, les flots du Jourdain laissant transparaître son sexe sans toison pubienne. « Ce Baptisé au sexe bien visible est voué à disparaître, en partie parce que l'art occidental d'inspiration chrétienne va progressivement proscrire la nudité complète, mais en partie seulement. De deux choses l'une. Ou bien la figuration du sexe du Christ a été délibérément censurée ou éludée par divers subterfuges (les eaux du Jourdain perdent leur transparence ; le Christ descend tout habillé dans le Jourdain ou du moins revêtu d'un perizonium opaque voire une longue tunique ; le Christ avance une jambe comme s'il marchait dans le lit du fleuve… ; le Christ est figuré de trois quarts arrière voire de dos, comme dans certaines miniatures italiennes, etc. Ou bien on a laissé entendre que le Christ, anticipant en cela la spiritualisation du corps humain en vue de la béatitude éternelle, avait d'ores et déjà un bas-ventre allégé du membre viril ou du moins doté d'un sexe réduit à l'état de sexe témoin pour mémoire ». Cf François Bœspflug, Le Dieu des peintres et des sculpteurs : L'Invisible incarné, Hazan, , p. 137
  20. François Bœspflug, op. cit., p. 137
  21. Matthieu, chapitres 24 et 25, l'Apocalypse de Jean, chapitre 4,1-11 et le récit de l'Ascension et de l'annonce du second Retour dans les Actes des Apôtres, chapitre 1
  22. Louis Charbonneau-Lassay, Études de symbolique chrétienne: Iconographie et Symbolique du Cœur de Jésus, Gutenberg Reprints, 2005
  23. Barbara Hryszko, Identification d’un tableau d’Alexandre Ubeleski : l’un des premiers exemples d’iconographie du Sacré-Coeur, „Barok”, XXV/XXVI, (45/46), 2016, pp. 197-207.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • Le Caravage de Roberto Longhi (traduction française)
  • Le Détail, pour une histoire rapprochée de la peinture de Daniel Arasse
  • Les Figures du Christ dans l'art, l'histoire et la littérature, Paris, L'Harmattan, 2001.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]