Renault ER 100

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Renault ER 100
Renault ER 100
Un trolleybus Berliet ER100 de première génération à Lyon en 1980

Marque Drapeau : France Renault
Années de production 1976 - 1989
Production 324[1] exemplaire(s)
Classe Trolleybus
Moteur et transmission
Énergie Électrique
Châssis - Carrosserie
Carrosserie(s) 2 ou 3 portes
Chronologie des modèles

Le Renault ER 100 est un modèle de trolleybus construit par Berliet puis Renault.

Histoire[modifier | modifier le code]

En France, dans les années d'entre deux guerres, l'économie fonctionne en autarcie. On profite exceptionnellement de contrats de fournitures à l'étranger mais l'exportation en tant que telle n'est pas pratiquée. Le marché français est d'ailleurs un des plus fermés. Afin de trouver de nouveaux débouchés aux matériels du groupe Als-Thom, devenue Alsthom plus tard puis Alstom de nos jours, fleuron de l'industrie reconnu uniquement dans l'hexagone, société issue du regroupement de la SACM - Société Alsacienne de Constructions Mécaniques à Belfort, célèbre constructeur de locomotives et de la Compagnie Française Thomson-Houston, la société Vétra est constituée en 1925. N'ayant aucun concurrent, le parc français de trolleybus était donc constitué essentiellement de véhicules Vétra. Mais Vétra n'a jamais été, au vrai sens du terme, un "vrai constructeur" de trolleybus mais plutôt un concepteur et un intégrateur. Via son bureau d'études, SATRAMO, Vétra concevait les matériels et les faisait construire et assembler par des sous-traitants spécialisés, des carrossiers ou même parfois par les fournisseurs des châssis : Berliet et Renault.

Si à la fin des années 1930, la France ne comptait que 152 trolleybus répartis en métropole et ses colonies d'Afrique du Nord, dans le reste du monde on en dénombrait plus de 6.500 répartis dans 170 villes sur les 5 continents, dont 2.000 uniquement aux USA en 1938. En France, le boum des trolleybus vient dès la fin de la Seconde Guerre mondiale, durant la période 1946-1952. Pas moins de 13 villes vont s'équiper d'un réseau de trolleybus : Amiens, Forbach, Mulhouse en 1946, Brest, Grenoble, Le Havre et Metz en 1947, Saint-Malo en 1948, Tours en 1949, Dijon et Toulon en 1950, Belfort et Perpignan en 1952. Cependant dès 1954, la ville de Bordeaux abandonne définitivement le trolleybus.

Dès le début des années 1960, le déclin des trolleybus semble inexorable. Le marché se rétrécit de plus en plus. Sur les réseaux en place, les véhicules âgés de 20 ans donnaient encore toute satisfaction mais aucun renouvellement ne s'annonçait, les trolleybus étaient remplacés par des autobus. Vétra dépose son bilan en 1964 laissant la France sans constructeur de trolleybus. Le premier choc pétrolier en 1973 va ralentir le démantèlement des derniers réseaux dont Toulon fut la dernière victime. Les villes de Grenoble, Lyon et Saint-Étienne restées fidèles à ce système de transport, cherchent à renouveler leur parc constitué essentiellement de trolleybus Vétra mis en service entre 1943 et 1964. Elles contactent d'abord Saviem qui refuse d'adapter son SC10, avant de se tourner vers Berliet à qui elles vont fournir un cahier des charges pour la création d'un nouveau trolleybus français.

Versions[modifier | modifier le code]

ER 100.R[modifier | modifier le code]

Résultat de son travail, Berliet teste à Grenoble en juin 1976 un premier prototype de trolleybus, dérivé du PR 100 équipé d'une chaine de traction électrique du franco-suisse Traction-CEM-Oerlikon. Les premiers véhicules ER 100 (aussi appelés ER 100.R car équipés de rhéostat), sont livrés à partir de septembre 1977 à Grenoble (50)[2], puis à Lyon (110) et Saint-Étienne (25) en 1979 et à Marseille (48) à partir de 1980 [3].

ER 100.H[modifier | modifier le code]

Dans les années 1980, Berliet fait évoluer ses trolleybus en remplaçant le rhéostat par un hacheur à thyristor, ces derniers sont plus connus sous le nom de ER 100H, ils sont achetés à partir de 1981 par Lyon (26), de 1983 par Limoges (15) et par Saint-Étienne 1982-1983 (25).

Trolleybus ER100.2H de Limoges

ER 100.2H[modifier | modifier le code]

La seconde série d'ER 100 livrée à Limoges (25) à partir de 1987 est dérivée du PR 100.2 d'où sa dénomination ER 100.2H[4].

Motorisation[modifier | modifier le code]

Certains de ces véhicules sont équipés d'un groupe électrogène d'autonomie de très faible puissance afin de pouvoir évoluer hors d'une ligne aérienne (déviation en cas de travaux ou évolution dans le dépôt dépourvu de lignes aériennes). Ce groupe est constitué d'un moteur Diesel Deutz, à refroidissement par air, entraînant une machine tournante à courant continu réversible : Génératrice pour le mode autonome, et moteur dans le mode électrique (source : Association Standard 216 Grenoble-(le)Pont de Claix)[réf. nécessaire].

Commercialisation[modifier | modifier le code]

Cinq réseaux français ont fait circuler des ER 100 :

Sauvegarde[modifier | modifier le code]

L'association TCL (Trolleybus Club Lyonnais) préserve un Berliet ER 100.R sous le numéro 1900. Ce trolleybus, le 17ème Berliet ER 100.R produit, est mis en service à la SÉMITAG en 1977 sous le numéro de parc 717 et roule jusqu'en 1999. Il a ensuite été offert à l'association Standard 216, puis à l'association TBFP en 2009, et l'association TCL le récupère en 2013. Il est destiné à être une reconstitution des ER 100 s'approchant de la version lyonnaise (le carénage et le nombre de portes étant différents dans la version grenobloise)[6].

En janvier 2018, il devient le premier trolleybus français de préservation à rouler en mode trolleybus en France.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Le Berliet ER 100: le second souffle du trolleybus français », sur www.mes-annees-50.com
  2. « Semitag », Association Européenne pour le Développement du Transport Ferroviaire. (consulté le 4 septembre 2011)
  3. « Renault ER100.R », Les amis du rails et des transports de Marseille (consulté le 4 septembre 2011)
  4. « D'un trolleybus à l'autre sur la ligne 4 », Le Portail Ferroviaire (consulté le 4 septembre 2011)
  5. « Trolleybus ER 100 / PER 180 », sur transbus.org
  6. « Trolleybus Club Lyonnais - Accueil », sur SiteW.com (consulté le 22 janvier 2018)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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