Renaude Lapointe

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Lapointe.

Renaude Lapointe
Fonctions
Présidente du Sénat du Canada

(5 ans et 22 jours)
Prédécesseur Muriel McQueen Fergusson
Successeur Allister Grosart
Sénatrice de Mille Isles

(15 ans, 1 mois et 24 jours)
Prédécesseur Thérèse Casgrain
Successeur Solange Chaput-Rolland
Biographie
Nom de naissance Louise Marguerite Renaude Lapointe
Date de naissance
Lieu de naissance Disraeli, Québec (Canada)
Date de décès (à 90 ans)
Parti politique Parti libéral du Canada
Père Joseph-Alphonse Lapointe
Mère Marie-Louise Poulin
Famille Dr Christian Lapointe (frère)
Carol Lapointe (frère)
Profession Journaliste

Renaude Lapointe, née le à Disraeli et morte le , est une journaliste et femme d'État canadienne. Nommée au Sénat par Pierre Elliott Trudeau en 1971, elle sert comme Présidente de la Chambre haute de 1974 à 1979. Elle est la première femme francophone à occuper ce poste.

Famille[modifier | modifier le code]

Renaude Lapointe est la fille aîné de Joseph-Alphonse Lapointe, originaire de Saint-Pierre de Broughton, et de Marie-Louise Poulin, originaire de Vallée-Jonction. Son père mécanicien a été le premier garagiste de Disraeli et propriétaire de la première voiture automobile du village. Sa mère, Marie-Louise Poulin, diplômée d'études supérieures, était enseignante de musique jusqu'à son mariage en septembre 1910. Renaude était l'aîné d'une famille de 3 enfants, suivi de ses frères Christian, né en 1913, et Carol, né en 1914. Pousser par la vocation de la mère de la famille, les enfants ont tous appris à jouer au moins un instrument: Renaude jouait le violon et le piano, Christian le saxophone et Carol le violoncelle.

Études et carrières professionnelles[modifier | modifier le code]

Premières expériences professionnelles (1925-1959)[modifier | modifier le code]

Après avoir terminé son cours primaire, ses parents choisissent de l'envoyer poursuivre sa formation chez les Ursulines à Stanstead. En 1929, 4 ans plus tard, elle terminera à 17 ans avec un cours commercial et des diplômes en violon et en piano.

Elle retournera dans sa famille et enseignera la musique pendant plusieurs années. À cause de la crise financière, sa famille déménagera à Québec en 1933 où elle trouvera un emploi comme sténo-dactylo dans un bureau d'avocats. Pendant plus de 4 ans, elle occupera ce métier tout en s'initiant à la politique municipale en travaillant à l'élection de l'échevin du quartier, le notaire Arthur Duval.

Le Soleil (1939-1959)[modifier | modifier le code]

Par le biais d'un club littéraire et social, elle rencontrera la journaliste Germaine Bundock qui remarque rapidement son talent littéraire. Cette dernière lui obtiendra un poste de journaliste dans le quotidien Le Soleil en 1939. Renaude restera 20 ans à l'emploi du journal Le Soleil. Elle couvrira la vie culturelle et sociale de la capitale, notamment la critique musicale, les questions féminines et les éditoriaux[1]. Renaude occupera également le poste de correspondante pour Time, Life et le service internationale de Radio-Canada[1].

Après la seconde guerre mondiale, elle est invité au cercle littéraire Le Moulin à vent pour participer à une conférence sur son expérience de voyage autour du monde, elle fait la connaissance de Pierre Elliot Trudeau.

La Presse (1959-1970)[modifier | modifier le code]

En 1959, elle quitte Le Soleil pour La Presse où elle sera la première femme affectée au reportage général. Elle se rendra dans le Nord Canadien pour réaliser des reportages sur les Inuit et les conditions de vie dans les bases militaire. Ensuite, elle sera la première femme à occuper le poste d'éditorialiste à La Presse, de 1965 à 1970.

Carrière politique (1970-1987)[modifier | modifier le code]

En 1970, une restructuration du journal La Presse entraîne la mise à la retraite de tous les journalistes âgées de 55 ans et plus. Elle accepte donc l'offre du ministre fédéral Jean Chrétien et devient agent d'information pour le ministère des Affaires indiennes et du Nord. Elle fera également partie de la Commission des affaires sociales humanitaires et culturelle, en plus d'être déléguée à l'Assemblée générale des Nations-Unies comme représentante du Canada en 1970[1]. L'année suivante, en 1971, le premier ministre du Canada Pierre Elliot Trudeau l'a nomme au Sénat et elle devient Sénatrice de Mille Isles. En 1974, Renaude Lapointe devient présidente du Sénat, la deuxième femme et la première francophone a occupé ce poste. En 1979, à l'âge de 75 ans, elle quitte son poste de président du Sénat suite à l'élection de Joe Clark. Puis, en 1987, elle prend sa retraite et quitte son poste de Sénatrice.

Honneurs[modifier | modifier le code]

Notes et références[3][modifier | modifier le code]

  1. a b et c « Lapointe, Louise-Marguerite-Renaude | l'Encyclopédie Canadienne », sur www.thecanadianencyclopedia.ca (consulté le 10 novembre 2018)
  2. Service d'information et de recherche parlementaires, « Les présidents du Sénat du Canada (sp-01Cauchon-f.htm) », sur bdp.parl.ca (consulté le 10 novembre 2018)
  3. (en) Ray, Randy, « RENAUDE LAPOINTE: A pioneering woman of Quebec The trail-blazing ... », Article journal,‎ , R7 (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]