Renaud Piarroux

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Renaud Piarroux
Naissance (60 ans)
Nationalité Française
Formation

Renaud Piarroux, né le 27 septembre 1960 à Cherbourg, en France, est un pédiatre et biologiste spécialiste des maladies infectieuses et des maladies tropicales.

Il est connu comme étant « l’un des meilleurs spécialistes des épidémies de choléra »[2],[3].

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille et formation[modifier | modifier le code]

Renaud Piarroux est le « fils d’un père artisan peintre et d’une mère médecin en anatomopathologie dans un laboratoire pharmaceutique »[4]. Suivant son épouse à Marseille, il y poursuit également ses études de médecine[4]. Il est marié depuis 1987 et père de trois enfants[2]. Il devient pédiatre et en parallèle diplômé en médecine tropicale et en parasitologie[4].

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

En 1994, au Zaïre il est « le seul pédiatre » sur place à lutter, entre autres, contre le choléra[4]. Il comprend que des bébés orphelins participent à la propagation de l'épidémie de choléra car l'orphelinat ne dispose pas de couches et de lait infantile « comme les bébés européens »[4]. Une fois ces manques comblés l'épidémie disparait[4]. Cette expérience le marque et l'incite à se spécialiser dans la lutte contre les épidémies[4].

De 1996 à 2008 il dirige le laboratoire de parasitologie à l’université de Franche-Comté (Besançon, France) qui étudie notamment le choléra[4].

Sa spécialité est « l’éco-épidémiologie »[4]. Elle consiste à essayer de comprendre y compris sur le terrain « l’environnement dans lequel se développe une maladie » tout en travaillant avec les populations afin de l'éradiquer[4].

En 2008, il dirige le laboratoire de parasitologie à l'université d'Aix-Marseille[4].

À l'automne 2016, il est en désaccord avec le projet de l'IHU de Marseille porté par Didier Raoult[4],[2]. Cela dégrade ses conditions de travail à tel point qu'il quitte ses fonctions à Marseille[2] pour devenir chef du service de parasitologie-mycologie à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, à l'Assistance publique – Hôpitaux de Paris[2].

Durant sa carrière, Renaud Piarroux participe à des missions humanitaires pour Médecins du monde et de nombreux projets de recherche en Afrique[5], notamment sur l'étude de la dynamique des épidémies[6],[7], en république démocratique du Congo[6],[8],[9],[10],[11],[12],[13],[14] et en Guinée[15], et un programme de lutte contre les maladies à transmission hydrique en Côte d'Ivoire[16],[17].

Principaux travaux[modifier | modifier le code]

Lutte contre l'épidémie de Choléra en Haïti et les experts scientifiques de l'ONU[modifier | modifier le code]

En novembre 2010, le gouvernement haïtien et l'ambassade de France demandent à Renaud Piarroux d'enquêter sur l'origine et l'évolution de la plus importante épidémie de choléra de l'époque actuelle[18],[19],[20],[21],[22],[23] et d'aider les autorités à mettre en place un programme de lutte contre la maladie.

Son rapport confidentiel du 30 novembre 2010 « Comprendre l'épidémie de choléra en Haïti » est d'abord évoqué par le journal « Le Monde » quelques jours plus tard[24] avant d'être publié en juillet 2011 dans la revue scientifique « Emerging Infectious Diseases » du Centers for Disease Control[25],[4].

Au bout de plusieurs années, il contribue à « faire reconnaître la responsabilité de casques bleus de l’ONU dans la propagation de l’épidémie »[2] malgré les « mensonges et dénégations » scientifiques des experts de l'ONU[26]. Cette pandémie causera la mort de 10 000 personnes[27].

Cette mission est relatée dans le livre Deadly River (Rivière mortelle, Cornell University Press, 2016), de Ralph R. Frerichs (en)[28],[29],[30]. Renaud Piarroux a également écrit en 2019 un ouvrage relatant la suite de cette histoire et les controverses scientifiques qui y ont été associées : Choléra. Haïti 2010-2018 : histoire d’un désastre[31],[26].

Alerte aux autorités et implantations d'équipes mobiles à domicile durant la pandémie du Covid-19[modifier | modifier le code]

En 2020, Renaud Piarroux s'est impliqué dans la gestion de la crise de la Covid-19 au sein de l'APHP, notamment sur l'épidémiologie[32] et le développement du dispositif « Covisan » d'aide au confinement des personnes Covid positives[33],[34],[35].

Le , il alerte, avec Éric Caumes, Martin Hirsch, le directeur des Hôpitaux de Paris, sur la possibilité d'un « tsunami de cas » de Covid-19[2],[36],[37],[38]. Afin d'essayer de casser les chaines de transmission, il suggère à Martin Hirsch, la mise en place d'un outil supplémentaire[3] qui a fait ses preuves dans d'autres épidémies (choléra aux Comores et en Haïti)[39],[2] : des équipes mobiles. Ce dispositif appelé « Covisan » est tout d'abord lancé à Paris le « sans véritable relais dans la communication gouvernementale »[40]. Il permet d'accompagner le patient avec des équipes qui se déplacent à son domicile « pour voir comment pouvoir protéger les proches et l'entourage »[39]. Cette approche permet également de sensibiliser sur le terrain les cas positifs asymptomatiques (personnes contagieuses sans symptôme) afin que ces personnes adhèrent mieux aux recommandations[41],[42]. En sept mois 40 000 personnes ont été suivies en Île-de-France[43]. Le 10 décembre 2020, le ministre de la Santé, Olivier Véran, annonce qu'un dispositif de visites à domicile va désormais « être étendu à l’ensemble du pays »[44],[45].

Il décrit son expérience dans le livre La Vague, l'épidémie vue du terrain[46].

Publications[modifier | modifier le code]

Décoration[modifier | modifier le code]

Chevalier de la Légion d'honneur Chevalier de la Légion d'honneur (nommé le 14 avril 2017)[51]

Notes et Références[modifier | modifier le code]

  1. Isolement et caractérisation d'une séquence répétée des Leishmania de l'ancien monde : Application au diagnostic, à l'épidémiologie et à la taxonomie, Aix-Marseille 2, (lire en ligne)
  2. a b c d e f g et h « Renaud Piarroux : un épidémiologiste de terrain contre le Covid-19 », La Croix,‎ (ISSN 0242-6056, lire en ligne, consulté le 18 décembre 2020) :

    « Il est aujourd’hui mondialement reconnu comme l’un des meilleurs spécialistes des épidémies de choléra. »

  3. a et b « Pr Piarroux : "Les cas augmentent depuis 15 semaines, il aurait fallu agir plus tôt" », sur LExpress.fr, (consulté le 18 décembre 2020)
  4. a b c d e f g h i j k l et m « Renaud Piarroux, le médecin qui a tenu tête à l’ONU », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 18 décembre 2020)
  5. « Les enfants perdus du Rwanda », sur LExpress.fr, (consulté le 18 décembre 2020)
  6. a et b « Afrique. Une plaque tournante de choléra identifiée au Congo. », La Croix,‎ (ISSN 0242-6056, lire en ligne, consulté le 18 décembre 2020)
  7. (en) Christopher Troeger, Kankoe Sallah, Dennis L. Chao, Romain Truillet, Jean Gaudart et Renaud Piarroux, « Cholera Outbreak in Grande Comore: 1998–1999 », The American Journal of Tropical Medicine and Hygiene, vol. 94, no 1,‎ , p. 76–81 (ISSN 0002-9637, PMID 26572869, PMCID 4710449, DOI 10.4269/ajtmh.15-0397)
  8. http://en.choleraalliance.org/files/Pdf/Plan%20strategique%20du%20cholera%20en%20RDC%202008-2012.pdf
  9. D Bompangue, P Giraudoux, P Handschumacher, M Piarroux, B Sudre, M Ekwanzala, I Kebela et R Piarroux, « Lakes as source of cholera outbreaks, Democratic Republic of Congo », Emerging Infect. Dis., vol. 14, no 5,‎ , p. 798–800 (PMID 18439365, PMCID 2600234, DOI 10.3201/eid1405.071260)
  10. D Bompangue, P Giraudoux, M Piarroux, G Mutombo, R Shamavu, B Sudre, A Mutombo, V Mondonge et R Piarroux, « Cholera epidemics, war and disasters around Goma and Lake Kivu: an eight-year survey », PLoS Negl Trop Dis, vol. 3, no 5,‎ , e436 (PMID 19436726, PMCID 2677153, DOI 10.1371/journal.pntd.0000436)
  11. S Moore, B Miwanda, AY Sadji, H Thefenne, F Jeddi, S Rebaudet, H de Boeck, B Bidjada, JJ Depina, D Bompangue, AA Abedi, L Koivogui, S Keita, E Garnotel, PD Plisnier, R Ruimy, N Thomson, JJ Muyembe et R Piarroux, « Relationship between Distinct African Cholera Epidemics Revealed via MLVA Haplotyping of 337 Vibrio cholerae Isolates », PLoS Negl Trop Dis, vol. 9, no 6,‎ , e0003817 (PMID 26110870, PMCID 4482140, DOI 10.1371/journal.pntd.0003817)
  12. B Miwanda, S Moore, JJ Muyembe, G Nguefack-Tsague, IK Kabangwa, DY Ndjakani, A Mutreja, N Thomson, H Thefenne, E Garnotel, G Tshapenda, DK Kakongo, G Kalambayi et R Piarroux, « Antimicrobial Drug Resistance of Vibrio cholerae, Democratic Republic of the Congo », Emerging Infect. Dis., vol. 21, no 5,‎ , p. 847–51 (PMID 25897570, PMCID 4412219, DOI 10.3201/eid2105.141233)
  13. N Floret, JF Viel, F Mauny, B Hoen et R Piarroux, « Negligible risk for epidemics after geophysical disasters », Emerging Infect. Dis., vol. 12, no 4,‎ , p. 543–8 (PMID 16704799, PMCID 3294713, DOI 10.3201/eid1204.051569)
  14. (en) Didier Bompangue, Patrick Giraudoux, Martine Piarroux, Guy Mutombo, Rick Shamavu, Bertrand Sudre, Annie Mutombo, Vital Mondonge et Renaud Piarroux, « Cholera Epidemics, War and Disasters around Goma and Lake Kivu: An Eight-Year Survey », PLoS Neglected Tropical Diseases, vol. 3, no 5,‎ , e436 (ISSN 1935-2735, PMID 19436726, PMCID 2677153, DOI 10.1371/journal.pntd.0000436)
  15. S Rebaudet, MA Mengel, L Koivogui, S Moore, A Mutreja, Y Kande, O Yattara, V Sarr Keita, BM Njanpop-Lafourcade, PE Fournier, E Garnotel, S Keita et R Piarroux, « Deciphering the origin of the 2012 cholera epidemic in Guinea by integrating epidemiological and molecular analyses », PLoS Negl Trop Dis, vol. 8, no 6,‎ , e2898 (PMID 24901522, PMCID 4046952, DOI 10.1371/journal.pntd.0002898)
  16. « Fiche d'expérience »
  17. http://www.solidarites.org/en/eclairage/1091-water-as-a-source-of-disease
  18. R Piarroux, R Barrais et B Faucher, « Understanding the cholera epidemic, Haiti », Emerging Infect. Dis., vol. 17, no 7,‎ , p. 1161–8 (PMID 21762567, PMCID 3381400, DOI 10.3201/eid1707.110059)
  19. J Gaudart, S Rebaudet, R Barrais, J Boncy, B Faucher, M Piarroux, R Magloire, G Thimothe et R Piarroux, « Spatio-temporal dynamics of cholera during the first year of the epidemic in Haiti », PLoS Negl Trop Dis, vol. 7, no 4,‎ , e2145 (PMID 23593516, PMCID 3617102, DOI 10.1371/journal.pntd.0002145)
  20. L Bengtsson, J Gaudart, X Lu, S Moore, E Wetter, K Sallah, S Rebaudet et R Piarroux, « Using mobile phone data to predict the spatial spread of cholera », Sci Rep, vol. 5,‎ , p. 8923 (PMID 25747871, PMCID 4352843, DOI 10.1038/srep08923)
  21. S Baron, J Lesne, S Moore, E Rossignol, S Rebaudet, P Gazin, R Barrais, R Magloire, J Boncy et R Piarroux, « No Evidence of Significant Levels of Toxigenic V. cholerae O1 in the Haitian Aquatic Environment During the 2012 Rainy Season », PLoS Curr, vol. 5,‎ (PMID 24077904, PMCID 3783635, DOI 10.1371/currents.outbreaks.7735b392bdcb749baf5812d2096d331e)
  22. S Rebaudet, P Gazin, R Barrais, S Moore, E Rossignol, N Barthelemy, J Gaudart, J Boncy, R Magloire et R Piarroux, « The dry season in haiti: a window of opportunity to eliminate cholera », PLoS Curr, vol. 5,‎ (PMID 23873011, PMCID 3712488, DOI 10.1371/currents.outbreaks.2193a0ec4401d9526203af12e5024ddc)
  23. RR Frerichs, J Boncy, R Barrais, PS Keim et R Piarroux, « Source attribution of 2010 cholera epidemic in Haiti », Proc. Natl. Acad. Sci. U.S.A., vol. 109, no 47,‎ , E3208; author reply E3209 (PMID 23047703, PMCID 3511120, DOI 10.1073/pnas.1211512109)
  24. « Choléra en Haïti : l'hypothèse népalaise confirmée », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 19 décembre 2020)
  25. (en-US) Renaud Piarroux, Robert Barrais, Benoît Faucher et Rachel Haus, « Understanding the Cholera Epidemic, Haiti », Emerging Infectious Diseases journal - CDC, vol. 17 Number 7,‎ (DOI 10.3201/eid1707.110059, lire en ligne, consulté le 19 décembre 2020)
  26. a et b « Importation du choléra en Haïti, manipulation scientifique », La Croix,‎ (ISSN 0242-6056, lire en ligne, consulté le 18 décembre 2020)
  27. « HAÏTI. L'ONU reconnait sa responsabilité dans l'épidémie de choléra », sur Sciences et Avenir (AFP) (consulté le 18 décembre 2020)
  28. Ralph. Frerichs, Deadly River: Cholera and Cover-Up in Post-Earthquake Haiti, Ithaca, NY, Cornell University Press, coll. « The Culture and Politics of Health Care Work », (ISBN 9781501713583, présentation en ligne)
  29. Mark Schuller, « Deadly River: Cholera and Cover-Up in Post-Earthquake Haiti, by Ralph R. Frerichs », New West Indian Guide, vol. 92, nos 1-2,‎ , p. 148–149 (ISSN 1382-2373 et 2213-4360, DOI 10.1163/22134360-09201022, lire en ligne, consulté le 19 décembre 2020)
  30. (en) Jocalyn Clark, « Cholera cover up in Haiti », The Lancet Infectious Diseases, vol. 17, no 1,‎ , p. 38 (DOI 10.1016/S1473-3099(16)30568-0, lire en ligne, consulté le 20 décembre 2020)
  31. Piarroux 2019.
  32. Paul Benkimoun, « Coronavirus : « Il faut cartographier les cas de porteurs du virus et renforcer la surveillance là où existent des clusters » », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne)
  33. Paul Benkimoun et Chloé Hecketsweiler, « Coronavirus : « Il faudra suffisamment d’équipes mobiles opérationnelles » pour empêcher un rebond de l’épidémie », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne)
  34. « Tout savoir sur Covisan »
  35. « Coronavirus: en Île-de-France, des équipes pour briser les chaînes de transmission », sur lefigaro.fr (consulté le 18 décembre 2020)
  36. Gilles Pialoux, Nous n'étions pas prêts : Carnet de bord par temps de coronavirus, JC Lattès, , 250 p. (ISBN 978-2709666855), « Vendredi 13 mars 2020 – 15 Heures »
  37. Caroline Coq-Chodorge, « Avec les brigades de dépistage franciliennes: «Le virus circule doucement, on peut s’en protéger» », sur Mediapart (consulté le 18 décembre 2020) : « [..]le 13 mars pour l’alerter sur la gravité de la situation : les capacités de l’AP-HP allaient être dépassées, il fallait se réorganiser d’urgence. [...] »
  38. « « Un paradoxe à lui tout seul » : Martin Hirsch, patron de l’AP-HP, de la crise de l’hôpital à l’épidémie de Covid-19 », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 19 décembre 2020)
  39. a et b « Prise en charge des malades : en quoi consiste le dispositif Covisan ? », sur France Culture (consulté le 18 décembre 2020)
  40. « Le récit de la crise du coronavirus à l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris », sur Les Echos, (consulté le 18 décembre 2020)
  41. « « Resserrer les mailles » : le défi du traçage des chaînes de contamination du Covid-19 », AFP,‎  :

    « [...] Renaud Piarroux [...] des équipes se déplacent [...]pour leur délivrer des informations et estimer leurs besoins. « On explique aux cas positifs asymptomatiques qu'ils n'ont rien, mais qu'ils sont porteurs du virus et peuvent le transmettre. On leur dit « vous ne sortez pas, vous prenez beaucoup de précautions » », un discours beaucoup plus facile à faire admettre en face à face que par un coup de téléphone impersonnel, souligne-t-il. [...] »

  42. Caroline Coq-Chodorge, « L’épidémiologiste Renaud Piarroux: «La contrainte n’aidera pas» », sur Mediapart (consulté le 18 décembre 2020) : « [...] On a besoin d'équipes mobiles dans toute la France, casser 5 % des chaînes de contamination suffit [...] »
  43. « Coronavirus : des brigades pour accompagner les malades dans leur isolement », sur Franceinfo, (consulté le 20 décembre 2020)
  44. « Covid-19 : des brigades à domicile pour éviter une troisième vague », La Croix,‎ (ISSN 0242-6056, lire en ligne, consulté le 18 décembre 2020)
  45. « Covid : les visites au domicile des personnes contaminées vont être généralisées », sur Les Echos, (consulté le 18 décembre 2020)
  46. Piarroux 2020.
  47. « Choléra en Haïti: le douloureux récit d’un scandale », sur sante.lefigaro.fr, (consulté le 19 décembre 2020)
  48. « Choléra Haïti 2010-2018 : histoire d’un désastre / Afis Science - Association française pour l’information scientifique », sur Afis Science - Association française pour l’information scientifique (consulté le 23 décembre 2020)
  49. « Le choléra en Haïti : histoire d’une catastrophe politique », sur France Culture, (consulté le 23 décembre 2020)
  50. Le JDD, « "La santé publique sort laminée" : dans son livre, le Pr Renaud Piarroux tire les leçons de la première vague », sur lejdd.fr (consulté le 20 décembre 2020)
  51. « Décret du 14 avril 2017 portant promotion et nomination - Légifrance », sur www.legifrance.gouv.fr (consulté le 19 décembre 2020)

Liens externes[modifier | modifier le code]