Renée Lamberet

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Renée Lamberet
Image illustrative de l’article Renée Lamberet

Origine français
Cause défendue libertaire

Renée Lamberet, née le à Paris et morte le à Villeneuve-Saint-Georges (Val-de-Marne), est une professeur agrégé d’histoire et de géographie, militante anarchiste et historienne du mouvement libertaire.

Biographie[modifier | modifier le code]

Née dans une famille de libres penseurs, jeune professeur agrégé d'histoire et de géographie, elle collabore avec l'historien Max Nettlau, notamment à l'ouvrage La Première Internationale en Espagne (1868-1888)[1].

Pendant la révolution sociale espagnole de 1936, elle développe une intense activité au sein de la Solidarité Internationale Antifasciste, notamment avec la colonie d’enfant Spartaco organisée à Ajentona par la Confédération nationale du travail des chemins de fer et la colonie organisée à Llançà pour accueillir des enfants réfugiés du Pays Basque, des Asturies et du front de Madrid.

À la même époque, elle collabore à Spain and the World (1936-1938) publié par Freedom Press à Londres en soutien au mouvement libertaire espagnol[2].

Pendant l’Occupation allemande, elle reste en étroites relations avec les militants espagnols et participe avec sa sœur Madeleine Lamberet et May Picqueray à un atelier de fabrication de faux papiers monté pour la résistance par un réfugié anarchiste espagnol. Elle participe également dans la clandestinité à la réorganisation de la Fédération anarchiste française.

Refondatrice de la Fédération anarchiste[modifier | modifier le code]

Après la Seconde Guerre mondiale, elle est parmi les refondateurs de la Fédération anarchiste aux côtés de, notamment, Robert Joulin, Henri Bouyé, Maurice Joyeux, Georges Fontenis, Suzy Chevet, Georges Vincey, Aristide et Paul Lapeyre, Maurice Laisant, Giliane Berneri, Solange Dumont, Roger Caron, Maurice Fayolle, Henri Oriol et Paul Chery[3].

Elle collabore, avec entre autres Roger Caron, Henri Bouyé, André Senez, Vogue, Émile Babouot, Jean-Louis Lefevre et Giliane Berneri, à la brochure Les libertaires et le problème social dont la première édition est publiée en mars 1945.

En 1949, elle est parmi les fondateurs de l'Institut français d'histoire sociale à qui elle lègue ses archives peu avant sa mort[4].

De 1953 à 1954, elle est le secrétaire de l'Association internationale des travailleurs.

Elle est l’auteur de très nombreux articles dans la presse libertaire française dont Le Libertaire, Solidarité Internationale Antifasciste, Le combat syndicaliste et de l’exil espagnol comme Solidaridad Obrera et CNT. Elle préparait un Dictionnaire biographique des anarchistes non terminé.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Mouvements ouvriers et socialistes (Chronologie et bibliographie), Paris, Les Éditions Ouvrières, 1953, (OCLC 12734835).
  • L'Espagne (1750-1936), Paris, Les Éditions Ouvrières, 1953, (OCLC 36942903).
  • Soledad Gustavo, sa place dans la pensée anarchiste espagnole, in Anarchici e anarchia nel mondo contemporaneo, actes du colloque de la Fondation Luigi Einaudi, Turin, 5-7 décembre 1969, Einaudi, 1971, texte intégral.

Postface[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alain Dobœuf, Sources pour l'histoire sociale de l'Espagne : le Fonds Lamberet, Le Mouvement social, no 128, Mouvements Ouvriers Espagnols et Questions Nationales 1868-1936, juillet 1984, pp. 131-133.
  • Cédric Guérin, Anarchisme français de 1950 à 1970, Mémoire de Maitrise en Histoire contemporaine sous la direction de Mr Vandenbussche, Villeneuve d’Ascq, Université Lille III, 2000, texte intégral, pdf.
  • (es) Miguel Iñiguez, Esbozo de una Enciclopedia histórica del anarquismo español, Fundación de Estudios Libertarios Anselmo Lorenzo, Madrid, 2001, page 322.
  • (es) Gérard Brey, El Fondo Renée Lamberet conservado en el Institut Français d’Histoire Sociale de París, Cahiers de civilisation espagnole contemporaine, 2012, texte intégral.
  • (en) David Berry, French anarchists in Spain, 1936-1939, Oxford University Press, 1989, p. 427–465[5].

Notices[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Max Nettlau, Renée Lamberet, La Première Internationale en Espagne (1868-1888), Dordrecht, D. Reidel, 1969, (OCLC 567252).
  2. Spain 1936-1939 ; social revolution and counter-revolution, Centre International de Recherches sur l'Anarchisme (Lausanne), lire en ligne.
  3. Cédric Guérin, Anarchisme français de 1950 à 1970, Mémoire de Maitrise en Histoire contemporaine sous la direction de Mr Vandenbussche, Villeneuve d’Ascq, Université Lille III, 2000, texte intégral, page 10.
  4. Marie-Geneviève Dezès, Anarchisme français, anarchisme espagnol et guerre d’Espagne : le fonds Renée Lamberet de l’Institut Français d’Histoire Sociale (IFHS), Matériaux pour l’histoire de notre temps, vol. 123-124, no. 1, 2017, pp. 29-37.
  5. Notice Centre International de Recherches sur l'Anarchisme (Lausanne) : lire en ligne.