Renée Falconetti

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Renée Falconetti
The Passion of Joan of Arc (1928) English Poster.png
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nom de naissance
Renée Jeanne FalconettiVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Autres informations
Films notables
Renée Falconetti Grave.jpg

Vue de la sépulture.

Renée Jeanne Falconetti[1], née à Pantin[2] le et morte à Buenos Aires le , est une actrice française de théâtre et de cinéma.

Biographie[modifier | modifier le code]

Renée Falconetti est la fille de Paul Pierre Falconetti (né à Sermano, en Corse[3]) et d'Émilie Lucie Rose Antoinette Lacoste (née à Cahors dans le Lot)[2].

Elle sort du Conservatoire (classe de Duminy[4]) en 1919. Entrée à l'Odéon en 1919, elle y fait ses débuts dans La Vie d'une femme[4] de Saint-Georges de Bouhélier[note 1]. Elle fait un court passage à la Comédie-Française (1924-1925) où elle joue Rosine dans Le Barbier de Séville, Bettine de Musset, Amoureuse de Porto-Riche et la quitte très rapidement[note 2]. Durant sa carrière, elle incarna notamment Monique Lerbier dans La Garçonne habillée par Martial et Armand[note 3], Lorenzo dans Lorenzaccio, Nina dans La Rouille[note 4], Juliette dans Juliette ou la Clé des songes de Georges Neveux, Phèdre de Racine, Marguerite dans La Dame aux camélias.

Elle a dirigé sa propre compagnie théâtrale, installée au Théâtre de l'Avenue qu'elle a acheté en 1929 et qui la ruinera[5].

Au début de la Seconde Guerre mondiale, elle quitte la France pour la Suisse, puis l'Argentine. À Buenos Aires, elle met en scène et joue L'Échange de Paul Claudel et Les Monstres sacrés de Jean Cocteau[6].

Elle se donne la mort à Buenos Aires en 1946. Elle est enterrée au cimetière Montmartre à Paris.

Elle est surtout connue pour avoir interprété Jeanne d'Arc dans le film La Passion de Jeanne d'Arc de Carl Theodor Dreyer en 1927.

Cinéma[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. pièce en 4 actes et 12 tableaux : représentée pour la première fois sur la scène du Théâtre national de l'Odéon, le 7 février 1919 [lire en ligne]
  2. « Quelle triste maison que le Théàtre-Frauçais. J'étais aussi trop indépendante pour me soumettre à la hiérarchie désuète qui fait loi là-bas » disponible sur Gallica
  3. « Mlle Falconetti obtient actuellement un succès retentissant dans La Garçonne, au Théâtre de Paris, où elle porte ce ravissant déshabillé brodé, créé pour elle par Martial et Armand », L'Officiel de la couture et de la mode de Paris, 1926, n° 61, p. 1 [lire en ligne]
  4. La Rouille, pièce inédite en 11 tableaux, de Vladimir Kirchon et V. A. Ouspensky, version française de Fernand Nozière et J.-Wladimir Bienstock, Paris, théâtre de l'Avenue, 22 novembre 1929.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Connue sous le nom de Mlle Falconetti, elle est appelée aussi Maria Falconetti, Marie Falconetti ou encore Renée Maria Falconetti.
  2. a et b Hélène Falconetti 1987, p. 15.
  3. corsematin.com]
  4. a et b Paule Malardot 1930.
  5. Hélène Falconetti 1987, p. 189.
  6. Collectif, Le Dictionnaire universel des créatrices, Éditions des femmes, 2013, s.v. « Falconetti Renée »

Sources[modifier | modifier le code]

  • Grand Larousse Universel, Larousse, éditions en 14 volumes, 1989.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Hélène Falconetti, Falconetti, Éditions du Cerf,
  • Yvan Foucart, Dictionnaire des comédiens français disparus, Mormoiron, Éditions cinéma, 2008, 1185 p. (ISBN 978-2-9531-1390-7)
  • Jacques Richard, Dictionnaire des acteurs du cinéma muet en France, éd. de Fallois, 2011, 909 p. (ISBN 978-2-87706-747-8)
  • Paule Malardot, « Une grande artiste : Falconetti », Les Dimanches de la femme : supplément de la Mode du jour,‎ , p. 5

Liens externes[modifier | modifier le code]