René de Buxeuil

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René de Buxeuil
René de Buxeuil buste.jpg
Buste de René de Buxeuil situé dans le parc René-Boylesve de Descartes
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nom de naissance
Jean-Baptiste ChevrierVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonyme
René de BuxeuilVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Autres informations
Parti politique
Genre artistique
Distinctions
Œuvres principales

René de Buxeuil, pseudonyme de Jean-Baptiste Chevrier, est un compositeur et chansonnier français, né à Buxeuil lieudit Plancoulaine le 4 juin 1881, et mort à Paris le 16 juillet 1959.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ses parents tiennent le bistro Les prévoyants de l'avenir à La Haye-Descartes. En 1892, un camarade tire accidentellement un coup de carabine à plombs. Il reçoit la décharge dans les yeux. Devenu aveugle, il est placé à l'Institut national des jeunes aveugles, à Paris, où on lui enseigne la musique. Il obtient les premiers prix d'harmonie, de piano et de clarinette. Il commence à écrire des chansons qu'il interprète lors des fêtes scolaires ou dans le café de ses parents.[1]

Jeune homme, De Buxeuil fréquente le Bijou-Concert et croise les chansonniers Montmartrois Xavier Privas, Paul Delmet et Eugène Lemercier. Il écrit plusieurs chansons liées à l'actualité et aux hommes politiques, puis il découvre les cafés-concerts. Il s'y produit et rencontre ses premiers interprètes. Pour gagner sa vie, il accompagne au piano les films muets et donne des cours de chant. L'une de ses élèves vers 1909 connaîtra la gloire sous le nom de Damia[2].

Avant la guerre, il fréquente le quartier Montparnasse. Au théâtre de la Gaieté, il rencontre Georgel qui lui chante quelques titres. Il chante également chez Gabriel Montoya à Montmartre et fonde Les Loups, une société littéraire où se côtoient Jehan Rictus, Gaston Couté, Steinlen, Émile Verhaeren ou encore Willette. Il signe ses premiers succès interprétés par Junka dont L'âme des violons, Ferme tes jolis yeux, etc.

Pendant la guerre, il organise un Théâtre aux Armées et part chanter sur le front. Après la guerre, il écrit pour Berthe Sylva et pour la Revue du Palace le succès L'âme des roses.

En 1924, il emploie le tout jeune Jean Genet. Ce dernier lui cause mille misères. Alors qu'il a dilapidé l'argent des commissions, De Buxeuil porte plainte. Genet est emprisonné à Mettray pendant un an. L'écrivain évoquera cette terrible expérience dans Le journal d'un voleur[3].

Il dirige ensuite ses propres éditions musicales.

Membre de l'Action française, il est l'auteur de la musique de son hymne La Royale, et de nombreuses autres chansons royalistes. En 1938, il écrit pour Maryse Martin (1906-1984), la chanson : Ô mon Morvan second hymme du Morvan.

En 1948, De Buxeuil crée l'Ugampa (Union Générale des Auteurs et Musiciens Professionnels Aveugles)[4].

Il est inhumé à Paris au cimetière du Père-Lachaise (1re division)[5]. Il avait fait choix de son pseudonyme tant pour honorer son lieu de naissance (Buxeuil, lieu-dit de Plancoulaine, tout proche de Descartes), que pour être le troisième René de renom (après René Descartes et René Boylesve) issu de la région de Descartes, commune de Touraine[2].

Œuvres[modifier | modifier le code]

(liste non exhaustive)

  • 1938 Ô mon Morvan
  • J'ai tout donné pour toi - Paroles de A. Waseige. Musique de René de Buxeuil
  • Quand tout sera fini - chantée par René de Buxeuil
  • Ouvre tes jolis yeux - Paroles de Nikola. Musique de René de Buxeuil
  • 1910-1920 - Son Amoureux - Paroles de P. ALBERTY - Musique de René de Buxeuil (Ed. Delormel)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Plancoulaine, Jean-Baptiste Chevrier, Le Gonfanon n°77, Argha 2011
  2. a et b René De Buxeuil dans Un demi-siècle en chantant
  3. Page sur Genet
  4. Ugampa
  5. Paul Bauer, Deux siècles d'histoire au Père Lachaise, Mémoire et Documents, (ISBN 978-2914611480), p. 161

Annexes[modifier | modifier le code]

Décorations[modifier | modifier le code]

  • Chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Chevalier de l'Ordre de Léopold II.
  • Officier de l'Ordre Ducal du Chêne du Luxembourg.
  • Officier d'Académie.
  • Médaille d'Argent de la reconnaissance Française au titre de la résistance
  • Chevalier de l'Ordre équestre du Saint Sauveur de Montreal .

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • René de Buxeuil, Un demi-siècle en chantant, 1955, chez l'auteur

Liens externes[modifier | modifier le code]