René Reille

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René Reille
Image illustrative de l'article René Reille
Fonctions
Sous-secrétaire d'État au ministère de l'Intérieur
Président Patrice de Mac Mahon
Gouvernement Gouvernement Albert de Broglie III
Vice-président du Conseil général du Tarn
Député du Tarn
Biographie
Date de naissance
Date de décès (à 63 ans)
Parti politique Bonapartiste
Profession Militaire, industriel
Religion Catholique

Le baron René Reille, né à Paris le et décédé à Paris le , est un militaire, industriel et homme politique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils du maréchal Honoré Charles Reille et petit-fils du maréchal André Masséna, il entra en 1852 à l'École de Saint-Cyr, et passa comme sous-lieutenant à l'École d'application d'état-major le 1er janvier 1856. Lieutenant en 1856, capitaine en 1858, il fit en cette qualité la campagne d'Italie, et devint aide de camp du maréchal Randon, puis du maréchal Niel qu'il suivit au ministère de la Guerre.

À la mort de Niel, il donna sa démission, et, déjà conseiller général du canton de Saint-Amans-Soult depuis 1867, fut élu député de la 2e circonscription du Tarn au Corps législatif comme candidat du gouvernement, le 24 mai 1869, face à Eugène Pereire. Reille signa la demande d'interpellation des 116, vota pour la guerre contre la Prusse et, pendant le siège de Paris, commanda les mobiles de Tarn-et-Garonne.

Commandeur de la Légion d’honneur le 7 février 1871, et réélu au conseil général du Tarn, dont il devint vice-président, il fut élu, le 20 février 1876, députe de la 2e circonscription de Castres. Il prit place au groupe de l'Appel au peuple, s'occupa principalement et avec succès de questions militaires, soutint le ministère de Broglie contre les 363, et, après le 16 mai, devint sous-secrétaire d'État au ministère de l'Intérieur. Réélu, le 14 octobre 1877, il reprit sa place dans la majorité impérialiste, et fut réélu, le 21 août 1881. Il continua de voter avec la minorité conservatrice, se distingua particulièrement dans les discussions militaires, fut rapporteur du projet d'armée coloniale, et déposa un contre-projet sur la loi militaire tendant à revenir au système mixte de l'armée permanente.

Porté sur la liste conservatrice du Tarn, il fut réélu aux élections du 4 octobre 1885. Il fit partie, de l'union des droites et combattu de ses votes la politique scolaire et coloniale du gouvernement. Il fut réélu aux élections de 1889, face à Émile Level, comme un « conservateur résolu, un catholique sincère », puis successivement en 1893, face à Calvignac, et 1898.

Président du conseil d'administration de la Compagnie de Carmaux de 1876 à 1898, de la Compagnie des mines, fonderies et forges d'Alais et membre fondateur et président du Comité des forges de 1890 à 1898, c'est contre lui qu'est dirigé l'attentat de l'avenue de l'Opéra par les anarchistes.

Il épousa une des filles du duc Napoléon-Hector Soult de Dalmatie. Il est le père d'André Reille, de Xavier Reille et d'Amédée Reille, tous les trois députés du Tarn. Sa fille Marie-Louise (+1891) était mariée à Jérôme de Solages (1862 - 1927), patron de la Compagnie de Carmaux, député du Tarn, et adversaire politique de Jean Jaurès, qui devient député de Carmaux à sa place.

Sources[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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