René Maublanc

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René Maublanc
Biographie
Naissance
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Nationalité
Activité

René Maublanc (né le à Nantes et mort le à Paris) est un philosophe marxiste et membre du Parti communiste français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Issu de la moyenne bourgeoisie républicaine, fils d'un avocat et d'une propriétaire[1], il suit des études qui le conduisent à l'agrégation de philosophie qu'il obtient en 1919, après deux ans passés dans les services auxiliaires de l'armée, son état de santé ayant été jugé dès 1913 incompatible avec la condition militaire.

Engagé au sein de la Ligue des droits de l'homme, il est en 1917 secrétaire de la section d'Epernay, ville où il est affecté comme professeur d'histoire et géographie, avant d'être nommé à la rentrée 1919 à Bar-le-Duc.

Il s'engage alors dans le syndicalisme enseignant et prône l'affiliation à la CGT, ce qui lui vaut un déplacement à Alger.

Affecté à Reims en 1921, il reçoit l'année suivante une nouvelle sanction de la part de l'inspecteur d'académie pour activité syndicale. Il obtient cependant à cette date un poste de secrétaire-archiviste au Centre de documentation sociale de l'École normale supérieure. Il valorise alors le fonds des archives de Charles Fourier, en publiant en 1924 sa Hiérarchie du cocuage.

Pendant cette période où il tente en vain d'obtenir un détachement comme permanent de la fédération nationale des syndicats de fonctionnaire, il poursuit ses travaux. En 1926, il publie avec Leila Holterhoff Heyn un ouvrage sur la découverte du monde visuel par une aveugle, puis, en 1927, un conte pour enfant inspiré de son séjour en Algérie. Cette année-là, il obtient un poste de professeur de philosophie à l'école alsacienne, mais sa participation à la grève du fait que la direction de l'école demande son départ. Il obtient alors un poste au lycée de Beauvais, qu'il occupe deux ans, avant de revenir à Paris, au Lycée Henri IV, en 1936.

Il poursuit son activité littéraire, publiant en 1929 les œuvres poétiques de Georges Chennevière, et un second conte pour enfant, suite du premier. Jusqu'à la guerre, il continue de publier à la fois des ouvrages de fiction, des travaux littéraires, et des textes politiques. Il collabore aussi activement à la Revue de Paris, devient le secrétaire d'Ernest Lavisse, mais, surtout, est extrêmement actif au sein d'un groupe d'intellectuels marxistes, proches du Parti communiste, qui cherchent à diffuser la pensée marxiste. La plupart sont, comme Maublanc, membre du Cercle de la Russie neuve, devenue Association pour l’étude de la culture soviétique. On y trouve notamment Paul Langevin, Henri Wallon, Marcel Prenant, Marcel Cohen, Georges Cogniot et Jean Baby.

Membre de l'Association des écrivains et artistes révolutionnaires (AEAR) et du Comité de vigilance des intellectuels antifascistes, il fustige dans un pamphlet intitulé « Le Pacifisme et les intellectuels », le « pacifisme intégral » de ceux qui venaient de prendre la direction du comité, poussant dans la minorité les communistes et sympathisants du PCF.

Témoin de la défense lors du procès intenté en mars 1940 contre les députés communistes, il est inquiété pendant l'Occupation.

Attaqué par le journal collaborationniste Je suis partout, convoqué par le ministre vichyste Carcopino, il n'écope d'abord que d'un blâme avant d'être finalement révoqué en .

Il entre alors dans la Résistance active. Directeur de L'Université Libre à l'automne 1943, après l'exécution des fondateurs Georges Politzer, Jacques Decour et Jacques Solomon, il rejoint ensuite le comité national du Front national universitaire. Il assure aussi à la même époque la fonction de rédacteur en chef de La Pensée libre, titre donné à la revue La Pensée dans la clandestinité. Il adhère alors au PCF.

À la fin de la guerre, il œuvre aussi à l'unification du syndicalisme enseignant du secondaire, participant aux discussions qui conduisent à la naissance du SNES.

Brièvement chef de cabinet d'Henri Wallon, nommé à la Libération secrétaire général du ministère de l'éducation nationale, il reprend ensuite son poste au Lycée Henri IV.

Son investissement principal se fait alors au sein de la revue La Pensée, renouvelée, dont il est, sous la direction de Georges Cogniot, le secrétaire de rédaction.

Cette tâche, ajoutée à ses cours, l'occupe à temps plein jusqu'à sa mort, d'une crise cardiaque, à l'âge de 68 ans.

Publications (sélection)[modifier | modifier le code]

Ouvrages
  • Deradji, fils du désert, Larousse, 1927
  • Yvonne au pays de Derradji, Larousse, 1929
  • La Philosophie du marxisme et l'enseignement officiel, Les Cahiers de contre-enseignement prolétarien, 5e année, no 19, juillet 1935
  •  Bébert et le Jeune Châtelain, Éditions sociales internationales, 1935
  • Le Pacifisme et les Intellectuels, Publications du Comité mondial contre la guerre et le fascisme, 1936
  • A la lumière du marxisme : socialisme utopique et socialisme scientifique, Association pour l'étude de la culture soviétique, 1938
Ouvrages en collaboration
  • Avec Leïla Holterhoff Heyhn, Une éducation paroptique : la découverte du monde visuel par une aveugle, Gallimard, 1926
  • Avec Félix Armand, Fourier, Paris, Éditions sociales internationales, 1937
Éditions critiques, préfaces et introductions
  • Charles Fourier, Hiérarchie du cocuage, Éditions du Siècle, 1924. Présentation de René Maublanc.
  • Georges Chennevière, Œuvres poétiques, Gallimard, 1929. Préface de Jules Romains. Introduction par André Cuisenier et René Maublanc.
  • Henri Druart, Pincements de cordes. 288 haïkaï en 24 séries, Reims, éditions du Pampre, 1929. Préface de René Maublanc.
  • Georges Chennevière, Le Cycle des fêtes, présenté par André Cuisenier et René Maublanc, Editions du Sablier, 1940.
  • Euripide, Pensées, J. Haumont, 1943. Avant-propos par Paul-Louis Couchoud et René Maublanc.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]