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René Gosse

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René Gosse
Buste de René Gosse à Grenoble.
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René Gosse, né le à Clermont-l'Hérault (département de l'Hérault)[1], mort abattu par la Milice française le à Saint-Ismier (département de l'Isère), est un mathématicien, doyen d'université et résistant français.

Pierre César Roch René Gosse est issu d'une famille d'enseignants. Son père, Jean Gosse, originaire de Mende (département de la Lozère), est enseignant d'allemand, élevé au grade de chevalier de la Légion d’Honneur en 1925[2].

En 1904, René Gosse est reçu à l’École normale supérieure. En 1907, il est reçu, le cinquième, à l'agrégation de mathématiques[3].

En 1909, il épouse, à Bordeaux, Marie Fabin[4] ; née en 1883, elle reçue à l’École normale supérieure de jeunes filles en 1902, puis à l'agrégation de physiques, la troisième, en 1905[5]. De leur union naît en 1915 un garçon, Jean[6].

Durant la Grande Guerre, René Gosse est mobilisé au sein du 144e régiment d'infanterie. Il est blessé, le , dans l'Aisne. Il est décoré de la croix de guerre et élevé au grade de chevalier de la Légion d'honneur en 1921[7].

René Gosse adhère à la SFIO. En 1921, il est délégué lors du Congrès de Tours. Partisan de l'adhésion à la Troisième Internationale, il rejoint brièvement les rangs du parti communiste[8].

Toujours en 1921, il est nommé, à Grenoble, maître de conférences puis professeur et élu doyen de l'université des sciences en 1927.

Lors des élections municipales de 1929, il est élu à Grenoble sur la liste socialiste de Paul Mistral, comme lui cofondateur du Comité de vigilance des intellectuels antifascistes à Grenoble. La même année, il s'installe avec son épouse Lucienne à La Tronche.

Situé à la droite de la SFIO, il a refusé de faire scission comme les néo-socialistes dont il était proche[8].

Après la débâcle de 1940, René Gosse ne tarde pas à rejoindre la Résistance, notamment les Réseaux Marco Polo, puis Jade-Amicol. Il faisait partie de l'organigramme de l'Armée Secrète[8].

L'automne 1943 est fatal à de nombreux réseaux de résistance alpins lors de la Saint-Barthélemy grenobloise. Refusant de quitter son domicile, René Gosse y est arrêté par la Milice et retrouvé assassiné avec son fils Jean (1915-1943), le à Saint-Ismier. Les deux hommes avaient été abattus la veille après 21 heures[8].

Hommage et odonymie

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En hommage, une place et le bâtiment universitaire situé sur celle-ci portent son nom à Grenoble ainsi que de nombreuses rues de l'agglomération comme à Saint-Ismier ou à La Tronche. Ainsi qu'un lycée portant son nom dans sa ville natale, Clermont-l'Hérault.

René Gosse, son fils Jean, puis son épouse Lucienne ont été inhumés dans un mémorial à la sortie de Saint-Ismier, édifié par Auguste Perret autour d'un ancien four à chaux[9]. En 2023, une plaque est inaugurée en son honneur, rue du doyen Gosse à La Tronche[10].

Distinctions

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Références

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  1. Archives départementales de l'Hérault, « État civil de Clermont-l'Hérault, registre des naissances, mariages et décès de 1876 à 1885, vue 166 / 208, 5 MI 45/5 » Accès libre, sur https://archives-pierresvives.herault.fr (consulté le )
  2. Base Léonore, « Dossier GOSSE Jean Pierre Louis, c-216075 » Accès libre, sur https://www.leonore.archives-nationales.culture.gouv.fr (consulté le )
  3. André Chevrel, « Les agrégés de l'enseignement secondaire. Répertoire 1809-1960 » Accès libre, sur http://rhe.ish-lyon.cnrs.fr, (consulté le )
  4. Archives Bordeaux Métropole, « État civil de Bordeaux, section 3, registre des mariages de 1909, vue 14 / 277, 2 E 384 » Accès libre, sur https://archives.bordeaux-metropole.fr (consulté le )
  5. André Chervel, « Les agrégés de l'enseignement secondaire. Répertoire 1809-1960 » Accès libre, sur http://rhe.ish-lyon.cnrs.fr, (consulté le )
  6. Archives Bordeaux Métropole, « État civil de Bordeaux, section 1, registre des naissances de 1915, vue 59 / 190, 1 E 429 » Accès libre, sur https://archives.bordeaux-metropole.fr (consulté le )
  7. Archives départementales de l'Hérault, « Registres matricules militaires, bureau de Lodève-Montpellier, classe 1903, volume n°4, matricule n°1501 à 2385, vue 224 / 351, 1 R 1170 » Accès libre, sur https://archives-pierresvives.herault.fr (consulté le )
  8. a b c et d Pierre Broué, « GOSSE René », dans Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier, Maitron/Editions de l'Atelier, (lire en ligne)
  9. « Mémorial Doyen GOSSE - Saint-Ismier - Site officiel de la commune », sur www.saint-ismier.fr (consulté le )
  10. « La Tronche. Une journée mémorable avec le doyen Gosse », sur www.ledauphine.com,
  11. « Recherche - Base de données Léonore », sur www.leonore.archives-nationales.culture.gouv.fr (consulté le )

Bibliographie

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  • Lucienne Gosse, Chronique d'une vie française. René Gosse 1883-1943, Paris, Librairie Plon, 1962 ; réédition : René Gosse 1883-1943. Bâtisseur de l'université. Résistant des « années noires », Grenoble, PUG, 1994. (ISBN 2-7061-0568-2) - Prix Xavier-Marmier de l’Académie française en 1963.
  • François Boulet, Refuge et Résistance. La Tronche 1939-1945, Éditions Ampelos, 2016, 162 p.
  • François Boulet, René Gosse. L’âme de la Résistance, Grenoble, Musée de la Résistance et de la Déportation de l’Isère, 2021, 80 p.
  • Françoise Couderc, Christine Loubet, Marcelle Campana-Pech, Louis Pinchard, René Gosse : un universitaire dans la Résistance, Editions du musée, 2021, 114p. (ISBN 978-2-9576612-0-6)

Liens externes

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