René Challe

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René Marie Paul Alexandre Challe
Naissance
Besançon (Doubs)
Décès (à 92 ans)
Illiers-l'Évêque (Eure)
Origine Drapeau de la France France
Arme Roundel of France.svg Armée de l'air
Unité Régiment de chasse Normandie-Niémen
Grade Colonel
Conflits Seconde Guerre mondiale

René Marie Paul Alexandre Challe, né le à Besançon (Doubs) et mort le à Illiers-l'Évêque (Eure), était un aviateur militaire français, héros de la Seconde Guerre mondiale au sein du Régiment de chasse Normandie-Niémen.

Biographie[modifier | modifier le code]

René Marie Paul Alexandre Challe naît le à Besançon (Doubs)[1]. Il est le fils du général Georges Challe (1864-1917), saint-cyrien, commandant la 4e division d'infanterie, mort pour la France[2] à Avocourt (Meuse) le [3]. Le jeune frère du général Challe, Maurice Challe (1879-1916), est également saint-cyrien. Pionnier de l'aviation militaire (brevet militaire numéro 46 en 1911), il trouve également la mort durant la Première Guerre mondiale, un an avant son frère aîné, lors d'une mission au dessus des lignes ennemies, le .

René Challe, ainsi que ses 4 frères et sœurs, deviendra également aviateur (ou liés à un aviateur) à l'exemple de leur oncle :

Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

Admis à Saint-Cyr[1] dans la promotion « Maréchal Lyautey » (1935-1937), il choisit d'entrer dans l'armée de l'air. Le il est admis à l'École de l'air de Versailles. Le jour de son 25e anniversaire, le sous-lieutenant René Challe est breveté pilote. Il est affecté au groupe de chasse 3/7. Lors de la déclaration de guerre, il est lieutenant et adjoint au commandant de la 5e escadrille[4].

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Il participe à la campagne de France avec le GC 3/7[1] sur Morane-Saulnier MS.406[4]. Le , il est crédité d'une victoire probable sur un Heinkel He 111[4]. Sa première victoire officiellement homologuée date du [1]. Prenant en chasse une formation de Dornier Do 17, il parvient à en abattre un[4], mais il est grièvement blessé[1] d'une balle dans son poumon droit. Son avion en feu, il réussit à sauter en parachute. Tombé à proximité d'une unité d'artillerie, il est évacué sur l'hôpital de Bar-le-Duc[4].

Démobilisé en novembre 1942, il est résolu à reprendre la lutte contre l'Allemagne[4]. Le , il accompagne son frère Maurice et huit autres aviateurs dans leur tentative d'évasion par l'Espagne. Capturé par les franquistes, il est emprisonné notamment au camp de Miranda[1]. Le , il est remis aux autorités françaises de Casablanca[4]. Il se porte volontaire pour servir au groupe de chasse Normandie[1].

Promu capitaine, il rejoint le groupe à Toula le 18 mars 1944[1]. Il commence son entraînement sur Yakovlev Yak-9. Il livre son premier combat en Union soviétique le et abat un Messerschmitt Bf 109. En octobre, il abat en douze jours, du 10 au , trois Focke-Wulf Fw 190 et deux Me 109. Le [4], il quitte le commandement de la quatrième escadrille pour celui de la première escadrille[1]. Le , il est abattu par un Fw 190[4] et grièvement blessé[1] au bras gauche au-dessus de Gumbinnen (Prusse-Orientale)[4]. Il parvient néanmoins à rejoindre son terrain[1]. Il s'oppose à l'amputation, que semble juger inévitable le chirurgien qui l'a pris en charge[4]. Il termine la guerre à l'hôpital.

Après-guerre[modifier | modifier le code]

Au lendemain du conflit, il occupe plusieurs postes importants dans l'armée de l'air, notamment à l'École supérieure de guerre aérienne[1], de 1949 à 1950[4]. Il est commandant de la base aérienne d'Oran[1] de 1954 à 1957. De 1958 à 1959[4], il est chef de la branche "doctrine" de la division "P and P" (Plans and Policy) du SHAPE. Il est ensuite affecté au Centre des hautes études militaires (CHEM) et à l'Institut des hautes études de Défense nationale[1] (IHEDN) de 1959 à 1960[4]. Il quitte l'armée de l'air en mai 1961[1], alors qu'il est colonel[4], chef d'état-major de l'Inspection générale de l'armée de l'air[1].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f g h i j k l m n o et p Bernard Marck, Dictionnaire universel de l'aviation, Tallandier, , 1129 p. (ISBN 2-84734-060-2), p. 204.
  2. a b c d et e Alain GARRIC, « Léon CHALLE », sur Geneanet (consulté le 17 février 2019).
  3. « Léon CHALLE », (consulté le 17 février 2019).
  4. a b c d e f g h i j k l m n et o « CHALLE René », sur Cieldegloire.com (consulté le 18 février 2019).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]