René Blanchard

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René Blanchard
René Blanchard
René Blanchard, vers 1944

Naissance
à Paris
Décès
à Nice
Allégeance Drapeau de la France France libre
Arme Commandos
Unité Commandos de France
Grade Lieutenant
Années de service 1er juillet 1940-1946
Commandement Peloton de commandos
Conflits Seconde Guerre mondiale
Faits d'armes Haut du Tôt, Essert, Massevaux, Karlsruhe, Pforzheim, Bregenz
Distinctions Commandeur de la Légion d'honneur
Compagnon de la Libération
Croix de guerre 1939-1945

Emblème
Liste des Compagnons de la Libération

René Blanchard, né à Paris le , mort à Nice le , est un résistant français, officier de commandos pendant la Seconde Guerre mondiale, puis préfet et responsable de la coopération. Il est compagnon de la Libération.

Biographie[modifier | modifier le code]

D'origine bretonne, né à Paris le , René Blanchard est le fils d'un ouvrier mécanicien[1]. Il est en mathématiques spéciales à Paris au lycée Louis-le-Grand à la déclaration de guerre en 1939, puis sa classe se replie en province. Il est interne au lycée de Quimper en 1939-1940[1].

Premiers combats de la France libre, devient officier[modifier | modifier le code]

En juin 1940, René Blanchard choisit de répondre à l'appel du général de Gaulle. Il quitte la Bretagne à bord d'un bateau de pêche de Douarnenez le et passe en Angleterre où il s'engage dans les Forces françaises libres le [1].

Il participe comme canonnier à l'expédition de Dakar en septembre 1940. Il passe ensuite à Douala au Cameroun, puis à Brazzaville où il intègre le peloton d'élèves officiers[1].

Sorti aspirant, il part en juin 1941 pour Bangui et fait partie des premiers cadres du Bataillon de marche no 7 qu'il participe à mettre en place. Il rejoint alors la campagne de Syrie où il commande une section de 75 antichars. Après des opérations de maintien de l'ordre, il est chargé en mars 1944 de rapatrier des tirailleurs sur l'Afrique-Équatoriale française[1].

Chef de peloton de commandos[modifier | modifier le code]

En avril 1944, il est promu lieutenant et suit un stage américain d'entrainement de moniteur commando, à Chréa en Algérie. Il contribue ensuite à mettre en place le groupe français des commandos, les « Commandos de France », à Staoueli près d'Alger[1].

À la tête de son peloton du 2e Commando, il prend part à toutes les campagnes où le groupe de commandos est engagé, en France comme en Allemagne. Il s'illustre à plusieurs reprises. Dans les Vosges, au Haut du Tôt, dirigeant une patrouille le , il attaque avec succès un détachement allemand et ramène un prisonnier. Le , il organise une tête de pont à Essert, qui parvient arrêter les attaques allemandes, et il permet ainsi l'avance des blindés alliés[1]. À Massevaux, la nuit du au , il s'infiltre avec son peloton dans les lignes allemandes, y installe un point d'appui et y résiste aux attaques des forces ennemies supérieures en nombre, jusqu'à l'arrivée des renforts alliés[1].

Blessé à Durrenentzen en Alsace le 31 janvier 1945, il se fait encore remarquer le , seul en tête de son commando, entraînant ses hommes à travers une zone boisée hostile, participant à la prise de Karlsruhe. Devant Pforzheim le , il réussit une liaison périlleuse avec la hiérarchie, alors que sévissait une forte contre-attaque allemande[1]. Pendant la nuit du au , il réussit un coup de main sur les avant-postes ennemis défendant le nord de Bregenz, et ramène trois prisonniers. Son dernier engagement est le au col de l'Arlberg[1].

René Blanchard est créé Compagnon de la Libération, par décret du 27 décembre 1945[1].

Après-guerre[modifier | modifier le code]

Il démissionne de l'armée en 1946. Devenu administrateur de la France d'outre-mer, il est chef de région puis préfet au Cameroun jusqu'en 1960. Il est ensuite chef de mission de coopération auprès du Dahomey, puis de la Haute-Volta, du Sénégal et enfin de Madagascar (1972-1976). Il est inspecteur général des services du Ministère de la Coopération, de 1976 à 1982[1].

Il est mort à Nice le [1]. Ses obsèques sont célébrées à Nice le  ; l'allocution est prononcée par le général Ezanno[2]. Il est enterré à Boulogne-Billancourt[1].

Hommages et distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • « René Blanchard », dans Vladimir Trouplin, Dictionnaire des compagnons de la Libération, Bordeaux, Elytis, (ISBN 9782356390332).
  • « René Blanchard, Compagnon de la Libération », Revue de la France libre, Fondation de la France libre, vol. 6, no 294,‎ 2e trimestre 1996, p. 2676-2677 [extraits en ligne].

Liens externes[modifier | modifier le code]