René-Louis Piachaud

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René-Louis Piachaud
Naissance
Genève
Décès (à 45 ans)
Genève
Activité principale
Auteur
Langue d’écriture français

René-Louis Piachaud, né à Genève le 19 janvier 1896 et mort à Genève le 11 novembre 1941, est un écrivain suisse.

Biographie[modifier | modifier le code]

Buste de Piachaud rue Rodolphe Töpffer à Genève.

Membre d'une famille attestée à Cheseaux dans la première moitié du XVIe siècle, bourgeoise d'Yverdon-les-bains en 1574 puis genevoise en 1837. Fils d'un agent de change et petit-fils de Louis Piachaud (1824-1890), chirurgien accoucheur, chef de l'Hôpital cantonal de Genève et chevalier de la Légion d'honneur.

Il fait ses classes au Collège de Genève puis à Londres en 1913-1915.

Acteur à la Comédie de Genève en 1916-1918, puis chroniqueur dramatique au Journal de Genève de 1919 à sa mort; conjointement : traducteur et correcteur au Service des Index de la Société des Nations de 1922 à 1934, puis correcteur au Journal de Genève de 1934 à sa mort[1],[2].

Marié en 1919 à Lucia Niculescu - dont un fils, Claude-Louis - puis en 1924 à Julienne Mayras[1],[2].

Ami de Georges Oltramare, il collabore comme pamphlétaire[réf. souhaitée] au journal d'extrême droite Le Pilori, journal satirique fondé en 1923, violemment anticommuniste et antisémite. Il est alors proche de l'Union Nationale et du fascisme suisse, et prononce un réquisitoire[réf. souhaitée] contre l'héritage des lumières, le bolchévisme et l'influence universelle des Juifs.

Membre de l'Association de la Presse genevoise, de Belles-Lettres, du Cercle des Arts, du Cercle national démocratique, de l'Institut national genevois, de la Ligue des Citoyens genevois, de la Loge des Amis fidèles, de la Société des Auteurs dramatiques romands, de l'Union générale des Rhodaniens.

Prix Edgar Poe en 1933[3] et Légion d'Honneur en 1935 [4],[5].

Une rue porte son nom, dans la vieille ville de Genève, à proximité du Parc des Bastions.

Écrits[modifier | modifier le code]

Recueils poétiques

  • Sous un masque d'ironie (1914)
  • La vie en peine (1914)
  • Les jours se suivent (1920)
  • L'Indifférent (1923)
  • Chansons au bord du temps qui coule (1925)
  • Le Poème paternel (1932)
  • Le Chant de la mort et du jour (1937)

Adaptations théâtrales de Shakespeare

ainsi que de Sheridan, Calderón de La Barca, Plaute.

Monographies d'artistes

  • H.-C. Forestier (1923)
  • Otto Vautier (1923, inédit)
  • Sarki (1931)

Autre

  • Le Salève, avec une préface de Planta Joerimann, président du Club alpin suisse, section genevoise (1924, Editions Albert Ciana, Genève)
  • Nouvelles, récits historiques et patriotiques, pamphlets, livrets, œuvres radiophoniques...
  • Plus de mille trois cents articles de critique littéraire, principalement dans le Journal de Genève. Deux articles polémiques dans le journal Le Pilori, organe officiel de l'Union nationale, parti fasciste genevois.
  • Œuvres complètes, Genève, Slatkine, 1982, 5 vol.

Sources[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Fonds d'archives de la Bibliothèque de Genève [1]
  2. a et b « Piachaud, René-Louis » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne.
  3. Archives Maison de Poésie-Fondation Émile Blémont, en ligne.
  4. Journal de Genève n° 327 (28 novembre 1935), p. 4.
  5. «...C'est de grand cœur que j'avais appuyé du mieux que j'ai pu votre candidature. Et je me réjouis qu'on vous ait accordé cette distinction...» Lettre d'Émile Fabre, administrateur général de la Comédie française, 8 décembre 1935 (coll. part.).
  6. «...À qui n'a lu, comme moi, que la traduction compassée de Guizot, celle de Piachaud ragaillardit le cœur. L'emploi du vers blanc que le traducteur réserve à la tirade, aux scènes où le ton s'élève, selon que la situation approche du tragique ou du tendre, fait office de clavier colorant, si j'ose écrire. Le poète vigoureux veille constamment sur le texte qu'il adapte, tantôt enfle, tantôt étouffe sa propre musique, use avec goût de certaines formes empruntées au dix-septième siècle : un démon plein d'ennui, enfin laisse voir tout l'amour lucide qu'il porte à Shakespeare et à la langue française...» Colette, Journal du 24 décembre 1933.
  7. J.-C. Curtet, « Il y a soixante ans : la "Tempête de Coriolan" », Cahier R.-L. Piachaud,‎ .

Liens externes[modifier | modifier le code]