Remparts de Mont-de-Marsan

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Remparts de Mont-de-Marsan
Image dans Infobox.
Section des remparts près du donjon Lacataye
Présentation
Type
Destination initiale
Protection de la ville
Fondation
XIIIe siècleVoir et modifier les données sur Wikidata
Hauteur
10 mètres
Propriétaire
Particulier, association, commune
Patrimonialité
Localisation
Pays
Région
Département
Commune
Adresse
Rue Victor-HugoVoir et modifier les données sur Wikidata
Coordonnées
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Les remparts de Mont-de-Marsan sont les vestiges des anciennes fortifications de ville. Datant du XIIe siècle[2] ou XIIIe siècle[3], ils sont inscrits aux monuments historiques par arrêté du [2].

Présentation[modifier | modifier le code]

Mont-de-Marsan est le chef-lieu du département français des Landes. À sa fondation en 1133 par Pierre de Marsan, la ville est le siège de la vicomté de Marsan et a une vocation défensive. Dotée de murailles, elle compte cinq portes de ville, nommées en fonction de la direction vers laquelle elles s'ouvrent : portes de Roquefort[n 1], de Campet[n 2], de Saint-Sever, d'Aire et de Tartas. Chacune d'elles est flanquée d'une haute tour. L'entrée primitive de la ville s'effectue par la porte de Roquefort, donnant accès au quartier du Bourg-Neuf.

Les remparts, hauts d'environ dix mètres, sont construits en grand appareil en pierres coquillières provenant des carrières voisines d'Uchacq, matériau de construction de tous les anciens bâtiments de la ville. Ils sont érigés peu après la fondation de Mont-de-Marsan, afin de défendre la partie est de ville, le nord, le sud et l'ouest étant protégés par la Douze et le Midou. Quatre tours barlongues subsistent de nos jours[2].

Première enceinte[modifier | modifier le code]

A l'ouest de la promenade du 21 août 1944 (date de la libération de Mont-de-Marsan de l'occupation allemande) se dressent les remparts de la première enceinte de la cité édifiés en pierres coquillières au XIIIe siècle surmontés de trois tours. L'ensemble, partant de la rue Victor Hugo jusqu'au Midou, est inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques le 2 novembre 1942[3].

Surplombant le côté Est d'une ruelle dénommée « cale des bains », qui aboutissait à un des six établissements de bain de la ville au début du XIXe siècle, se dresse un mur constitutif lui-aussi de la première enceinte fortifiée qui protégeait le noyau initial de la ville, dénommé « Bourg Vieux » (Borg Vieilh en gascon)[4]. Certaines pierres sont rubéfiées en raison de la présence d'éléments en garluche, pierre ferrugineuses qui alimentait jadis la sidérurgie dans les Landes. Cette muraille était percée au Nord de la « Porte de Campet ». Son extrémité sud-est est surmontée d'une échauguette[4].

Extension[modifier | modifier le code]

A l'est de la promenade du 21 août 1944 se dressent les vestiges des fortifications de la « Grande Tenaille », édifiée entre 1585 et 1590 au-delà du fossé qui longeaient la première enceinte. Cette construction est décidée par Henri III de Navarre (le futur roi Henri IV de France). Ce système défensif de tenaille se composait d'un double bastion entouré de fossés. Il existait une « Petite Tenaille » au nord de la rue Victor Hugo[3].


Destruction[modifier | modifier le code]

Au XVIIIe siècle, on commence à concevoir la ville comme un cadre agréable et sain. La Mont-de-Marsan va ainsi perdre ses châteaux, ses tours, ses remparts et ses portes médiévales devenues étroites. Après la destruction du château Nolibos et des Tenailles ordonnée en 1622 par le roi Louis XIII, la ville détruit ses remparts à la demande des habitants en 1726. En 1746, on abat encore une tour. En 1777, l'autorisation est donnée de démolir les portes de la ville, qui représentent une gêne à la circulation.

La ville ainsi aérée amorce sa modernisation : on crée des places, des artères larges et plantées d'arbres, des promenades agrémentées de verdure. Le site de l'ancien château Nolibos est occupé par la promenade publique Montrevel plantée d'ormeaux. Les montois y célèbrent le 14 juillet 1790 la fête de la Fédération et sous la Restauration, les élégantes s'y donnent rendez-vous.

Il ne reste plus de l'époque médiévale que quelques vestiges[n 3] : des sections des anciens remparts, les maisons romanes de Mont-de-Marsan et le donjon Lacataye.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Située au niveau de l'actuel square des Anciens Combattants
  2. Située à l'ouest de l'actuelle rue Armand Dulamon, sur la place Porte de Campet
  3. Les vestiges des remparts et les trois tours, situées entre la rue Victor Hugo et le Midou, sont inscrits au Monuments historiques par arrêté du 21 novembre 1942.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Coordonnées trouvées sur Google Earth
  2. a b et c « Inscription des remparts de Mont-de-Marsan », notice no PA00083982, base Mérimée, ministère français de la Culture. Consulté le 22 juillet 2010
  3. a b et c Remparts et fortifications, panneau de présentation réalisé par la Ville de Mont-de-Marsan et les Monuments Historiques, consulté sur site le 23 décembre 2021
  4. a et b Le rempart de la première enceinte, panneau de présentation réalisé par la Ville de Mont-de-Marsan, consulté sur site le 22 décembre 2021

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

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