Remembrance of the Daleks

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Remembrance of the Daleks
Épisode de Doctor Who
Titre original Remembrance of the Daleks
Numéro d'épisode Saison 25 (1re série)
Épisode 1 (ou 148)
Code de production 7H
Réalisation Andrew Morgan
John Nathan-Turner (non-crédité)
Scénario Ben Aaronovitch
Production John Nathan-Turner
Durée 4 × 25 minutes
Diffusion au sur BBC One
Personnages Docteur :
7e
Compagnon :
Ace
Chronologie
Liste des épisodes


Remembrance of the Daleks (Le Souvenir des Daleks) est le premier épisode de la 25e saison de la première série Doctor Who. Diffusé en quatre parties, du 5 au 26 octobre 1988, il voit le retour des Daleks et fut diffusé en ouverture d'une saison hommage aux vingt cinq ans de la série.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Le Docteur et Ace atterrissent dans le Londres de l'année 1963. À la recherche de la Main d'Omega que le Docteur semble avoir laissé là il y a longtemps, ils vont tomber sur une guerre civile entre Daleks.

Distribution[modifier | modifier le code]

Résumé[modifier | modifier le code]

Le Docteur et Ace arrivent dans une rue du quartier de Shoreditch à Londres en 1963. Le Docteur remarque un van noir dont l'antenne est bien trop sophistiqué pour l'époque et s'y introduit. Là, il y fait la rencontre du Dr Rachel Jensen qui a détecté quelque chose d'anormal. Cela les conduit dans une décharge publique sur Totter's Lane où se trouve un militaire qui semble avoir été tué par un tir de rayon laser. Des militaires arrivent et un Dalek gris émerge des décombres de la décharge. Le Docteur parvient à le tuer en utilisant des explosifs fournis par le sac-à-dos d'Ace. La carcasse du Dalek sera livrés par Mike, un des militaires, à Ratcliffe, le chef de la décharge, qui semble collaborer en secret avec un mystérieux Dalek noir.

Après l'explosion du Dalek, le Docteur et Ace partent au collège de Coal Hill. Dans le sous-sol du collège, ils trouvent un transmat capable de téléporter les Daleks sur Terre. Ils réussissent à le neutraliser temporairement mais s'aperçoivent qu'un Dalek blanc est resté sur place et que le proviseur du collège est un agent de ces Daleks. Le Docteur explique à Ace que les Daleks recherchent la "Main d'Omega" un artefact des seigneurs du temps capable de contrôler les étoiles et qu'il a caché lors d'une précédente venue sur Terre. Seulement, il ne s'attendait pas à ce que deux factions différentes des Daleks se retrouvent ici.

Le Docteur a caché la main d'Omega à l'intérieur d'un cercueil qui l'attend dans une compagnie de pompes funèbres et finit par l'enterrer dans un cimetière, mais celui-ci est observé par Mike, le proviseur et une étrange petite fille. Pendant que Mike révèle l'emplacement de l'objet, qui sera déterré par les hommes de Ratcliffe, le Docteur rejoint la base des militaires et apprend l'apparition d'un gigantesque vaisseau Dalek dans l'orbite de la Terre. Quelques Daleks blancs se matérialisent dans l'école grâce à l'appareil de transmat et s'attaquent à Ace. Elle est sauvée par l'arrivée des militaires et du Docteur qui a réussi à bricoler un appareil permettant de neutraliser les aliens. Toutefois le Dr Jansen constate qu'à l'intérieur des armures, les Daleks blancs sont bien plus évolués que le Dalek gris.

À la décharge, les hommes de Ratcliffe déposent la Main d'Omega avant de se faire exterminer par des Daleks gris. Ceux-ci sont aux ordres du Dalek noir, le Suprême Dalek, qui se révèle avoir sous ses ordres la mystérieuse petite fille. Celle-ci est contrôlée par les Daleks car sa petite taille permet de s'insinuer dans la machine et semble avoir un pouvoir létal lui permettant de tirer des décharges électriques avec ses mains. Après avoir détruit le transmat se trouvant dans l'école le Docteur est étonné de voir un vaisseau des Daleks impériaux se poser dans la cour de l'école. Il réussit à le neutraliser de sorte à pouvoir espionner les démarches des Daleks blancs, sous les ordres du « Dalek imperial. »

Une guerre civile éclate à la décharge entre les Daleks gris contrôlés par le Suprême Dalek et les Daleks blancs du Dalek Imperial. Profitant de la confusion, Mike et Ratcliffe tentent de s'enfuir avec un artefact du Suprême Dalek nommé le « Contrôleur temporel » mais Ratcliffe est tué par la petite fille. Les Daleks Imperiaux récupèrent la main d'Omega et l'amène au vaisseau mère. Le Docteur découvre via les écrans de contrôle que le Dalek Imperial n'est autre que Davros et il l'averti qu'utiliser la Main d'Omega pourrait être dangereux. N'écoutant pas ses conseils, Davros utilise l'artefact qui transforme l'étoile autour de laquelle tourne Skaro, la planète des Daleks, en supernova. Davros réussi à s'enfuir avant qu'une boule d'énergie, issue de la Main d'Omega ne fasse exploser le vaisseau mère.

Ace est prise en otage par Mike, mais celui-ci se fait rattraper par la petite fille, qui l'exécute. Elle tente alors de s'en prendre à Ace. Au même moment, le Docteur apprend au Suprême Dalek que Skaro a été détruite et celui-ci s'auto-détruit, brisant le lien entre lui et la fillette, qui finit par s'écrouler en sanglot dans les bras d'Ace. La Main d'Omega retourne auprès des Seigneurs du Temps sur Gallifrey. À l'enterrement de Mike, Ace demande si tout cela fut une bonne chose et le Docteur répond que seul le temps peut en donner la réponse.

Continuité[modifier | modifier le code]

  • L'épisode compte beaucoup de références au premier épisode de la série, notamment l'année d'arrivée du Docteur à Londres qui est celle de diffusion du pilote. Dans la deuxième partie de l'épisode, Ace allume la télévision sur la BBC et l'on peut entendre la voix d'un présentateur annonçant un nouveau programme de science-fiction dont le nom commence par « Doc... »
  • On retrouve le lycée de Coal Hill, dans lequel étaient employés Ian et Barbara la salle de classe dans laquelle se trouvait Susan ainsi que le livre sur la Révolution française qu'elle tenait[1]. De plus, Ace ne semble pas connaitre le système monétaire en vigueur à l'époque, ce qui renvoie aussi à Susan qui l'ignorait aussi.La Sorcière et son pantin
  • Le premier Dalek se trouve à la décharge des Foreman sur Totter Lane, où le Docteur semble avoir décollé dans « An Unearthly Child » et dans laquelle il repasse dans « Attack of the Cybermen »
  • En discutant avec Ace tout en se rendant à Coal Hill, le Docteur fait références aux événements de « The Dalek Invasion of Earth », « La Genèse des Daleks », « Terror of the Zygons », et de « The Web of Fear. » On le voit réutiliser un appareil qu'il avait utilisé dans « Planet of the Daleks. »[2],[1]
  • Le Docteur se voit proposer une place de gardien dans le lycée de Coal Hill. Il acceptera une place similaire dans le même Lycée cinquante ans plus tard dans l'épisode « Le Gardien. »
  • La Main d'Omega est un artefact ayant appartenu à Omega, seigneur du temps exilé et principaux opposant des épisodes « The Three Doctors » et « Arc of Infinity. »
  • Le Docteur s'est déjà moqué de l'impossibilité des Daleks de monter un escalier dans « Destiny of the Daleks » et cet épisode voit pour la première fois un Dalek contourner ce problème en s'élevant.
  • Le scénario suggère plusieurs fois que le Docteur à laissé la Main d'Omega sur Terre peu de temps avant le début de « An Unearthly Child » : ainsi le croque-mort explique que le propriétaire du cercueil est censé être « un vieil homme avec des cheveux blancs » une description qui correspond au premier Docteur[3] et le vicaire aveugle dit que la voix du Docteur semble avoir changé. Celui-ci lui répond qu'elle a changé "plusieurs fois."
  • On retrouve la guerre entre différentes sortes de Daleks dont parle les épisodes « Resurrection of the Daleks » et « Revelation of the Daleks »
  • Le Docteur appelle par mégarde le capitaine Gilmore "Brigadier" en référence au Brigadier Lethbridge-Stewart et une discussion entre Rachel et le capitaine Gilmore est un rappel d'une discussion entre le Brigadier et Liz dans l'épisode « Spearhead from Space. »[1] Selon le site "tvtropes" la plupart des personnages sont des projections de l'équipe d'U.N.I.T. des épisodes des années 1970 : Gilmore est Lethbridge-Stewart , Rachel est Liz Shaw, Alison est Jo Grant et Mike Smith est une combinaison du Capitaine Mike Yates et du Sergent Benton[4].
  • Le Docteur se présente à Davros comme étant le "Président élu du Haut Conseil des Seigneurs du Temps." C'est effectivement la position qu'il tenait à la fin de « The Five Doctors » mais au début de « The Mysterious Planet » on a appris qu'il avait été démis de ses fonctions par suite de son absence. Il est donc peu probable qu'il le soit à nouveau au moment où il prononce cette phrase.
  • La destruction de Skaro semble ne pas avoir de suite. Elle apparaît intacte dans le téléfilm « Le Seigneur du Temps ». Un épisode de la saison 27 nommé "War of the Daleks" devait expliquer qu'elle a survécu à l'attaque, mais l'épisode ne fut pas produit à cause de l'arrêt de la série. Cependant, on apprend dans l'épisode de la saison 9 (ou 35) " the witch's familiar", que les daleks ont reconstruits leur planète d'origine avec l'aide de Davros.

Références culturelles[modifier | modifier le code]

  • Une référence au professeur Quatermass, autre création de science-fiction de la BBC est faite dans l'épisode par Rachel lorsqu'elle parle de "Bernard" et du "British Rocket Group"[5].
  • L'épisode dresse un parallèle entre les factions Daleks qui se battent pour des raisons d'évolutions le racisme existant en 1960. Les personnages de Mike et de Ratcliffe font partie d'une ligue néo-nazie, les Daleks de couleurs blancs tentent d'éradiquer les Daleks de couleurs noirs, Ace se retrouve étonné face à un panneau indiquant que l'on "admet pas les gens de couleurs" et le Docteur discute avec un serveur noir qui fait allusion à ses arrières-grand-parents qui étaient esclaves[6],[7].
  • Ace porte des boucles d'oreilles ayant pour forme le logo de Batman.
  • On peut voir le Docteur lire le livre Doctor in the House de Richard Gordon.

Production[modifier | modifier le code]

Écriture[modifier | modifier le code]

Andrew Cartmel en 2008

En mai 1987, Andrew Cartmel le script-editor (une tâche consistant à superviser la série) de la série, reçoit un scénariste de 25 ans du nom de Ben Aaronovitch qui tente de percer à la BBC. Ensemble ils travaillent durant l'été sur un projet d'épisode se situant autour de la légende Arthurienne et intitulé "Transit" puis "Storm Over Avallion" ("La tempête au-dessus d'Avallon.")[8] Toutefois le projet est ajourné par le producteur de la série, John Nathan-Turner qui souhaite un épisode plus « symbolique » afin de fêter les vingt-cinq ans de la série. L'idée est de faire revenir les Daleks, ennemis emblématiques de la série et en octobre, ils obtiennent les droits de faire l'épisode auprès de Terry Nation le créateur des Daleks à condition que l'histoire lui plaise[8]. On demande alors à Aaronovitch de cesser de travailler sur Storm Over Avallion (qui deviendra Battlefield l'année suivante) pour écrire cet épisode[9]. Celui-ci prendra cette idée très au sérieux et regardera chaque épisode des Daleks conservés dans les archives de la BBC[10].

En plus de mettre en scène les Daleks, Nathan-Turner et Cartmel estiment que le Docteur doit retrouver un côté mystérieux qu'il avait autrefois et qu'il a perdu[8].. Cet aspect est apprécié par Sylvester McCoy. Le 30 octobre Aaronovitch commence à écrire la première partie de “Nemesis Of The Doctor” ("les Ennemis du Docteur")[2] et décide de revenir sur les événements de « An Unearthly Child » en expliquant en partie les raisons pour lesquelles le Docteur se trouvait dans le Londres de 1963. Aaronovitch reprend de nombreux éléments de l'univers des Daleks : le schisme entre deux factions[1], le transmat, etc. Il reprend aussi cette vieille blague des fans de la série expliquant que les Daleks ne peuvent pas monter des escaliers et décide de lui tordre le cou[1]. Il souhaite aussi inclure les Thals ainsi que les Ogrons, mais les idées ne sont pas incluse, par peur de complexifier inutilement son scénario. Se souvenant que Terry Nation s'était inspiré des nazis pour créer les Daleks, il puise aussi son inspiration dans les ligues fascistes des années 1960 en Angleterre pour la trame de son épisode[9]. Si l'idée de détruire Skaro fut envisagée comme la conclusion logique de l'épisode, Aaronovitch dira avoir regretté cette décision sur le long terme[1].

Cartmel lui demande aussi de bien plus utiliser Ace, trouvant que le potentiel des compagnons précédant avait été gâché[9]. Cartmel travailla avec Sophie Aldred afin de faire d'Ace un personnage différent, qui crie moins devant le danger et qui est bien plus « garçon manqué »[11].

Le 18 décembre 1987, les trois épisodes de “Nemesis Of The Doctor” sont commissionnés. Quelques éléments changent au cours de l'écriture : la main de Rassilon devient la main d'Omega, Mr Gummer devient Mr Ratcliffe, une scène où le Docteur tente de désamorcer des explosifs nucléaires posés par les Daleks et une où le Docteur tue le Dalek noir avec une version portative de la main d'Omega, le doigt d'Omega, seront supprimées. Sur proposition de l'assistant aux effets visuels, Mike Tucker, il rajoute le fait que le dome de l'empereur Dalek révèle Davros. L'épisode est approuvé par Terry Nation le 16 février 1988, toutefois Aaronovitch dut en retirer des passages avant le tournage, comme une scène de bataille dans la troisième partie, le scénario ayant été jugé trop long. À cette époque, l'épisode gagne son titre définitif de Remembrance Of The Daleks[9].

Casting[modifier | modifier le code]

  • Terry Molloy n'étant pas disponible pour tourner la voix de Davros, c'est finalement John Leeson qui s'appliquera à le doubler lors du tournage. Leesson était connu pour avoir doublé le chien K-9 dans la série. Pour préserver la surprise de l'apparition de Davros, dans la troisième partie, l'Empereur Dalek est crédité sous le nom de “Roy Tromelly”, une anagramme de “Terry Molloy.”[12]
  • Ian Ogilvy fut approché pour le rôle de Gilmore[8] ainsi que Neil Stacy[2].
  • Michael Sheard était apparu à de nombreuses occasions dans la série, dans « The Ark » en 1966, « The Mind of Evil » (1971), « Pyramids of Mars » (1975), « The Invisible Enemy » (1977) et « Castrovalva » (1982)[2].
  • Peter Halliday qui joue le rôle du vicaire aveugle avait joué de nombreux seconds rôles et fait des voix dans les épisodes « The Invasion », « Doctor Who and the Silurians » , « The Ambassadors of Death » « Carnival of Monsters » et « City of Death. »
  • Pamela Salem avait aussi joué dans deux épisodes du 4e Docteur : elle fut la voix de Xoanon dans « The Face of Evil », et Toos dans « The Robots of Death » (1977)[2]. Elle reviendra ainsi que deux autres acteurs de cet épisode dans Counter-Measures, une pièce audiophonique autour du groupe militaire formé dans cet épisode.

Tournage[modifier | modifier le code]

Le réalisateur choisi pour tourner l'épisode fut Andrew Morgan qui avait tourné l'épisode « Time and the Rani » lors de la saison précédente[9]. Afin de ne pas se retrouver à court de matériel, de nombreuses armures de Daleks furent commandées. Ainsi, les six Daleks noirs sont constitués d'anciennes armures datant d'autres tournages tandis que les troupes impériales sont de nouvelles armures commandées pour l'épisode[9].

Le tournage débuta par l'enregistrement des plans en extérieur les 4 et 5 avril 1988 dans le quartier de Southwark à Londres[13].La décharge de Ratcliffe est filmée sur Theed Street tandis qu'une bataille entre les Daleks est filmée sur un pont ferroviaire à Windmill Walk. L'explosion du tournage alerta les policiers du commissariat le plus proche qui crurent à un attentat de l'IRA. Les scènes dans la décharge des Foreman seront filmées les 6 et 7 avril au Kew Bridge Steam Museum de Brentford dans le Middlesex, l'équipe de production ayant jugé qu'il serait peu prudent de filmer des explosions dans un quartier résidentiel. Une erreur de production indique d'ailleurs “L.M. Forman” au lieu de “I.M. Foreman” sur la portail de la décharge[9]. Les acteurs raconteront plus tard que le bruit d'un hélicoptère chargée du radio-trafic obligera le tournage à être interrompu plusieurs fois[2].

Le 8 avril différentes scènes dans les rues de Londres furent filmées, ainsi que celles se déroulant dans le cimetière. À cet endroit, ils furent observés par de nombreux fans de la série[2]. Du 9 au 13 avril les scènes se situant au collège de Coal Hill sont tournées à St John School dans la quartier d'Hammersmith[2] et à Macbeth Street, une rue adjacente[14]. Au cours de ces scènes, Sophie Aldred effectuera elle-même la plupart de ses cascades[8] et cassera une armure Dalek avec sa batte de baseball en pensant qu'il s'agissait d'un accessoire cassable et dira plus tard que "personne ne l'a fait avant moi, ça sera marqué sur ma tombe."[8],[11] Elle s'entraine aussi pour tirer au pistolet[8]. À l'origine, Ben Aaronovitch pensait que le vaisseau Dalek se poserait sur un fond vert et fut étonner de voir que les concepteurs des effets spéciaux avaient recréés une maquette de l'école pour la scène de son arrivée[8].

Le tournage en studio eu lieu sur une seule session de trois jours du 27 au 29 avril 1988 au studio 8 du centre télévisuel de la BBC et concentra les scènes dans le café, le quartier général de l'armée, le Hall de Coal Hill, l'appartement de Mike, la cave du collège, la maison de pompes funèbres et le vaisseau mère des Daleks[9]. Pour rendre l'effet du Dalek volant celui-ci fut posé sur un trolley[8],[2]. Une caméra thermique fut aussi utilisé afin de simuler le point de vue des Daleks[2].

Après le tournage, la BBC s'aperçut qu'Andrew Morgan avait dépensé trop d'argent sur cet épisode et refusa qu'il tourne à nouveau pour la série[15].

Post-production[modifier | modifier le code]

L'épisode étant trop long, des scènes de discussion entre Davros et le Docteur furent coupées, notamment l'une d'entre elles où il qualifiait celui-ci d'être « bien plus qu'un autre Seigneur du Temps. » Celle-ci devait amorcer un arc narratif initié par Cartmel dans lequel on s'apercevrait que le Docteur est en réalité "l'autre", un des fondateurs de la race des Seigneurs du Temps avec Rassilon et Omega[9]. La scène entre le Docteur et le garçon de café est coupée de moitié ainsi qu'une scène où le Docteur guérit la jambe d'Ace au début de la partie 3[16].

L'épisode s'ouvre sur un pré-générique, chose assez peu habituelle pour la série (seul les épisodes « Time and the Rani » (1987), « Castrovalva » (1982) et « The Five Doctors » utilisaient cet effet[3]. Dans celle-ci on peut voir un plan de la Terre et des extraits audio d'époque tel qu'un discours de John F. Kennedy ou le discours de Martin Luther King, Jr. démarrant par I have a dream. Elle devait aussi inclure un discours de la reine Elizabeth II, mais Buckingham Palace ne leur donna pas l'autorisation. Toutefois, Bob Dylan qui s'avéra être un fan de la série autorisa gratuitement la diffusion de sa chanson Only A Pawn In Their Game dans l'épisode[9]. On peut entendre aussi d'autres chansons de l'époque.

Diffusion et réception[modifier | modifier le code]

Épisode Date de diffusion Durée Téléspectateurs
en millions
Épisode 1 5 octobre 1988 24:33 5,5
Épisode 2 12 octobre 1988 24:31 5,8
Épisode 3 19 octobre 1988 24:30 5,1
Épisode 4 26 octobre 1988 24:36 5,0
L'épisode fit environ 5 millions de spectateurs en moyenne, un score assez bas pour la série[17],[9] .

Initialement prévue pour être diffusé à partir du 7 septembre 1988, la saison fut repoussée pour faire place aux retransmissions des Jeux olympiques d'été de 1988. La diffusion de la nouvelle saison de Doctor Who se fit le mercredi, face au soap-opéra d'ITV Coronation Street, malgré une stratégie qui n'a pas porté ses fruits l'an dernier, le directeur de l'antenne Michael Grade espère que cela permet d'opposer une contre-programmation face à l'un des feuilletons les plus populaires d'Angleterre[9]. Cet épisode marque aussi la première fois que le programme est diffusé en NICAM stéréophonique[5].

Durant la diffusion de cet épisode, le Doctor Who Magazine diffusa Planet of the Dead un comic-book du septième Docteur scénarisées par John Freeman et dessinées par John Ridgway rendant hommage au vingt-cinq ans de la série[18].

Critiques[modifier | modifier le code]

En règle générale, les critiques de l'épisode sont très bonnes.

En 1995, les auteurs du livre Doctor Who: The Discontinuity Guide, jugent l'épisode comme étant « la meilleure histoire de Doctor Who depuis un bon moment, 'Remembrance of the Daleks' réintroduit avec intelligence et continuité le mystère et la magie à l'intérieur de la série. »[5] Les auteurs de Doctor Who: The Television Companion (1998) estiment que l'épisode fait démarrer la saison sous une bonne étoile. Ils saluent le scénario, la réalisation, les améliorations fait aux Daleks et le jeu des acteurs[19].

Pour le site The A.V. Club le critique Christopher Bahn qualifie Remembrance of the Daleks de ce qu'est "l'ère du septième Docteur lorsqu'elle est à son meilleur" même s'il estime que les effets spéciaux ont mal vieillis. Il est très positif sur les retour vers An Unearthly Child, la direction plus "manipulatrice" du Docteur, l'action et l'évolution d'Ace[20]. Sur DVD Talk, J. Doyle Wallis donne la note de trois sur cinq à l'épisode l'appelant "une bonne aventure" et remarque le changement de personnalité du Docteur[7]. Dans une autre critique sur le même site, huit ans plus tard, John Sinnot note l'épisode 3,5 sur 5. Il salue l'action, les références, et l'engagement du Docteur dans l'épisode. Il se pose toutefois des questions sur l'épisode, trouve que les Daleks agissent de façon idiote dans certaines scènes et trouve que la relation entre Mike et Ace est lourde et dérangeante[21].

En 2012, Alasdair Wilkins du site io9 qualifie "Remembrance of the Dales" du "meilleur épisode d'anniversaire que la série ai jamais produit" et salue le retour dans les années 1960 et les nombreuses références de l'épisode[22]. En 2010, sur le même site, Charlie Jane Anders, liste la fin de la première partie, dans laquelle un Dalek monte un escalier, dans les meilleurs cliffhanger de la série[23].

En 2012, Patrick Mulkern de Radio Times vante l'épisode pour sa « tentative d'honorer les origines du programme, même si, malheureusement, les effets sont encore plus vieillot que par le passé. » Il dénote de nombreux anachronismes et se demande comment le Docteur a pu laisser un appareil destiné à détruire les Daleks lors du premier épisode de la série, s'il ne fut mis au courant de leur existence que dans l'épisode suivant. Il trouve que Sylvester McCoy est trop grave dans ses intentions de jeux, que les Daleks semblent fragiles à l'écran et qu'en détruisant Skaro, le Docteur commet un double génocide. Comme souvent, sa critique s'accompagne de photos du programme télé de l'époque[13].

En 2009, dans un sondage du Doctor Who Magazine sur les 200 meilleurs épisodes de la série, Remembrance of the Daleks arrivera en quatorzième position[24]. En 2014 dans un sondage similaire du même journal, l'épisode avait atteint la dixième position[25].

Novélisation[modifier | modifier le code]

L'épisode fut romancé par Ben Aaronovitch lui-même sous le titre de Remembrance of the Daleks et publié en juin 1990. Illustré par une couverture d'Alister Pearson, il porte le numéro 148 de la collection Doctor Who des éditions Target Books. Le roman utilise une approche plus "noire et plus moderne" du Docteur qui influencera les "Virgin New Adventures", des aventures en roman du septième Docteur, publiée après l'arrêt de la série[3]. Elle fait mention pour la première fois de "l'autre", une figure lié au passé de Gallifrey et au cœur de l'arc initialement prévu par Andrew Cartmel[26] ainsi que du personnage de Kadiatu Lethbridge-Stewart, que l'on retrouve dans les Virgin New Adventures. C'est aussi pour la première fois que le Docteur est appelé le "Ka Faraq Gatri", ce qui signifie "la tempête qui vient" ou "le destructeur des mondes" un terme qui sera appliqué au Docteur par Davros dans « La Fin du voyage. »

Ce roman n'a jamais connu de traduction à ce jour, mais connu une réédition en 2013 pour les 50 ans de la série[27].

Éditions commerciales[modifier | modifier le code]

L'épisode n'a jamais été édité en France, mais a connu plusieurs éditions au Royaume-Uni et dans les pays anglophones.

  • L'épisode est sorti en VHS en septembre 1993 dans le coffret nommé The Daleks: Limited Edition Boxed Set avec l'épisode de 1965 The Chase.[28],[29] Il fut réédité en 2001 dans un coffret limité nommé The Davros Collection.
  • L'épisode fut édité en DVD le 26 février 2001 dans une version restaurée. Ainsi quelques effets spéciaux manquant ont été ajoutés entre la fin de la partie 1 et le début de la partie 2[30]. Cette version du DVD inclut les chansons des Beatles Do You Want to Know a Secret et A Taste of Honey en arrière-plan. Pour des raisons de copyright, celle-ci seront remplacés par des versions chantées par Billy J. Kramer dans les éditions suivantes[3],[30]. Pour les 40 ans de la série, l'épisode sera réédité en 2003 dans un coffret contenant « The Dalek Invasion of Earth » et « Resurrection of the Daleks »[31]
  • Une nouvelle édition de l'épisode en DVD sera incluse en novembre 2007 dans le coffret The Complete Davros Collection puis en réédition unique en juillet 2009. L'épisode fut mastérisé pour avoir un son en 5.1[32] L'épisode fut réédité en 2013 dans un coffret destiné aux 50 ans de la série nommé Doctor Who: The Doctors Revisited 5-8. La présente édition contient les commentaires audio de Sophie Aldred et Sylvester McCoy, deux documentaires sur la création de cet épisode, des scènes coupées, et d'autres bonus.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e et f  Remembrances [DVD]., Ben Aaronovitch, Sophie Aldred, Andrew Cartmel, Karen Glendhill, Sylvester McCoy, (Remembrance of the Daleks DVD : BBC Worldwide.
  2. a b c d e f g h i et j  Remembranceof the Daleks with Information Text [DVD]., Richard Molesworth (compiler) (Remembrance of the Daleks DVD : BBC Worldwide.
  3. a b c et d (en) Jason Arnopp, « The Fact of Fiction: Remembrance of the Daleks », Doctor Who Magazine, Royal Tunbridge Wells, Kent, Panini Comics, no 464,‎ , p. 56–67
  4. (en) « Recap: Doctor Who S25 E1 "Remembrance of the Daleks" », Tvtropes (consulté le 4 septembre 2015)
  5. a b et c (en) Paul Cornell, Martin Day et Keith Topping, The Discontinuity Guide, London, Virgin Books, , 105–107 p., reprinted on BBC Doctor Who website (ISBN 0-426-20442-5), « Remembrance of the Daleks »
  6. (en) James F McGrath, « Doctor Who: Remembrance of the Daleks », Patheos, (consulté le 18 janvier 2013)
  7. a et b (en) J. Doyle Wallis, « Docotor Who - Remembrance of the Daleks », DVD Talk, (consulté le 18 février 2013)
  8. a b c d e f g h et i  Back to School: The Making of Remembrance of the Daleks [DVD]., Aaronovitch, Ben, Sophie Aldred, Andrew Cartmel, Karen Glendhill, Sylvester McCoy, Simon Williams (Remembrance of the Daleks DVD : BBC Worldwide.
  9. a b c d e f g h i j k et l (en) « Remembrance of the Daleks », Shannon Sullivan "A Brief History Of Time (Travel) (consulté le 30 août 2015)
  10. (en) « Interview de David Bishop avec Andrew Cartmel en juillet 1994 », Time Space Visualiser (consulté le 12 octobre 2015)
  11. a et b (en) Simon Brew, « The Den of Geek Interview: Sophie Aldred », Den of Geek, (consulté le 2 février 2013)
  12. (en) William Gallagher, « Doctor Who's secret history of codenames revealed », Radio Times, (consulté le 31 mars 2013)
  13. a et b (en) Patrick Mulkern, « Doctor Who:Remembrance of the Daleks », Radio Times, (consulté le 4 septembre 2015)
  14. (en) « Remembrance of the Daleks - Story Locations », Doctor Who The Location Guide (consulté le 4 septembre 2015)
  15. (en) Andrew Pixley, « Remembrance of the Daleks - Archive Extra », Doctor Who Magazine Special Edition - The Complete Seventh Doctor, no Special Edition #10,‎ 13 avril 2005 - cover date, p. 47
  16.  Deleted and Extended Scenes [DVD]., Sophie Aldred et Sylvester McCoy (Remembrance of the Daleks DVD : BBC Worldwide.
  17. (en) « Remembrance of the Daleks », Doctor Who Reference Guide (consulté le 30 août 2015)
  18. (en) « In The Comics - Planet of the Dead », Altered Vistas (consulté le 30 août 2015)
  19. (en) Howe, David J & Walker, Stephen James, Doctor Who: The Television Companion, Londres, BBC Books, (ISBN 978-0-563-40588-7, lire en ligne)
  20. (en) Christopher Bahn, « Remembrance of the Daleks », The A.V. Club, (consulté le 18 février 2012)
  21. (en) John Sinnott, « Doctor Who: Remembrance of the Daleks », DVD Talk, (consulté le 18 février 2013)
  22. (en) « The Complete Guide to Every Single Doctor Who Anniversary Special Ever », io9, (consulté le 18 février 2013)
  23. (en) Charlie Jane Anders, « Greatest Doctor Who cliffhangers of all time! », io9, (consulté le 4 septembre 2015)
  24. Peter Griffiths, « The Mighty 200! », Doctor Who Magazine, Panini Comics, no 413,‎
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