Religion en Afghanistan

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

La principale religion en Afghanistan est le bouddhisme du IIIe siècle au VIIIe siècle, avant l'arrivée de l'islam, devenue religion d'État.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le bouddhisme s'implante en Afghanistan au IIIe siècle, avec l'établissement de monastères dans la région correspondant aujourd'hui à la frontière qui sépare l'Afghanistan du Pakistan[1]. Les célèbres Bouddhas de Bâmiyân, situés dans le centre-est du pays et taillées directement dans les falaises de grès, ont ainsi été réalisées entre 300 et 700[2]. À quatre kilomètres au sud-est, à Kakrak, se trouve un autre bouddha également creusé dans la falaise, daté du Ve ou du VIe siècle[2].

L'islam arrive au VIIIe siècle, et la pratique du bouddhisme disparait petit à petit, tout comme son héritage culturel[1]. Les Bouddhas de Bâmiyân ont notamment été détruits en mars 2001 par les talibans[3].

Aujourd'hui[modifier | modifier le code]

La Constitution de l'Afghanistan dispose que le pays est une République islamique et que les fidèles d'autres fois sont libres d'exercer leurs droits religieux dans les limites de la loi. Elle précise aussi qu'aucune loi ne peut contrevenir aux principes et aux dispositions de la religion d'État, l'islam.

Les États-Unis, pays qui a des forces armées en Afghanistan, estiment que des décennies de guerre, des années de régime taliban et la faiblesse des institutions démocratiques ont contribué à créer un climat d'intolérance qui s'est parfois manifesté sous la forme de harcèlement et de violence contre les musulmans jugés libéraux, les confessions musulmanes minoritaires (chiites) et les minorités religieuses[4].

Avant 1979, il y avait un grand nombre de Musulmans modérés et libéraux en Afghanistan : les idées Communistes et Socialistes furent connues d'enfants issus de familles membres de l'élite qui étudiaient en Europe. Si les ouvriers étaient peu nombreux, l'action syndicale et le syndicalisme étaient très importants, chez les fonctionnaires, et même dans le monde agricole et paysan. Le reste de la population était indifférent au fanatisme religieux, et les hauts dignitaires de l'armée étaient favorables aux idées Laïques et admirateurs de la Turquie de Ataturk, et du modèle Turc. L'Afghanistan était connu, avant 1978, comme étant l'une des destinations favorites des jeunes occidentaux du mouvement Hippie , et loin de les rejeter, la population restait indifférente à leur présence. Les hommes d'affaires Hindous, qui venaient d'Inde, étaient nombreux, et le secteur du tourisme était florissant et prometteur.

Les estimations démographiques sont délicates en Afghanistan, pays n'ayant jamais organisé de recensement, mais on[Qui ?] estime que les musulmans représentent plus de 99 % de la population, dont 80 % de sunnites et 19 % de chiites. Les autres confessions se comptent au maximum en milliers. Par ailleurs, au 11 octobre 2011, il ne restait qu'un seul juif en Afghanistan[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Thomas Bizien, « Un Musée afghan réaffirme l'héritage bouddhiste du pays », Le Journal des arts, le 10 mai 2012
  2. a et b Louis Dupree, Afghanistan, Princeton University Press, éd. de 1980, p. 305
  3. Géraldine Véron, « La face cachée des bouddhas de Bamiyan », CNRS Le journal, no 222-223,‎ (lire en ligne)
  4. (en) Afghanistan - International Religious Freedom Report 2008 du Département d'État des États-Unis
  5. (en) Edwin Mora, « Only One Jewish Resident Left in Afghanistan, Says State Department », CNSNews.com, le 11 octobre 2011