Relief de la France

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Topographie de la France métropolitaine.

Le relief de la France métropolitaine est l’ensemble des irrégularités du sol de France métropolitaine, qui se mesurent par rapport au niveau de la mer. Le relief comporte les plaines, les plateaux et les zones montagneuses. Il dépend de la nature du sol, des failles et de l’érosion (dégradation par l’eau, le vent ou le gel).

Le relief de la France métropolitaine est caractérisé par une asymétrie entre la partie nord-ouest, dominée par les plaines et les collines, et la partie sud-est, dominée par les chaînes et massifs de montagnes.

Découpage[modifier | modifier le code]

Découpage du relief français. Le rift ouest-européen jalonne une partie de la grande ligne en S.

Le relief de la France (topographie, géologie et géomorphologie) s'organise, selon la disposition idéale du géographe Philippe Pinchemel, autour d'une grande ligne directrice en « S » qui possède une triple signification altimétrique, hydrographique et structurale. Cette ligne découpée par plusieurs seuils (Seuil morvano-vosgien, du Charolais, de Jarez) dessine une forme sigmoïde constituée de plusieurs segments du rift ouest-européen (système de grabens disposé concentriquement autour de l'arc alpin) qui passent par des grandes régions naturelles : elle part du sud du Massif des Vosges (à l'est), descend la vallée du Rhône et s'infléchit vers l'ouest pour partir à l'ouest sur le sud du Massif central et le nord des Pyrénées, chaîne de montagnes séparant la France de l'Espagne[1].

Ce « S » permet de séparer la France en deux grandes zones structurales[2] :

  • au nord-ouest de cette ligne se trouve le domaine hercynien datant de l'ère primaire et secondaire (bas-pays français) ;
  • au sud-est se trouve le domaine pyérénéo-alpin datant de l'ère tertiaire et quaternaire (régions de hauts plateaux et de montagnes récentes) ;

Cette ligne est également une frontière altimétrique, climatique et une ligne de partage des eaux qui sépare les bassins hydrographiques orientés vers l'océan Atlantique (y compris la Manche et la mer du Nord) et de la Méditerranée[3] :

  • la zone hercynienne a des pentes « arrondies » et de moindre ampleur que la zone alpine qui est beaucoup plus escarpée avec des zones au-dessus de 4 000 m d'altitude ;
  • à l'ouest, les cours d'eau se jettent dans l'Atlantique, au sud est les cours d'eau se jettent dans celui de la Méditerranée ;
  • à l'ouest le climat est sous influence océanique, au sud est le climat est sous influence méditerranéenne s'atténuant en arrivant au Massif du Jura[4].


Délimitation des six principales zones montagneuses[5].

Principales zones de relief[modifier | modifier le code]

Le relief français peut être résumé de la façon suivante :

Altitudes[modifier | modifier le code]

Distribution des altitudes de la France métropolitaine.
Distribution des altitudes de la France métropolitaine (échelle logarithmique).

L'altitude moyenne de la France continentale n'a pas été déterminée avant . L'altitude moyenne serait de 342 m, ne dépassant que d'une quarantaine de mètres celle donnée par Penck pour l'Europe[6].

La France a pour plus haut point le sommet du mont Mont Blanc dans les Alpes, de 4 808 m d'altitude, le deuxieme sommet le plus haut d europe apres les points culminants (plusieur sommets a plus de 5000 m) du Caucase qui pour certain sont en Europe

Incidences[modifier | modifier le code]

Le relief est un facteur important de la répartition des activités et constructions humaines : la plupart des grandes villes se situent en plaine ; les zones de montagnes sont peu peuplées car difficiles d'accès. Le relief influence également le type d’activités agricoles : les plaines sont propices aux grandes cultures céréalières, tandis que l'élevage extensif est généralement de mise dans les montagnes.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Cette ligne apparaît dans le Sud de la France à l'est de Revel, avec les premiers éperons de la Montagne noire. Elle suit par les Monts de l'Espinouse le grand escarpement des Cévennes et du Vivarais, la ligne des Crêtes des Monts du Lyonnais, du Beaujolais et du Charolais. De là, elle se poursuit dans les plateaux de la Côte d'Or, le plateau de Langres et les « Monts Faucilles » pour rejoindre le Ballon d'Alsace ». Cf Philippe Pinchemel, Géographie de la France. Les conditions naturelles et humaines, Armand Colin, , p. 29.
  2. Philippe Pinchemel, op. cit., p.31-32
  3. Philippe Pinchemel, op. cit., p.30-33
  4. « Cartes du relief français », sur cartesfrance.fr (consulté le )
  5. Délimitation selon le décret n°2004-69 du 16 janvier 2004 relatif à la délimitation des massifs
  6. Emmanuel de Martonne, « L'altitude moyenne de la France et de ses grandes régions naturelles », Bulletin de l'Association de Géographes Français,‎ (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]