Relations entre le Pakistan et la Russie

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Relations entre le Pakistan et la Russie
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Russie
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Frontière
aucune

Vladimir Poutine rencontrant le premier ministre Nawaz Sharif, le 10 juillet 2015.
Vladimir Poutine rencontrant le premier ministre Nawaz Sharif, le 10 juillet 2015.

La Russie est un pays européen et le Pakistan est un pays d'Asie du sud. Ils n'ont aucune frontière commune mais partagent le fuseau horaire UTC+5. Depuis son indépendance en 1947, le Pakistan a eu des relations avec l'Union des Républiques Socialistes Soviétiques puis avec la Russie. Les deux pays sont membres de l'OCS[1], de l'ASSCR[2], de l'ONU et de l'OIC.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les relations entre la superpuissance et le Pakistan ont évolué au cours de la guerre froide. La relation entre Moscou et Islamabad ne fut jamais régulière mais répond à des épisodes qui ont touché la région.

Période soviétique[modifier | modifier le code]

Pré-Pakistan[modifier | modifier le code]

La révolution de 1917 entraîne une réaction internationale avec le message de Lénine envers les peuples et leurs droit de disposer d'eux-même ainsi que l'anti-colonialisme. Ce message trouve une réponse dans le raj britannique, alors sous occupation anglaise, avec la création du parti communiste d'Inde et son intégration dans le mouvement communiste international en 1920. On peut alors remonter jusqu'à cette date pour voir des premiers rapports entre les pakistanais et les soviétiques[3].

Post-Raj et la création du Pakistan[modifier | modifier le code]

Cette période peut être scindée en deux parties de 1947 à 1965, et jusqu'en 1991. Les deux territoires ne sont séparés que par une vingtaine de kilomètres entre le Khyber Pakhtunkhwa et la république socialiste soviétique du Tadjikistan.

Des débuts compliqués (1947-1959)[modifier | modifier le code]

Après son indépendance, la république islamique avait besoin de partenaires économiques ainsi que des fournisseurs d'armes pour le conflit du Cachemire en 1948, l'URSS n'ayant pas envoyé de félicitation au nouveau pays[4] n'était pas dans une bonne position. En 1949, une invitation fut envoyé par les soviétiques pour une visite diplomatique, les dirigeants pakistanais ont préféré se tourner vers les États-Unis[5]. Toutefois, le Parti communiste du Pakistan avait une influence considérable sur la population pauvre et les classes moyennes. Ainsi, la conspiration de Rawalpindi en 1951 montre cette volonté de mettre de côté les personnalités pro-soviétiques dans la politique pakistanaise[6],[7]. Ce qui n'empêche pas l'activité de partis considérés comme pro-soviétique dans les deux parties du Pakistan[8].

En 1949, le premier ministre pakistanais Liaquat Ali Khan, refuse de se rendre en URSS, lors de la même année, deux conférences économiques internationales sont organisées à Karachi. De plus, le Pakistan rejoint l'Organisation du Traité de l'Asie du Sud-Est et le Pacte de Bagdad qui sont des accords internationaux formés de pays alors anti-communiste comme les États-Unis et le Royaume-Uni[9]. Certains observateurs y voient une volonté de former un noyau anti-soviétique voire anti-communiste dans la région asiatique avec la Chine[10],[7],[8]. L'Union soviétique était perçue comme une des plus grandes menaces pour le Pakistan, devançant même l'Inde. En réaction, l'URSS soutint les pays frontaliers du Pakistan, l'Afghanistan et l'Inde. Le déplacement du président Boulganine et du premier secrétaire Nikita Khrouchtchev en Asie perturbe les relations entre les deux entités. En effet, les deux hommes considèrent le Cachemire comme étant la partie nord occidentale de l'Inde[11],[10]. Les vétos aux conseils de sécurité, notamment en 1957, souligne cette tendance[12]. La question de la souveraineté de la région n'est pas claire pour les soviétiques, du moins pour le præsidium du Soviet suprême Anastase Mikoyan qui, lors d'une visite au Pakistan, s'en remet à la décision des habitants de la région. Cependant, lors d'un discours à Delhi, il confirme la place du Cachemire en Inde. Le parti pris lors du conflit, où les soviétiques ne fournissent des armes qu'aux indiens, est clair. Lors de la même année, l'idée d'un investissement soviétique dans l'acier est lancé par Viatcheslav Molotov[13]. De plus, lors de la même visite, un soutien est adressé aux pachtounes vivant à la frontière afghano-pakistanaise et à leurs droit d'autodétermination.

Crise de l'U-2 et du Cachemire (1960-1965)[modifier | modifier le code]

C'est en particulier la position du Pakistan en tant qu'allié du bloc de l'ouest qui motive ces positions. Dès 1958, le soupçon de la construction d'infrastructures pour lancer des missiles en direction du territoire soviétique devient un point de tension. L'incident de l'U-2 ne fait qu'accentuer la crise entre les deux pays. La base de Peshawar, où se situa la CIA à partir des années 1960 confirme alors cette position d'arrière base des pays alliés aux États-Unis[14],[15]. Toutefois, le nouveau président Kennedy, qui a des position pro-indiennes, montre une détérioration entre les deux pays. L'ambassadeur soviétique Mihail Kapitsa eut alors ces termes : « Nous supportons l'Inde et l'Afghanistan contre vous, même si ils ont tort, parce que ce sont nos amis. Par contre, vos amis ne vous supporte plus, même quand vous avez raison. »[16]

Plan de vol de l'U-2 partant de Peshawar.

Des signes d'amélioration avec l'accord pour l'exploration pétrolière conclut le 4 mars 1961[17]. L'URSS n'est plus vue comme une menace importante mais seulement secondaire[17]. L'année 1965 peut être considérée comme l'origine d'un changement majeur dans les relations pakistano-soviétiques.

Le rapprochement avec la Chine communiste entraîne une crise entre les États-Unis et le Pakistan. Un déplacement du premier ministre Ayub Khan fut annulé par le président américain[18]. De même, les positions pro-indienne sont de plus en plus intenses aux États-Unis, le Pakistan change alors sa politique extérieure intégrant le mouvement des non-alignés. La visite en avril 1965 du président Ayub - premier déplacement d'un Homme d'État sur le sol russe - resserre les liens entre les deux pays. À la fin de la visite, un communiqué exprime la volonté commune de se battre contre l'impérialisme et le colonialisme[19]. Cette visite permit l'éclaircissement des positions pakistanaise envers la Chine, les bases américaines et les pactes du bloc de l'ouest quant aux soviétiques, ils devaient répondre de la position sur le Cachemire, la question pachtoune ainsi que sur le soutien à l'Inde. Le Kremlin argumenta que l'aide apporté à l'Inde n'avait pour but que la protection de ce pays face à la Chine et à l'impérialisme. Le Pakistan justifia sa position dans les pactes tels que le CENTO fut motivée par la sécurité de son territoire. Aussi, le président pakistanais affirma que son pays ne sera pas l'initiateur d'une agression envers l'URSS[20],[21]. Cette visite fut, pour la CIA, une des « meilleure visite de chef d'État dans les dernières années »[22]. Ce changement de position incite alors l'URSS à faire de même en mettant en place une médiation pour mettre fin à la deuxième guerre indo-pakistanaise et éviter une intervention chinoise dans le cadre de la rupture entre les soviétiques et la Chine de Mao Zedong[12],[16]. Cela aboutira par la suite à la déclaration de Tashkent, signée en URSS.

Détente (1965-1971)[modifier | modifier le code]

L'année 1965 montre aussi un développement de l'entente économique entre les deux pays. Basée sur le plan quinquennal en URSS, le Pakistan organisa un développement économique important avec l'appui de l'URSS sur la base de trente puis cinquante millions de dollars. Principalement concentré sur les mines d'aciers, les usines d'énergies, la construction de ports et d'aéroports ainsi que la radio-communication, ce sont en tout trente projets qui sont assistés par les soviétiques[19],[23].

En 1968, le ravitaillement en arme soviétique continue au Pakistan et en Inde. La même année, une délégation soviétique se déplace au Pakistan pour mettre en place une coopération entre la marine pakistanaise et soviétique[24]. En 1970, la base américaine de Peshawar ferme et la promesse de Bhutto est alors tenue en fermant toutes bases de pays étrangers sur son sol[25]. Lors de la visite de Yahya Khan à Moscou en 1970, l'URSS promet de rallonger son aide avec un nouveau plan quinquennal et un financement de 200 millions de dollars de 1970 à 1975[26]. Cependant, la situation se dégrade avec plusieurs événements dont la visite de Kissinger en Chine (amélioration des rapports américano-chinois), le traité indo-soviétique mais aussi le rôle des soviétiques vis-à-vis du Pakistan oriental en 1971[26],[27],[28].

Un nouveau tournant (1971-1979)[modifier | modifier le code]

Certains politologues tels que Jacques Lévesque ou Ezzedine Mestiri voient le conflit indo-pakistanais comme une guerre par procuration entre la Chine et l'URSS[29]. Le Pakistan étant soutenu par la Chine et l'Inde, avec le traité de paix signé avec Indira Gandhi, reçoit de l'aide de la part des soviétiques souhaitant agrandir leurs zone d'influence dans le monde indien. Les vétos de l'URSS à l'ONU le 5 et 6 décembre 1971 ainsi que l'assistance à la rébellion bengali montre cet intérêt pour une indépendance du Pakistan oriental. Les dirigeants soviétiques intervinrent pour demander la fin des répressions du pouvoir central pakistanais dans le génocide des bengalis le 4 avril[30],[31],[32],[33]. Le Bangladesh est reconnu par Moscou en janvier 1972, et l'URSS installe une base peu de temps sur le territoire[34].

En mars 1972, le Pakistan affirme sa volonté de continuer ses relations avec les soviétiques. Le commerce par exemple avec l'implantation à Karachi de la Pakistan Steel Mills (en), des échanges universitaires ou encore culturels. Les relations entre les deux entités sont stable durant cette période et l'entente est cordiale concernant certains sujet dont la crise du Moyen-Orient[8],[35].

Carte de l'Afghanistan illustrant les mouvements de troupes soviétiques aux frontières pakistanaises.

Les élections de 1977 et la large victoire de Bhutto maintient cet équilibre entre les deux nations[33]. Cependant, le coup d'État mené par Muhammad Zia-ul-Haq ne provoque pas une grande réaction de la part de l'État communiste[36]. La coopération économique continua en 1978 avec la visite de Kossyguine qui proposa l'assistance soviétique pour une industrie minière dans la vallée de l'Indus. L'année 1979 peut être considéré comme le tournant majeur mettant fin à une période d'entente[33].

Opposition ouverte (1979-1989)[modifier | modifier le code]

La peine de mort à l'encontre de Bhutto, ancien allié des soviétiques dans le pays provoque la réaction de l'URSS qui, sous la parole de Léonid Brejnev, demande sa grâce[37]. Alors exécuté, les relations entre les deux pays sont définitivement dégradés. En décembre 1979, l'invasion de l'Afghanistan - pays qui se trouve entre l'URSS et le Pakistan - entame une rupture qui se déroulera sur une décennie.

Dans une période où la religion prend une plus grande part dans la société pakistanaise, la progression à ses frontières d'une puissance pratiquant un athéisme d'État provoque une levée de bouclier. Zia-ul-Haq s'implique indirectement dans le conflit en armant les groupes Moudjahidin. En effet, le Pakistan est, depuis 1978, la destination des réfugiés afghans, les médias soviétiques commencent à accuser le gouvernement du Pakistan d'interférer dans les affaires internes de leur voisin septentrional[8], plus de trois millions de réfugiés seront à la frontière de la république islamique. Le gouvernement Zia, dès l'attaque soviétique annule un déplacement diplomatique mais tout au long de la guerre les relations ne sont pas rompues comme en témoigne la présence du président pakistanais aux funérailles de Brejnev en 1982[8],[38]. Le Pakistan a joué cependant un rôle important dans la défaite soviétique en Afghanistan avec un réseau d'approvisionnement et de coordination des résistances à travers ses services secrets[39],[33].

Fin de l'époque soviétique, relations post-guerre froide[modifier | modifier le code]

Les frontières entre les deux entités se sont éloignés et l'Afghanistan, cristallisant les tensions n'est plus positionné entre les deux pays. Islamabad et Moscou se sont rapprochés dès le retrait des dernières troupes de l'Armée rouge.

Début de la Fédération russe (1990-1999)[modifier | modifier le code]

En 1990, l'Union soviétique propose un traité nucléaire. Durant cette décennie, plusieurs visites ont lieu entre les dirigeants pakistanais et russes. L'approvisionnement militaire de la part de la Russie montre l'intérêt du pays pour les nations musulmanes du sud du continent. Cependant, le support du Pakistan aux talibans, à l'origine de soulèvements selon les russes en Asie comme la Tchétchénie[9],[40]. Craignant de nouveaux soulèvement, Benazir Bhutto commença à entreprendre une coopération entre les deux pays pour lutter contre les groupes armées et les réseaux de narcotiques passant par les États d'Asie centrale à destination de la Russie. Cette politique continua sous le gouvernement de Nawaz Sharif à partir de 1997[8]. Les services d'intelligences russe et pakistanais font alors cause commune. Le Pakistan est alors pour la Russie un élément clé pour la paix dans la région.

Rencontre entre le président russe Medvedev et le président pakistanais Zardari en 2011.

Le rapprochement se fait aussi économiquement avec un essor des échanges et des collaborations comme l'envoi du premier satellite pakistanais avec une fusée russe en 1999, montrant les échanges entre les deux agences spatiales.

Relations post-9/11[modifier | modifier le code]

Les attentats du 11 septembre 2001 mettent un terme définitif au soutien du Pakistan aux talibans. Les relations économiques continuent de progresser ainsi que les relations diplomatiques avec l'entrée encouragée par la Russie en 2005 du Pakistan en tant que membre observateur de l'organisation de coopération de Shanghai jusqu'à son adhésion en 2015[8],[9],[41]. Les coopérations militaires sont de plus en plus courantes avec des exercices et des actions dans le cadre de la guerre contre le terrorisme[42],[43]. Le 9 décembre 2017, un accord est signé pour une exploitation off-shore de la part de la Russie[44].

Commerce[modifier | modifier le code]

Les deux pays sont des membres de l'Organisation mondiale du commerce. Les deux pays ont signé plusieurs mémorandums d'entente sur des secteurs comme l'acier, le charbon ou encore l’énergie avec des pipelines. L'entreprise russe Gazprom est impliqué dans ces accords[45]. Le 12 octobre 2012, le Forum économique pakistano-russe a été créé avec pour objectif de consolider les liens entre les deux pays[46]. En 2015, un projet de gazoduc est signé pour relier Karachi à Lahore et envisage la réalisation d'une infrastructure reliant l'Iran à l'Inde en passant par le Pakistan[47],[48].

(en millions de dollars)
Exercice Importations[45] Exportations[45]
2003-2004 86,2 21,39
2004-2005 57,14 45,05
2005-2006 140,76 67,67
2006-2007 74,5 91,23
2007-2008 101,13 103,79
2008-2009 376,91 114,87
2009-2010 42,83 139,99
2010-2011 25,22 206,58
2011-2012 87,84 206,98
2012-2013 108,01 235,36
2013-2014 127,52 214,62
2014-2015 76,14 192,9
2015-2016 146,79 151,08

Culture[modifier | modifier le code]

Arts[modifier | modifier le code]

Les liens entre les deux pays se font aussi par la Culture dans le but de diversifier et solidifier les liens[49]. Le 14 novembre, Najam ul Sahar Butt, reçoit la médaille Pouchkine célébrant la diffusion et la promotion de la langue russe. En effet, Najam a traduit plusieurs livres russes - dont la biographie de Vladimir Poutine - en ourdou et devient le premier ressortissant pakistanais à recevoir cette distinction[50].

Opinion publique[modifier | modifier le code]

Malgré les bonnes relations entre les dirigeants, la population russe voit l'influence pakistanaise comme étant négative à 45 % tandis que les pakistanais considèrent l'influence politique russe nuisible à hauteur de 47 %[51]. Cependant, selon un sondage Pew, les deux peuples convergent sur l'idée d'un leader fort avant la démocratie (61 % pour les pakistanais et 57 % pour les russes)[52].

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) John Pike, « Shanghai Cooperation Organization (SCO) », sur www.globalsecurity.org (consulté le 12 décembre 2017).
  2. « SAARC SECRETARIAT », sur saarc-sec.org (consulté le 12 décembre 2017).
  3. (en) Sarfraz Khan et Noor-Ul-Amin, « AN OVERVIEW OF PAK - SOVIET/RUSSIA RELATIONS », Central Asia Journal No. 71, Winter 2012,‎ , p. 3 (lire en ligne [PDF]).
  4. (en) Syed Waqar Ali Shah, Shaista Parveen, « "Disintegration of Pakistan – The Role of Former Union of Soviet Socialist Republic (USSR)" : An Appraisal » [PDF].
  5. (en) Sarfraz Khan et Noor-Ul-Amin, « AN OVERVIEW OF PAK - SOVIET/RUSSIA RELATIONS », Central Asia Journal No. 71, Winter 2012,‎ , p.1.
  6. Christophe Jaffrelot, Le syndrome pakistanais, Fayard, (ISBN 9782213664019, lire en ligne), p. 109,116.
  7. a et b (en) Kalim Bahadur, Democracy in Pakistan: Crises and Conflicts, p. 188.
  8. a b c d e f et g (en) Sarfraz Khan & Noor-Ul-Amin, AN OVERVIEW OF PAK - SOVIET/RUSSIA RELATIONS (lire en ligne [PDF]).
  9. a b et c (en) Muhammad Hanif, « Pakistan-Russia Relations: Progress, Prospects and Constraints », IPRI Journal XIII, no. 2,‎ .
  10. a et b (en) Mohammed Ahsen Chaudhri, « Pakistan's Relations with the Soviet Union », Asian Survey,‎ , p. 494.
  11. (en) V. D. Chopra, Significance of Indo-Russian Relations in 21st Century, Gyan Publishing House, (ISBN 9788178356471, lire en ligne), p.81.
  12. a et b (en) V. D. Chopra, Significance of Indo-Russian Relations in 21st Century, Gyan Publishing House, (ISBN 9788178356471, lire en ligne), p.82.
  13. (en) Mohammed Ahsen Chaudhri, « Pakistan's Relations with the Soviet Union », Asian Survey,‎ , p.495.
  14. (en) « Foreign Relations of the United States, 1969–1976, Volume E–7, Documents on South Asia, 1969–1972 - Office of the Historian », sur history.state.gov (consulté le 17 août 2017).
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  17. a et b « Qui sont nos ennemis? Qui sont nos amis? La presse pakistanaise et ses perceptions des attitudes et politiques de quatre grandes puissance 1958-1965. Ashraful Hassan, Bruce Burton and W.C. Soderlund », Études internationales,‎ volume 13, numéro 2, 1982 (lire en ligne [PDF]).
  18. (en) Mohammed Ahsen Chaudhri, « Pakistan's Relations with the Soviet Union », Asian Survey,‎ , p.496-497.
  19. a et b (en) Mohammed Ahsen Chaudhri, « Pakistan's Relations with the Soviet Union », Asian Survey,‎ , p.497.
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  21. (en-US) Agencies, « From the past pages of dawn: 1965: Fifty years ago: Ayub’s visit momentous », DAWN.COM,‎ (lire en ligne).
  22. (en) « PAKISTAN' S FOREIGN POLICY UNDER AYUB AND BHUTTO » [PDF].
  23. (en) « Outline of the Third Five-Year Plan (1965-1970) » [PDF].
  24. (en) V. D. Chopra, Significance of Indo-Russian Relations in 21st Century, p.83.
  25. (en) « Foreign Relations of the United States, 1969–1976, Volume E–7, Documents on South Asia, 1969–1972 - Office of the Historian », sur history.state.gov (consulté le 12 décembre 2017).
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  29. Catherine Boulay, LE SCHISME SINO-SOVIÉTIQUE ET LA GUERRE INDO-PAKISTANAISE EN 1971: UNE GUERRE PAR PROCURATION?.
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