Relations entre l'Allemagne et la Russie

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Relations entre l'Allemagne et la Russie
Drapeau de l'Allemagne
Drapeau de la Russie
Allemagne et Russie
     Allemagne      Russie
Ambassades
Ambassade de Russie en Allemagne
Ambassade d'Allemagne en Russie
Rencontres sportives
Football Rencontres
Rugby à XV Rencontres
La chancelière allemande Angela Merkel et le président russe Vladimir Poutine en 2012.

Cet article traite des relations entre l’Allemagne et la Russie. L'Allemagne a une ambassade à Moscou tandis que la Russie a une ambassade à Berlin.

Histoire contemporaine des relations germano-russes[modifier | modifier le code]

Prémices[modifier | modifier le code]

Article connexe : Allemands de la Volga.

Les premières relations datent du XVIIIe siècle (entre 1764 et 1766), quant l'impératrice de Russie Catherine II envoie des travailleurs allemands coloniser des terres au sud de la Russie, près de la Volga. Au nombre de 30 000, ils bénéficient d'un statut spécifique. Après la réunification allemande de 1990, leurs descendants peuvent faire valoir un droit au retour ; ils sont 40 000 par an pendant quelques années à en faire usage[1].

Entre 1871 et la Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

République de Weimar et Union soviétique[modifier | modifier le code]

Troisième Reich et Union soviétique[modifier | modifier le code]

Article connexe : Pacte germano-soviétique.

RFA, RDA et Union soviétique[modifier | modifier le code]

RFA

Dans les années 1970, les chanceliers Willy Brandt et Helmut Schmidt inaugurent l’Ostpolitik, en direction des pays de l'Est et plus particulièrement de la Russie[1].

RDA
Legs

Le sentiment de culpabilité des Allemands après la Seconde Guerre mondiale a fait qu'il est devenue difficile de critiquer la Russie, laquelle a « libéré » l'Allemagne après la dictature du Troisième Reich (et ce en dépit du fait que l'Union soviétique était un régime totalitaire ; de même, le fait que Moscou ait instauré une dictature avec la RDA n'a pas joué un rôle de répulsif après la réunification mais entretient plutôt un sentiment de nostalgie, appelé « Ostalgie »)[1].

Après la chute du mur de Berlin[modifier | modifier le code]

Les liens entre l'Allemagne et la Russie deviennent plus étroits sous les mandats de Gerhard Schröder, mais s'ils restent par la suite privilégiés, deviennent plus tendus sous Angela Merkel[2], notamment à cause du tournant autoritaire pris par le régime de Vladimir Poutine[1].

En 2014, on compte 200 000 Russes vivant en Allemagne[1].

En 2004, seulement 8 % des Allemands avaient une mauvaise opinion de Vladimir Poutine ; en 2013, ils sont 65 %. En 2004, ils étaient 45 % à vouloir que l'Allemagne travaille étroitement avec la Russie, contre 32 % en 2013[1].

Relations économiques[modifier | modifier le code]

En 2014, l'Allemagne est le premier partenaire européen de la Russie avec 76 milliards d'euros d'échanges au niveau commercial (à l'échelle mondiale, le deuxième partenaire derrière la Chine). En 2013, les investissements allemands en Russie s'élèvent à 22 milliards de dollars et on y compte 6200 entreprises allemandes implantées. 39 % du gaz allemand provient de Russie[1].

Relation privilégiée[modifier | modifier le code]

Outre leurs liens économiques très forts, l'Allemagne et la Russie entretiennent une relation privilégiée. Depuis 2001, les deux gouvernements se rencontrent régulièrement lors du « dialogue de Saint-Pétersbourg ». Stefan Meister, expert sur la Russie à l'ECFR (un think tank spécialisé dans les relations internationales), note qu'« il n'y a pas d'autre pays dans le monde [l'Allemagne] où la littérature russe soit davantage traduite, où il y ait plus de documentaires sur la Russie à la télévision ». La Russie bénéficie en outre de relais d'influence en Allemagne, comme les anciens chanceliers sociaux-démocrates Gerhard Schröder (qui travaille depuis pour le groupe russe Gazprom) et Helmut Schmidt et plusieurs personnalités, allant de la droite à la gauche radicale anti-américaine[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g et h Nicolas Barotte, « L'Allemagne va-t-elle réviser ses relations avec la Russie ? », Le Figaro, lundi 28 avril 2014, page 19.
  2. Odile Benyahia-Kouider, L’Allemagne paiera, éditions Fayard, 2013, page 225

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :